FREINS ET DIFFICULTES A LA MISE EN PLACE DE LA ZOOTHERAPIE DANS LES EHPAD DU MAINE-ET-LOIRE : POINT DE VUE DES MEDECINS COORDONNATEURS

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1 THÈSE pour le DIPLÔME D ÉTAT DE DOCTEUR EN MÉDECINE Qualification en MEDECINE GENERALE FREINS ET DIFFICULTES A LA MISE EN PLACE DE LA ZOOTHERAPIE DANS LES EHPAD DU MAINE-ET-LOIRE : POINT DE VUE DES MEDECINS COORDONNATEURS ETUDE QUANTITATIVE AUPRÈS DES MEDECINS COORDONNATEURS DU MAINE-ET-LOIRE POPOFF Maïlys Né le 27 Juin 1988 à Cholet (49) Sous la direction de Mme Marie-Pierre Ombredane Membres du jury Monsieur le Professeur Laurent CONNAN Président Madame le Docteur Marie-Pierre Ombredane Directrice Monsieur le Professeur Cédric Annweiler Membre Monsieur le Docteur Thibaut PY Membre Soutenue publiquement le : 19 Décembre 2019

2 Je, soussignée POPOFF Maïlys déclare être pleinement consciente que le plagiat de documents ou d une partie d un document publiée sur toutes formes de support, y compris l internet, constitue une violation des droits d auteur ainsi qu une fraude caractérisée. En conséquence, je m engage à citer toutes les sources que j ai utilisées pour écrire ce rapport ou mémoire. ENGAGEMENT DE NON PLAGIAT signé par l'étudiante le 19/11/2019

3 LISTE DES ENSEIGNANTS DE LA FACULTÉ DE SANTÉ D ANGERS Doyen de la Faculté : Pr Nicolas Lerolle Vice-Doyen de la Faculté et directeur du département de pharmacie : Pr Frédéric Lagarce Directeur du département de médecine : Pr Cédric Annweiler PROFESSEURS DES UNIVERSITÉS ABRAHAM Pierre Physiologie Médecine ANNWEILER Cédric Gériatrie et biologie du Médecine vieillissement ASFAR Pierre Réanimation Médecine AUBE Christophe Radiologie et imagerie médicale Médecine AUGUSTO Jean-François Néphrologie Médecine AZZOUZI Abdel Rahmène Urologie Médecine BAUFRETON Christophe Chirurgie thoracique et Médecine cardiovasculaire BENOIT Jean-Pierre Pharmacotechnie Pharmacie BEYDON Laurent Anesthésiologie-réanimation Médecine BIGOT Pierre Urologie Médecine BONNEAU Dominique Génétique Médecine BOUCHARA Jean-Philippe Parasitologie et mycologie Médecine BOUVARD Béatrice Rhumatologie Médecine BOURSIER Jérôme Gastroentérologie ; hépatologie Médecine BRIET Marie Pharmacologie Médecine CAILLIEZ Eric Médecine générale Médecine CALES Paul Gastroentérologe ; hépatologie Médecine CAMPONE Mario Cancérologie ; radiothérapie Médecine CAROLI-BOSC François-xavier Gastroentérologie ; hépatologie Médecine CHAPPARD Daniel Cytologie, embryologie et Médecine cytogénétique CONNAN Laurent Médecine générale Médecine COUTANT Régis Pédiatrie Médecine COUTURIER Olivier Biophysique et médecine nucléaire Médecine CUSTAUD Marc-Antoine Physiologie Médecine DE BRUX Jean-Louis DE CASABIANCA Catherine Chirurgie thoracique et cardiovasculaire Médecine Médecine Médecine Générale DESCAMPS Philippe Gynécologie-obstétrique Médecine DINOMAIS Mickaël Médecine physique et de Médecine réadaptation DIQUET Bertrand Pharmacologie Médecine DUBEE Vincent Maladies Infectieuses et Tropicales Médecine

4 DUCANCELLE Alexandra Bactériologie-virologie ; hygiène Médecine hospitalière DUVAL Olivier Chimie thérapeutique Pharmacie DUVERGER Philippe Pédopsychiatrie Médecine EVEILLARD Mathieu Bactériologie-virologie Pharmacie FANELLO Serge Épidémiologie ; économie de la Médecine santé et prévention FAURE Sébastien Pharmacologie physiologie Pharmacie FOURNIER Henri-Dominique Anatomie Médecine FURBER Alain Cardiologie Médecine GAGNADOUX Frédéric Pneumologie Médecine GARNIER François Médecine générale Médecine GASCOIN Géraldine Pédiatrie Médecine GOHIER Bénédicte Psychiatrie d'adultes Médecine GUARDIOLA Philippe Hématologie ; transfusion Médecine GUILET David Chimie analytique Pharmacie HAMY Antoine Chirurgie générale Médecine HUNAULT-BERGER Mathilde Hématologie ; transfusion Médecine IFRAH Norbert Hématologie ; transfusion Médecine JEANNIN Pascale Immunologie Médecine KEMPF Marie Bactériologie-virologie ; hygiène Médecine hospitalière LACCOURREYE Laurent Oto-rhino-laryngologie Médecine LAGARCE Frédéric Biopharmacie Pharmacie LARCHER Gérald Biochimie et biologie moléculaires Pharmacie LASOCKI Sigismond LEGENDRE Guillaume Anesthésiologie-réanimation Gynécologie-obstétrique Médecine Médecine LEGRAND Erick Rhumatologie Médecine LERMITE Emilie Chirurgie générale Médecine LEROLLE Nicolas Réanimation Médecine LUNEL-FABIANI Françoise Bactériologie-virologie ; hygiène Médecine hospitalière MARCHAIS Véronique Bactériologie-virologie Pharmacie MARTIN Ludovic Dermato-vénéréologie Médecine MENEI Philippe Neurochirurgie Médecine MERCAT Alain Réanimation Médecine MERCIER Philippe Anatomie Médecine PAPON Nicolas Parasitologie et mycologie médicale Pharmacie PASSIRANI Catherine Chimie générale Pharmacie PELLIER Isabelle Pédiatrie Médecine PETIT Audrey Médecine et Santé au Travail Médecine PICQUET Jean Chirurgie vasculaire ; médecine Médecine vasculaire PODEVIN Guillaume Chirurgie infantile Médecine PROCACCIO Vincent Génétique Médecine PRUNIER Delphine Biochimie et Biologie Moléculaire Médecine PRUNIER Fabrice Cardiologie Médecine

5 REYNIER Pascal Biochimie et biologie moléculaire Médecine RICHARD Isabelle Médecine physique et de Médecine réadaptation RICHOMME Pascal Pharmacognosie Pharmacie RODIEN Patrice Endocrinologie, diabète et maladies Médecine métaboliques ROQUELAURE Yves Médecine et santé au travail Médecine ROUG LART Clotilde Médecine légale et droit de la santé Médecine ROUSSEAU Audrey Anatomie et cytologie Médecine pathologiques ROUSSEAU Pascal Chirurgie plastique, reconstructrice Médecine et esthétique ROUSSELET Marie-Christine Anatomie et cytologie Médecine pathologiques ROY Pierre-Marie Thérapeutique Médecine SAULNIER Patrick Biophysique et biostatistique Pharmacie SERAPHIN Denis Chimie organique Pharmacie SUBRA Jean-François Néphrologie Médecine UGO Valérie Hématologie ; transfusion Médecine URBAN Thierry Pneumologie Médecine VAN BOGAERT Patrick Pédiatrie Médecine VENIER-JULIENNE Marie-Claire Pharmacotechnie Pharmacie VERNY Christophe Neurologie Médecine WILLOTEAUX Serge Radiologie et imagerie médicale Médecine MAÎTRES DE CONFÉRENCES ANGOULVANT Cécile Médecine Générale Médecine ANNAIX Véronique Biochimie et biologie moléculaires Pharmacie BAGLIN Isabelle Chimie thérapeutique Pharmacie BASTIAT Guillaume Biophysique et biostatistique Pharmacie BEAUVILLAIN Céline Immunologie Médecine BELIZNA Cristina Médecine interne Médecine BELLANGER William Médecine générale Médecine BELONCLE François Réanimation Médecine BENOIT Jacqueline Pharmacologie Pharmacie BIERE Loïc Cardiologie Médecine BLANCHET Odile Hématologie ; transfusion Médecine BOISARD Séverine Chimie analytique Pharmacie CAPITAIN Olivier Cancérologie ; radiothérapie Médecine CASSEREAU Julien Neurologie Médecine CHEVAILLER Alain Immunologie Médecine CHEVALIER Sylvie Biologie cellulaire Médecine CLERE Nicolas Pharmacologie / physiologie Pharmacie COLIN Estelle Génétique Médecine

6 DERBRE Séverine Pharmacognosie Pharmacie DESHAYES Caroline Bactériologie virologie Pharmacie FERRE Marc Biologie moléculaire Médecine FLEURY Maxime Immunologie Pharmacie FORTRAT Jacques-Olivier Physiologie Médecine HAMEL Jean-François Biostatistiques, informatique médicale Médicale HELESBEUX Jean-Jacques Chimie organique Pharmacie HINDRE François Biophysique Médecine JOUSSET-THULLIER Nathalie Médecine légale et droit de la santé Médecine LACOEUILLE Franck Biophysique et médecine nucléaire Médecine LANDREAU Anne Botanique/ Mycologie Pharmacie LEBDAI Souhil Urologie Médecine LEGEAY Samuel Pharmacocinétique Pharmacie LE RAY-RICHOMME Anne- Pharmacognosie Pharmacie Marie LEPELTIER Elise Chimie générale Pharmacie LETOURNEL Franck Biologie cellulaire Médecine LIBOUBAN Hélène Histologie Médecine MABILLEAU Guillaume Histologie, embryologie et Médecine cytogénétique MALLET Sabine Chimie Analytique Pharmacie MAROT Agnès Parasitologie et mycologie médicale Pharmacie MAY-PANLOUP Pascale Biologie et médecine du développement Médecine et de la reproduction MESLIER Nicole Physiologie Médecine MOUILLIE Jean-Marc Philosophie Médecine NAIL BILLAUD Sandrine Immunologie Pharmacie PAILHORIES Hélène Bactériologie-virologie Médecine PAPON Xavier Anatomie Médecine PASCO-PAPON Anne Radiologie et imagerie médicale Médecine PECH Brigitte Pharmacotechnie Pharmacie PENCHAUD Anne-Laurence Sociologie Médecine PIHET Marc Parasitologie et mycologie Médecine PY Thibaut Médecine Générale Médecine RINEAU Emmanuel Anesthésiologie réanimation Médecine RIOU Jérémie Biostatistiques Pharmacie ROGER Emilie Pharmacotechnie Pharmacie SAVARY Camille Pharmacologie-Toxicologie Pharmacie SCHMITT Françoise Chirurgie infantile Médecine SCHINKOWITZ Andréas Pharmacognosie Pharmacie SPIESSER-ROBELET Pharmacie Clinique et Education Pharmacie Laurence TANGUY-SCHMIDT Aline TESSIER-CAZENEUVE Christine Thérapeutique Hématologie ; transfusion Médecine Générale Médecine Médecine TRZEPIZUR Wojciech Pneumologie Médecine

7 AUTRES ENSEIGNANTS AUTRET Erwan Anglais Médecine BARBEROUSSE Michel Informatique Médecine BRUNOIS-DEBU Isabelle Anglais Pharmacie CHIKH Yamina Économie-Gestion Médecine FISBACH Martine Anglais Médecine O SULLIVAN Kayleigh Anglais Médecine PAST CAVAILLON Pascal Pharmacie Industrielle Pharmacie LAFFILHE Jean-Louis Officine Pharmacie MOAL Frédéric Pharmacie clinique Pharmacie ATER FOUDI Nabil Physiologie Pharmacie KILANI Jaafar Biotechnologie Pharmacie WAKIM Jamal Biochimie et chimie biomoléculaire Médecine AHU BRIS Céline Biochimie et biologie moléculaire Pharmacie CHAPPE Marion Pharmacotechnie Pharmacie LEBRETON Vincent Pharmacotechnie Pharmacie CONTRACTUEL VIAULT Guillaume Chimie organique Pharmacie

8 - A Monsieur le Professeur CONNAN Laurent, merci d avoir accepté de présider le jury de ma thèse et pour votre grande disponibilité. - A Madame le Docteur OMBREDANE Marie-Pierre, merci d avoir accepté de diriger ma thèse et pour tous vos conseils tout au long de mon travail - A Monsieur le Professeur ANNWEILER Cédric, merci d avoir accepté d être membre de ce jury et d avoir participé à mon encadrement lors de mon premier semestre d internat - A Monsieur Le Docteur PY Thibaut, merci d avoir accepté d être membre de ce jury et pour l intérêt que vous portez à mon travail - Aux médecins interrogés, merci d avoir participé à cette étude - A Monsieur le Docteur GUINEBERTEAU Clément, merci de m avoir aidé pour la construction de cette thèse et pour la relecture REMERCIEMENTS - A Monsieur le Docteur VASSEUR Emmanuel, merci de m avoir orienté dans le début de mes recherches - A mes parents, merci de m avoir toujours encouragé dans mes études, vous avez largement contribué à leur réussite. Merci Maman pour la relecture et pour ton aide pour l orthographe! - A Thomas, mon mari,, merci pour ton soutien au quotidien et ton écoute. Tu m aides à toujours aller de l avant, je suis particulièrement chanceuse de t avoir à mes côtés - A Josette, ma grand-mère, qui aurait probablement aimé le sujet de cette thèse - A Elodie, ma binôme du début des études, un duo qui ne s est finalement jamais arrêté. Merci d être toujours là. - A mes amies «nantaises» de l externat : Ariane, Clotilde, Diane, Elise, Jeanne, Marion et Oriane. Ces années ont pu être éprouvantes, mais je n en garde que de bons souvenirs grâce à vous. Merci de m avoir accepté malgré ma différence d âge. - A mes cointernes : Charlotte, Elodie, Fanny, Maria, Marie, de belles rencontres dans ma nouvelle vie angevine. Merci Elodie pour ton aide dans mes multiples questionnements administratifs ou sur la thèse. - A mes amis vendéens et angevins : Céline, Charline, Corentin, Delphine, Flavien, Guitouf, Jade, Maxence, Mpi, Romain, Stéph, Tom et tous ceux que je n ai pas la place de citer.. Merci d avoir toujours répondu présent pour décompresser et parler d autre chose que de médecine. Un merci particulier à Charline pour ton aide dans la mise en page et pour tes talents de traductrice. - A mes maîtres de stages, merci pour cette transmission de savoir, tout au long de mes études - Aux équipes paramédicales que j ai eu la chance de côtoyer, merci de m avoir fait aimer le travail d équipe : l équipe de gériatrie du CHU, l équipe des urgences et de médecine de Château -Gontier, les équipes de PMI

9 Liste des abréviations EHPAD ARS Etablissement d Hébergement de Personnes Agées Dépendantes Agence Régionale de Santé

10 Plan LISTE DES ABRÉVIATIONS RÉSUMÉ INTRODUCTION MÉTHODE RÉSULTATS 1. Population étudiée 2. La zoothérapie, une pratique populaire 3. Les difficultés humaines avant les contraintes matérielles 4. Retour d expériences DISCUSSION 1. Les résultats principaux 2. Une technique non médicamenteuse étonnamment populaire 3. La réticence du personnel et des résidents, premier frein à la zoothérapie en EHPAD 4. L animal, une aide pour humaniser l EHPAD 5. Forces et limites 5.1. Forces 5.2. Limites CONCLUSION BIBLIOGRAPHIE LISTE DES FIGURES LISTE DES TABLEAUX TABLE DES MATIÈRES ANNEXES

11 RÉSUMÉ INTRODUCTION : La zoothérapie est une thérapie non médicamenteuse fondée sur l interaction entre l Homme et l animal. Elle engendre des bienfaits physiques, psychologiques et sociaux et peut être utilisée dans de nombreux milieux notamment dans les EHPAD. OBJECTIF : A travers un état des lieux des EHPAD du Maine-et-Loire, cette étude a pour objectif de repérer les freins et difficultés éventuels rencontrés lors de la mise en place de la zoothérapie, selon le point de vue des médecins coordonnateurs. METHODE : C est une étude descriptive et quantitative, réalisée entre décembre 2018 et mars 2019 auprès des médecins coordonnateurs d EHPAD du Maine-et-Loire. Elle a été réalisée via un questionnaire en ligne développé grâce au logiciel sécurisé Limesurvey. RESULTATS : 29 questionnaires ont été complétés en totalité et ont été analysés. Tous les médecins coordonnateurs ont dit être favorables à la mise en place de la zoothérapie. Ils ont désigné la réticence du personnel soignant et des résidents comme principaux freins à son instauration mais ces réticences sont peu fréquentes. Lorsque la zoothérapie était utilisée, dans 59 % des cas ils ne rapportaient aucune difficulté et la forme la plus fréquente retrouvée était des séances avec l intervention d un médiateur extérieur. Cependant, les médecins coordonnateurs qui n utilisaient pas la zoothérapie auraient privilégié l adoption d un animal par l EHPAD. CONCLUSION : La zoothérapie est régulièrement mise en place dans les EHPAD du Maineet-Loire, sans difficulté dans la majorité des cas. Cette technique non médicamenteuse peut permettre d améliorer la qualité de vie des résidents et de rapprocher leur nouveau lieu de vie d un foyer familial. 1

12 INTRODUCTION En France, près d'un foyer sur deux possède un animal familier, chiffre stable depuis Une des raisons qui pousse à adopter un animal, est le bienfait que peut procurer sa présence. Pour 59,7% des possesseurs de chien et 49,5% des possesseurs de chats, il devient un véritable membre de la famille (1). Ce phénomène prend ses origines il y a des millénaires. Même si tous les anthropologues ne s'entendent pas sur les raisons initiales qui ont poussé l'homme à domestiquer l'animal, pour tous il semblerait que cela ne résulte pas d'un besoin de nourriture car la chasse suffisait. Avant même les bovins ou les ovins, le premier animal à avoir été domestiqué est le chien entre et avant JC, période pouvant correspondre à un début de sédentarisation de l'homme. (2) La domestication a ainsi permis la naissance du lien Homme-animal et le développement d une notion de plaisir dans cette relation. Cette dernière est à la base de la médiation animale ou zoothérapie. Cela consiste à s'appuyer sur l'animal comme médiateur pour éveiller des réactions visant à maintenir ou à améliorer le potentiel cognitif, physique, psycho-social ou affectif de l'individu (3). C'est une démarche de thérapie non médicamenteuse pouvant ainsi minimiser la prescription de molécules. Le terme «zoothérapie» est né en 1962 aux Etats-Unis avec le Dr Levinson, psychiatre. Il s'était rendu compte qu'un enfant autiste, qu'il voyait en consultation, plutôt renfermé et communiquant difficilement, montrait de réels progrès en présence du chien de Mr Levinson. Cela a alors ouvert une nouvelle voie pour des recherches sur le domaine afin d'évaluer les différentes actions (4). On peut classer les bienfaits engendrés en 3 catégories (5) : physiques, psychologiques et sociaux. Devant les nombreuses données décrites dans différentes études 2

13 (survie plus longue, diminution des hospitalisations, diminution de la tension artérielle...) l'association Cardiologique Américaine a déclaré reconnaître un lien et une causalité entre la possession d'un animal et la diminution du risque cardiovasculaire (6).Par ailleurs on a pu observer que les animaux fournissent une sorte de communication non verbale qui rassure et qui réconforte les personnes malades, seules ou âgées. Il a pu également être décrit que la possession d'un animal peut induire une guérison plus rapide. Se sentant responsable de son protégé, le retour à domicile devient essentiel et c'est une nouvelle motivation allant dans le sens d'une guérison. Ce point de vue psychique peut donc avoir des effets bénéfiques sur le physique (7). Enfin une étude réalisée en 2014 en Australie et aux Etats-Unis a démontré que les animaux étaient un facteur favorisant d'interactions sociales et de construction d'amitié, ce qui apportait de nouveaux soutiens autant émotionnels que dans la vie quotidienne (8). Évidemment, il ne faut pas attendre des résultats standardisés ou stéréotypés comme on pourrait l'exiger d'une prise médicamenteuse. Les effets sont en partie liés aux capacités de l'individu, à ses antécédents relationnels avec les animaux mais aussi aux caractéristiques de l'animal médiateur (7). Les champs d'action de la médiation animale sont vastes et diversifiés : accompagnement des enfants présentant des troubles du spectre autistique (9), aide à l apprentissage dans les écoles (6), lors des suites de chirurgie pédiatrique (10), en soins palliatifs, en oncologie (11) ou encore en psychiatrie (12). Chez les personnes âgées, les effets de la zoothérapie peuvent être aussi remarqués. En effet, l'animal joue un rôle de catalyseur dans les interactions sociales ce qui est particulièrement bénéfique chez les personnes carencées «en stimulations sociales» comme peuvent l'être certaines personnes âgées. En Etablissement d Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes (EHPAD) (7) une diminution des troubles du comportement chez des 3

14 personnes atteintes de pathologies neurocognitives a été démontrée, grâce à l'intervention de la médiation canine (14), créant un support à une interaction et à une communication (15). Ainsi les champs d'action de la zoothérapie chez le résident en EHPAD sont multiples : tant sur le plan moteur, sur le plan cognitif que sur le plan de la vie affective et relationnelle (7). Bien que les bienfaits de la zoothérapie ont souvent été décrits, il nous a semblé qu elle était peu développée dans les EHPAD. On a souhaité s intéresser à ce qui pouvait empêcher sa mise en place. L objectif principal de cette étude était, au travers d un état des lieux de la zoothérapie dans les EHPAD du Maine-et-Loire, de repérer les éventuels freins à son instauration et les difficultés rencontrées lors de la mise en place. 4

15 MÉTHODES Il s agissait d une étude descriptive et quantitative réalisée entre décembre 2018 et mars 2019 auprès des médecins coordonnateurs d EHPAD du département du Maine-et- Loire. Population étudiée Le critère d'inclusion était l'ensemble des médecins coordonnateurs d EHPAD du Maine-et-Loire (49). Une liste des 70 médecins a été fournie en avril 2018 par la délégation territoriale de l'agence Régionale de Santé ( Annexe 1). Après une mise à jour, une liste de 57 médecins coordonnateurs a été établie. Recueil de données L'ensemble des médecins coordonnateurs des EHPAD du Maine-et-Loire a été contacté par mail début décembre 2018 (Annexe 2). Le sujet de thèse, avec le lien vers le questionnaire, a été mis sur le site du Conseil de l'ordre des Médecins du Maine-et-Loire pour augmenter la visibilité. Deux relances ont été effectuées à 15 jours d intervalle. La troisième relance, un mois après, a été effectuée par téléphone pour augmenter le taux de réponses. Une dernière relance par mail a été envoyée fin février, après une réunion des médecins coordonnateurs. Le recueil a été fait via un questionnaire en ligne, développé grâce au logiciel sécurisé Limesurvey (Annexe 3). Le questionnaire a été élaboré à partir des recherches bibliographiques. Il comportait trois parties :généralités sur la zoothérapie, la zoothérapie ou son absence au sein des EHPAD du médecin coordonnateur et recueil des données socio- 5

16 démographiques du répondant. Le questionnaire avait été testé préalablement auprès de 2 médecins coordonnateurs de Sarthe (72) et d'un de Mayenne (53). Analyse des données L'analyse statistique a été effectuée directement dans le logiciel Limesurvey. Considérations éthiques et réglementaires Cette enquête portant sur les pratiques professionnelles, celle-ci ne relevait pas de la réglementation découlant de la loi Jardé. 6

17 RÉSULTATS 1. Population étudiée La figure 1 détaille la construction de l échantillon étudié. 70 médecins coordonnateurs sur la liste de l ARS Non inclusion:arrêt activité de coordination=13 57 médecins coordonnateurs inclus 42 questionnaires remplis (74%) 13 questionnaires incomplets 29 questionnaires exploitables (51%) Figure 1 : Diagramme de flux Pour plus de lisibilité, seuls les questionnaires complets ont été analysés. 7

18 Les caractéristiques démographiques des répondants, sont décrites dans le Tableau 1. Sexe N (%) Homme 15 (52%) Femme 14 (48%) Âge Moins de 50 ans 7(24%) [50 55 ans [ 3 (10%) [55 60 ans [ 9 (31%) [60 65 ans [ 7 (24%) 65 ans et plus 3 (10%) Lieu d'exercice Rural ( moins de 5000 habitants) 14 (47%) Semi-rural (entre 5000 et habitants) 8 (27%) Urbain ( plus de habitants) 8(27%) Nombre d'années de coordination Moins de 5 ans 5 (17%) [5-10 ans [ 7 (24%) [10 15 ans [ 13 (45%) Plus de 15 ans 4 (14%) Nombre d'ehpad en coordination 1 22( 76%) 2 6 (21%) 3 1 (3%) Tableau 1 : Descriptif des répondants 8

19 2. La zoothérapie, une pratique populaire 93% des répondants connaissaient la zoothérapie avant d'avoir reçu le questionnaire. Ils ont pu avoir entendu parler de cette technique de différentes façons, décrites dans la figure 2. autre 35% collègues paramédicaux médias 17% 20% revues de formation collègues médecins patients jamais entendu parler 9% 7% 7% 7% autre médecin coordonnateur 0% Figure 2 : Source de leur connaissance de la zoothérapie Tous les médecins coordonnateurs d EHPAD du Maine-et-Loire se disaient favorables à la mise en place de cette technique. En pratique, 55 % d entre eux la voyaient utilisée dans tous leurs EHPADS, 17 % dans certains EHPAD mais pas dans tous et 28 % n ont aucun EHPAD avec zoothérapie. 9

20 3. Les difficultés humaines avant les contraintes matérielles Lorsqu ils n utilisaient pas la zoothérapie, les médecins coordonnateurs témoignaient que les principaux freins étaient liés à la réticence du personnel ou à celle des résidents. Les autres freins sont décrits dans la figure 3. réticence du personnel réticence des résidents 18% 18% risque griffure ou morsure 14% anxiété résidents face à l animal hygiène 9% 9% temps pour s occuper de l animal risque infectieux allergie des résidents risque de chutes manque intérêt de la zoothérapie manque intérêt des techniques non médicamenteuses autre raison 5% 5% 5% 5% 5% 5% 5% coût place détérioration de l environnement 0% 0% 0% Figure 3 : Freins à la zoothérapie selon les médecins coordonnateurs d EHPAD L arrivée d un résident avec son animal de compagnie lors de son emménagement dans l EHPAD serait personnellement acceptée par 63 % des participants. 10

21 Pour 59 % des médecins coordonnateurs d EHPAD utilisant la zoothérapie, il n y avait pas de difficultés particulières à son emploi. Pour les autres, certaines complications avaient pu être rencontrées et sont développées dans la figure 4. aucune difficulté 59% problèmes d hygiène peur du personnel soignant dégâts matériels 9% 18% 14% blessures comportements inadaptés du résident face à l animal peur des résidents 0% 0% 0% Figure 4 : Difficultés rencontrées, selon les médecins coordonnateurs, lors de l utilisation de la zoothérapie en EHPAD 76 % des répondants ne relataient pas de difficultés pour trouver le financement de la zoothérapie ( 43 % plutôt non, 33 % non). Les autres médecins intervenant dans la structure n étaient pas opposés à sa mise en place ( 91 % plutôt non, 9 % non ). 11

22 4. Retour d expériences Dans la moitié des EHPAD où intervenaient des médecins coordonnateurs et où il n y avait pas de zoothérapie, il était envisagé de l instaurer. 75 % de ces EHPAD sans médiation animale n avaient pas d unité fermée. Les formes privilégiées par les répondants, si elle devait être mise en place sont détaillées dans la figure 5. 33% 7% 13% adoption d un animal par l EHPAD séances avec un médiateur extérieur séances avec un soignant de l EHPAD 20% séances avec l animateur de l EHPAD visites de structures extérieures proposant la zoothérapie 27% Figure 5 : Forme privilégiée par les médecins coordonnateurs pour l instauration de la zoothérapie en EHPAD Les médecins coordonnateurs d EHPAD utilisant la zoothérapie étaient tous satisfaits de la technique. Ils pensaient qu elle serait maintenue ( 67% oui, 33 % probablement oui). La mise en place de la technique a eu un accueil positif des résidents, de la famille des résidents, de la direction et du personnel soignant. 12

23 la figure 6. Les différents acteurs à l initiation de la zoothérapie dans les EHPAD sont décrits dans 33% 24% 21% 15% 6% animateur de l EHPAD direction membre du personnel soignant une autre personne médecin coordonnateur Figure 6 : Initiateur de la mise en place de la zoothérapie dans les EHPAD 92% des EHPAD ayant des unités fermées, l utilisaient à la fois dans ces unités et dans le reste de l EHPAD. 8 % ne l utilisaient que dans les unités fermées. 13

24 La zoothérapie dans les EHPAD peut prendre différentes formes, qui sont développées dans la figure 7. 35% 26% 6% 9% 24% séances avec médiateur extérieur adoption d un animal par l EHPAD séances par l animateur de l EHPAD séances par un soignant de l EHPAD visites structures extérieures proposant la zoothérapie Figure 7 : Forme prise par la zoothérapie dans les EHPAD 14

25 DISCUSSION 1. Les résultats principaux L étude a pu montré que les principaux freins à la mise en place de la zoothérapie en EHPAD, selon les médecins coordonnateurs, étaient la réticence du personnel ou des résidents à 18 % chacun. Une fois mise en place, 59 % d entre eux ne rapportaient pas de difficultés particulières. Cette technique est populaire chez les médecins coordonnateurs : 93 % la connaissaient avant d avoir reçu le questionnaire. Elle est mise en place dans 55 % des EHPAD avec médecins coordonnateurs, majoritairement par des séances avec l intervention d un médiateur extérieur formé à la zoothérapie. Pour ceux qui ne l utilisent pas, la forme privilégiée serait l adoption d un animal par l EHPAD à 33 %. 2. Une technique non médicamenteuse étonnamment populaire Les techniques non médicamenteuses sont aussi appelées «Médecines Complémentaires et Alternatives» ou «Pratiques de soins dites non conventionnelles». Elles peuvent être recommandées par les autorités scientifiques ou les agences sanitaires et font parfois parties intégrante du traitement de certaines pathologies ( ex : régime alimentaire, psychothérapies ). Leur mise en place reste cependant parfois difficile à réaliser pour différentes raisons. Il peut d abord être décrit un certain rôle symbolique de la prescription médicamenteuse qui fait partie de la relation médecin/patient traditionnelle et qui va 15

26 concrétiser l acte médical de la consultation. Il est parfois difficile de s en détacher dans sa pratique professionnelle. On peut trouver également un manque d adhésion de la collectivité, que ce soit professionnels ou patients, avec certaines représentations centrées sur l action médicamenteuse dans une visée curative, les techniques non médicamenteuses ne disposant pas du même statut. Du côté médical, il peut s expliquer par un réel manque d information des médecins sur ces thérapies, que ce soit sur leur efficacité, sur les compétences propres des professionnels les pratiquant ou encore sur leurs différences entre elles. Au contraire, on trouve une surabondance d informations sur les médicaments. (16) La zoothérapie fait partie de ces techniques non médicamenteuses avec laquelle il est difficile de quantifier les effets et d obtenir des réactions standardisées. Les études mettant en évidence ses bénéfices sont difficilement comparables entre elles, du fait notamment de la variabilité des critères, et peuvent souvent être critiquées au niveau de la rigueur méthodologique ( pas de groupe témoin adéquat, pas de prise en compte de facteurs connexes ) (16). C est d ailleurs une difficulté qui revient souvent dans les études qui évaluent l efficience des thérapeutiques non médicamenteuses, ce qui ne favorise pas l adhésion (17). Dans la très grande majorité des cas, elles n ont pas fait l objet d études scientifiques ou cliniques montrant leurs modalités d actions, leurs effets, leur efficacité ainsi que leur non dangerosité (18). On aurait pu donc attendre une certaine réticence de la part des médecins coordonnateurs face à la zoothérapie et nous avons présupposé qu elle était peu utilisée. En réalité cette étude a pu montré que la zoothérapie était présente dans un peu plus de la moitié des EHPAD avec médecins coordonnateurs et qu ils étaient tous favorables à sa mise en place. La grande majorité connaissait déjà cette technique et une fois utilisée, ils en sont satisfaits et pensent qu elle sera maintenue. 16

27 Comment expliquer cette adhésion inattendue et cette popularité? Il est vrai que cette technique a de nombreux champs d action et qu elle se fait de plus en plus connaître, notamment par les médias. De manière générale en France les techniques non médicamenteuses sont de plus en plus nombreuses. 42,6 % des patients y ont eu recours dans leur vie, nombre croissant depuis plusieurs décennies (19). Certaines ont même été intégrées à la pratique hospitalière (20). L intégration de ces techniques dans le champ de la santé montre l évolution du concept de soins avec la prise en compte des aspects psychologiques dans les maladies somatiques. Comprendre cet engouement est essentiel afin de ne pas opposer deux modèles de soins au risque d une rupture de l alliance thérapeutique (21). La zoothérapie est une technique non médicamenteuse qui peut facilement s intégrer dans une prise en charge globale. Tout en y étant favorable, les médecins coordonnateurs ne sont que très rarement à l initiative de sa mise en place, le plus souvent c est l animateur ou la direction qui la proposent. Une des explications peut être que ce rôle incombe plus naturellement à l animateur qui s occupe des activités dans l EHPAD ou la direction qui gère le budget consacré aux différentes propositions. Le médecin coordonnateur d EHPAD a de nombreuses missions liées à son investissement dans la structure, notamment conseiller technique du directeur, animateur des soignants ou prescripteur de prise en charge. Il apporte ses compétences gérontologiques pour la qualité de la prises en charge et préserve l équilibre individu/collectivité (22). Par rapport à la zoothérapie, on peut lui imaginer plutôt un rôle de conseil ou d évaluation que de mise en place pratique. Ce qui peut nous amener à nous questionner sur les raisons de leur approbation. Sont-ils réellement persuadés de leurs bienfaits? En ont-ils eu l exemple? Ou pensent-ils seulement que c est une technique sans risque? 17

28 D autres médecins interviennent dans les EHPAD : les médecins généralistes qui sont médecins traitants des résidents. Ils sont le plus souvent encouragés à participer à la vie médicale de l EHPAD, en lien avec le médecin coordonnateur, et eux aussi peuvent avoir un point de vue sur la zoothérapie (23). 3. La réticence des résidents et du personnel, premier frein à la zoothérapie en EHPAD Différents freins à la zoothérapie ont pu être décrits et notamment un des principaux est le risque infectieux avec les zoonoses transmissibles à l Homme ( Lyme, teigne, maladie des griffes du chat ) (24). On peut aussi retrouver les risques de blessures, les chutes ( 25)(26)(27). Dans cette étude, il a pu être montré que les principales limites à la mise en place de la zoothérapie, selon les médecins coordonnateurs, étaient la réticence du personnel ou la réticence des résidents. En effet, on peut imaginer que sans l intérêt ou la participation des résidents, la zoothérapie aurait une utilité limitée. Il leur faut une certaine sensibilité à la cause animale pour s intéresser à l activité et pour en retirer des bienfaits (7) (28). Une triade entre la personne âgée, l intervenant et l animal est nécessaire aux activités menées par le zoothérapeuthe (29). De manière assez similaire, il semble difficile de mettre en place cette technique sans l adhésion du personnel. Elle est essentielle pour créer des conditions optimales à la réalisation des séances, sans risque de tension dans l équipe. Un manque d implication des soignants peut empêcher la mise en place de la zoothérapie mais à l inverse si elle est intégrée, il a pu être montré que eux aussi pouvait 18

29 retirer des bénéfices de la présence de l animal. Par exemple lors des périodes de stress (surcharge de travail, nombreux décès ), l animal peut devenir le centre d investissements de l équipe (caresses, anecdotes..) permettant d atténuer et de gérer plus facilement les problèmes rencontrés (7). Les facteurs environnementaux de l EHPAD semblent moins primordiaux pour les médecins coordonnateurs. On peut effectivement considérer qu ils sont plus modifiables et des stratégies ont été développées pour pallier à certaines difficultés pratiques, dans la mise en place de la zoothérapie. Pour répondre au souci d hygiène, un document a été rédigé par le Comité de Coordination de Lutte contre les Infections Nosocomiales. Il y est détaillé les risques sanitaires, les règles à suivre pour l admission de l animal de compagnie et un suivi vétérinaire strict est aussi indispensable (30). Pour éviter les accidents corporels, une sélection rigoureuse de l animal est effectué, dans son comportement et ses réactions. Il doit répondre à certains critères comme un caractère inoffensif, une adaptabilité ou une malléabilité particulière (31). Dans les difficultés matérielles, les médecins coordonnateurs ne semblent pas indiquer le coût de la zoothérapie comme un frein. On peut imaginer que ce ne sont pas eux qui sont en première ligne du budget d un EHPAD et que si l on posait la même question à la direction, les réponses pourraient être différentes. 4. L animal, une aide pour humaniser l EHPAD L étude nous montre que la forme la moins utilisée et la moins souhaitée sont les visites de structures extérieures proposant la zoothérapie. Une explication à ce résultat peut être la difficulté logistique à déplacer de nombreux résidents, avec des handicaps plus ou moins importants, et nécessitant la présence de nombreux accompagnants. Organiser des séances sur place peut sembler plus facile et nécessite moins de déplacements. 19

30 La forme la plus utilisée dans les structures où elle est instaurée, sont les séances avec l intervention d un médiateur extérieur. Ces séances peuvent aussi être réalisées par un personnel de l EHPAD qui serait formé à la zoothérapie. En revanche la forme privilégiée par ceux qui n utilisent pas la zoothérapie est l adoption d un animal par l EHPAD. L animal fait alors parti intégrante de la vie de la structure. On peut faire un lien avec le fait qu actuellement, on retrouve une certaine volonté de faire évoluer les EHPAD, pour une nouvelle façon d habiter. Il y a un désir de ne plus se cantonner à une simple réponse sanitaire et de proposer une réinscription dans le champ social (32). On souhaite modifier les normes ou les limites de l EHPAD, permettant à chaque résident de mobiliser ses envies et ses capacités restantes, pour donner un sens à cette dernière partie de la vie (33). Depuis le pré-entretien d admission jusqu à l aménagement personnalisé de l espace intime, l accompagnement tend à permettre au résident de considérer l établissement comme un réel lieu de vie ( 34). L adoption d un animal par l EHPAD peut entrer dans cette dynamique de recréer un lieu de vie similaire à un foyer. En effet les animaux de compagnie font parti du quotidien de nombreux français : près d un foyer sur deux en possède un (1) et il est réellement intégré dans les habitudes de vie familiale. Sa présence dans un EHPAD peut donc apporter une impression de vie de famille (35). Dans cette même direction, 63 % des médecins coordonnateurs accepteraient qu un résident emménage avec son animal de compagnie. Une façon, de ramener un peu de leur domicile dans leur nouveau lieu de vie. L animal est une aide au quotidien pour beaucoup de personnes âgées : c est un compagnon de vie qui rythme leur journée, les pousse à l exercice, favorise les liens sociaux, leur donne une responsabilité, et pour beaucoup, ils l associent à un membre de leur famille (36) (37) (38) (7). Par tous ces aspects, l animal de compagnie améliore la qualité de vie des personnes âgées et peut permettre de favoriser un 20

31 maintien à domicile. Cette piste a été utilisée depuis fin 2017 dans la ville de Cambrai. Un partenariat est organisé entre le refuge et la mairie pour rompre la solitude des personnes âgées tout en trouvant une solution pour le surpeuplement des associations animalières. L animal abandonné, qui reste la propriété du refuge, est adopté par une personne âgée à domicile, responsable de ses bons soins (39). De plus la zoothérapie est une activité qui favorise particulièrement les liens sociaux entre résidents (40) (41), leur permettant ainsi de mieux se connaître et de tisser des relations. Elle a l avantage d être accessible à tous. Ainsi dans 92 % des EHPAD ayant une unité fermée, la zoothérapie est utilisée pour l ensemble de l EHPAD, permettant de faire participer un maximum de résidents. Pour 8 %, elle n est utilisée que dans les unités fermées, probablement parce qu il a été régulièrement prouvé les effets bénéfiques de la zoothérapie sur les troubles du comportement (42) (43), c est donc un champ d utilisation fréquent. 5. Forces et limites 5.1. Forces Dans les forces de cette étude, on peut d abord souligner le taux de réponse relativement important qui est à 74 %. C est un sujet original et «dans l air du temps», avec le développement des thérapeutiques non médicamenteuses, pouvant être intéressante chez le sujet âgé. En effet, le vieillissement physiologique et la fréquence des comorbidités modifient le rapport bénéfice-risque des médicaments (44). La polypathologie justifie la prescription de traitement multiples, expliquant une consommation 4 fois plus importante de médicaments que chez l adulte plus jeune. Cette consommation a pu être décrite comme supérieure en 21

32 institution qu au domicile (45). La polymédication est le principal facteur de risque de iatrogénie, dont les conséquences sont sévères chez les patient âgés (44). Il est nécessaire de régulièrement replacer la prescription dans le contexte général d une évaluation gériatrique standardisée médico-psycho-social pour soigner le patient dans sa globalité et simplifier les ordonnances autant que possible(46)( 47). Parmi les quatre classes thérapeutiques les plus pourvoyeuses d effets indésirables chez la personne âgée on retrouve les psychotropes (48) qui restent régulièrement prescrits (49) (50). Ils le sont le plus souvent dans un contexte de problèmes psychologiques : mal être, anxiété, insomnie (49) Il a pu être montré qu un des objectifs de la zoothérapie, était d apporter une sensation de bien être avec une diminution du stress (7). Favoriser sa mise en place pourrait être une stratégie préventive pour diminuer les symptômes qui amènent la prescription des psychotropes Limites On peut se demander si le médecin coordonnateur est le meilleur interlocuteur en ce qui concerne la zoothérapie. En effet, il est rarement à l initiative de la mise en place ni acteur des séances. Il n est donc peut être pas le plus à même de répondre à des questions sur ce sujet. Dans les freins cités, on a utilisé le terme «réticence» des résidents ou des soignants qui fait référence à un manque d adhésion à la technique en elle-même. Il y a pu avoir une certaine incompréhension pour les participants, qui ont pu comprendre réticence comme une anxiété, une allergie, une phobie. Pour plus de lisibilité, il aurait pu être précisé «réticence de principe». 22

33 La proposition «adoption d un animal par l EHPAD» dans ce contexte pourrait être critiquée. En effet, la zoothérapie est un terme générique qui fait référence à toute forme d interventions, avec l aide d un animal, destinées à améliorer la qualité de vie de l Homme. Mais la seule présence de l animal ne fait pas la thérapie proprement dite, l animal n est pas un médicament, c est un médiateur. L intervenant humain est le thérapeute (51). Il y a la mise en place d une triangulation, entre l animal, le patient et le thérapeute,qui exige des connaissances sur l animal et des problèmes vécus par les patients. Une formation est nécessaire si l on veut pratiquer la zoothérapie en tant que professionnel (3).Par le terme «adoption d un animal par l EHPAD» ont été inclus les EHPAD qui ont un animal dans leur structure, sans faire de manière stricto sensu de la zoothérapie, avec une personne formée à cette technique (exemple : les EHPAD qui ont un poulailler ou un aquarium). Cependant, il a pu être démontré que la présence seule de l animal peut quand même apporter certains bienfaits : diminution des troubles du comportement chez un patient atteint d Alzheimer (15), diminution de la pression artérielle chez les propriétaires d animaux de compagnie notamment lors d un stress (52) (53), amélioration de la perception de la qualité de vie (54) Les résidents des EHPAD ayant adopté un animal peuvent bénéficier de ces effets positifs liés à l interaction Homme-animal qui est à la base du fondement de la zoothérapie, mais sans correspondre strictement à la définition. 23

34 CONCLUSION Au-delà de l objectif d un établissement d un état des lieux sur la zoothérapie, cette étude a également permis de sensibiliser les médecins coordonnateurs à l utilisation de cette technique et de déterminer les facteurs pouvant limiter son expansion. Dans la pratique, les principaux freins selon les médecins coordonnateurs, sont la réticence des résidents et du personnel soignant à cette méthode. On peut s interroger sur l origine de ce résultat : est ce une représentation de leur part ou est ce qu ils ont pu expérimenter cette difficulté? En revanche, une fois mise en place, la majorité ne décrit aucun incident lié à la zoothérapie. Sans en attendre des résultats stéréotypées ou de «guérison», c est une piste non médicamenteuse qui peut améliorer la qualité de vie des résidents et rapprocher leur nouveau lieu de vie d un foyer. La faible population de l étude ne permet pas de généraliser les résultats, il serait donc intéressant de sonder d autres départements pour comparer avec nos résultats du Maine-et-Loire La zoothérapie est basée sur une relation Homme-animal, avec tous les bénéfices qu elle peut apporter pour nombre de patients. On peut par ailleurs remarquer que les facultés des animaux sont devenues actuellement des pistes de recherche dans de nombreux domaines médicaux, notamment en oncologie. En Italie, le chien a déjà été utilisé pour la détection du cancer de la prostate (55). De la même manière, l institut Marie Curie est en plein développement du projet «Kdog» qui consiste à utiliser le flair des chiens pour détecter de manière précoce le cancer du sein. Les premiers tests sont concluants avec un taux de réussite à 100 % au 2ème passage et une étude clinique à plus grande échelle est prévue (56). 24

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42 LISTE DES FIGURES Figure 1 : Diagramme de flux...7 Figure 2 : Source de leur connaissance de la zoothérapie...8 Figure 3 : Freins à la zoothérapie selon les médecins coordonnateurs d EHPAD...7 Figure 4 : Difficultés rencontrées, selon les médecins coordonnateurs, lors de l utilisation de la zoothérapie en EHPAD...8 Figure 5 : Forme privilégiée par les médecins coordonnateurs pour l instauration de la zoothérapie en EHPAD...7 Figure 6 : Initiateur de la mise en place de la zoothérapie en EHPAD...8 Figure 7 : Forme prise par la zoothérapie en EHPAD

43 LISTE DES TABLEAUX Tableau 1 : Descriptif des répondants

44 TABLE DES MATIÈRES LISTE DES ABRÉVIATIONS... RÉSUMÉ...1 INTRODUCTION...2 MÉTHODE...5 RÉSULTATS Population étudiée La zoothérapie, une pratique populaire Les difficultés humaines avant les contraintes matérielles Retour d expériences...12 DISCUSSION Les résultats principaux Une technique non médicamenteuse étonnamment populaire La réticence du personnel et des résidents, premier frein à la zoothérapie en EHPAD L animal, une aide pour humaniser l EHPAD Forces et limites Forces Limites...22 CONCLUSION...24 BIBLIOGRAPHIE...25 LISTE DES FIGURES...31 LISTE DES TABLEAUX...32 TABLE DES MATIÈRES...33 ANNEXES...I 34

45 ANNEXES Annexe 1 : Liste des médecins coordonnateurs d EHPAD du Maine-et-Loire fournie par l ARS 1) EHPAD ANDARD IASO Médecin coordonnateur : 2) EHPAD ANGERS CCAS César Geoffray Gaston Birgé Médecin coordonnateur : 3) EHPAD ANGERS CH St Nicolas Médecin Coordonnateur : 4) EHPAD ANGERS CH St Nicolas Médecin coordonnateur : 5) EHPAD ANGERS Euphrasie Pelletier : 6) EHPAD ANGERS La Retraite Médecin Coordonnateur : 7) EHPAD ANGERS Le Cercle des Ainés Médecin coordonnateur : 8) EHPAD ANGERS Le Logis des Jardins Médecin coordonnateur : 9) EHPAD ANGERS Les Augustines Médecin coordonnateur : 10) EHPAD ANGERS Les Capucins Médecin coordonnateur : 11) EHPAD ANGERS L'Orée du Parc Médecin coordonnateur : 12) EHPAD ANGERS Ma Maison Médecin Coordonnateur : 13) EHPAD ANGERS Picasso Médecin coordonnateur + Bel Accueil + Les Noisetiers + Villevêque : 14) EHPAD ANGERS St Charles BOUCHEMAINE Médecin coordonnateur : 15) EHPAD ANGERS St Francois : 16) EHPAD ANGERS St Martin Médecin coordonnateur : 17) EHPAD ANGERS Ste Marie Medecin coordonnateur : 18) EHPAD AVRILLE Le Parc de la Plesse Médecin coordonnateur : I

46 19) EHPAD BAUGE Anne de Melun Médecin Coordonnateur + Le Lion d'angers : 20) EHPAD BAUGE CH Baugeois Vallée Médecin Coordonnateur : 21) EHPAD BAUGE La Girouardière Médecin coordonateur : 22) EHPAD BEAUPREAU HL St Martin Médecin coordonnateur : 23) EHPAD BECON LES GRANITS Yvon Couet Medecin Coordonnateur : 24) EHPAD BOUCHEMAINE Lac de Maine Medecin coordonnateur : 25) EHPAD CHALONNES S/ LOIRE CH La Corniche Angevine Médecin Coordonnateur : 26) EHPAD CHAMPTOCE S/ LOIRE Les Hauts du Chateau : 27) EHPAD CHAMPTOCEAUX St Louis Médecin coordonnateur : 28) EHPAD CHATEAUNEUF S/ SARTHE Médecin coordonnateur + Champigné + Miré : 29) EHPAD CHEMILLE HL Lys Hyrome Médecin coordonnateur : 30) EHPAD CHOLET CH Chanterivière Médecin coordonnateur : 31) EHPAD CHOLET CH Les Cordeliers Médecin coordonnateur : 32) EHPAD CHOLET Tharreau Médecin coordonnateur : 33) EHPAD CHOLET Val de Moine Médecin coordonnateur : 34) EHPAD CORON Vallée Gélusseau Médecin coordonnateur : 35) EHPAD DOUE LA FONTAINE CH Médecin Coordonnateur : 36) EHPAD DRAIN Les Chenes Médecin coordonnateur + Liré : 37) EHPAD ECOUFLANT Belles Rives Médecin coordonnateur : 38) EHPAD FENEU St Martin Médecin coordonnateur : 39) EHPAD GESTE La Roseraie Médecin coordonnateur + St Macaire : 40) EHPAD JARZE St Joseph médecin coordonnateur : 41) EHPAD JUIGNE S/ LOIRE + Angers Gaston Birgé Médecin Coordonnateur : II

47 42) EHPAD LA POMMERAYE Françoise d'andigné Médecin coordonnateur : 43) EHPAD LA TESSOUALLE Médecin coordonnateur + Somloire : 44) EHPAD LANDEMONT Montfort Medecin Coordonnateur + La Séguinière + Le Fuilet : 45) EHPAD LE PIN EN MAUGE Notre Dame du Bon Secours Médecin coordonnateur : 46) EHPAD LES PONTS DE CE Les Cordelières Médecin Coordonnateur : 47) EHPAD LONGUE JUMELLES HL Lucien Boissin Médecin coordonnateur : 48) EHPAD MARTIGNE BRIAND HL Layon Aubance Médecin Coordonnateur : 49) EHPAD MAULEVRIER Les Magniolas Médecin coordonnateur : 50) EHPAD MONTILLIERS Le Prieuré Médecin Coordonnateur : 51) EHPAD MONTJEAN S/ LOIRE Le Havre Ligérien Médecin coordonnateur : 52) EHPAD MONTREUIL BELLAY Les Marronniers Médecin coordonnateur : 53) EHPAD MONTREUIL BELLAY Les Marronniers Médecin coordonnateur + Saumur Bagneux : 54) EHPAD NOYANT LA GRAVOYERE Ste Claire : 55) EHPAD SAUMUR CH Médecin coordonnateur : 56) EHPAD SAUMUR CH Médecin coordonnateur + La Sagesse : 57) EHPAD SEICHES S/ LE LOIR St Louis Médein coordonnateur : 58) EHPAD ST GEORGES DES GARDES Sevret Médecin coordonnateur : 59) EHPAD ST LAMBERT DU LATTAY Médecin coordonnateur : 60) EHPAD ST MATHURIN SUR LOIRE Médecin coordonnateur : 61) EHPAD STE GEMMES D'ANDIGNE Val d'oudon Médecin coordonnateur : III

48 62) EHPAD STE GEMMES D'ANDIGNE Val d'oudon TILLEULS et LE PARC Médecin coordonnateur : 63) EHPAD TORFOU Ste Marie Médecin coordonnateur : 64) EHPAD TRELAZE Les Plaines Médecin coordonnateur : 65) EHPAD VALANJOU Les Fontaines Médecin coordonnateur : 66) EHPAD VERN D'ANJOU Résidences du Bocage d'anjou Médecin Coordonnateur : 67) EHPAD VERNANTES Les Deux Clochers Médecin coordonnateur : 68) EHPAD VILLEDIEU LA BLOUERE St Joseph Médecin coordonnateur : 69) Médecin coordonnateur Dominique Histace 70) Médecin coordonateur Dr Dubin IV

49 Annexe 2 : Mail envoyé à l ensemble des médecins coordonnateurs d EHPAD du Maine-et-Loire Département de Médecine Générale UFR Santé d Angers Rue Haute de Reculée Angers CEDEX 01 Angers, le 06/12/2018 Madame, monsieur, Je suis Maïlys POPOFF, médecin généraliste remplaçante. Dans le cadre de mon travail de thèse, je mène une étude qui s intéresse à la zoothérapie aussi appelée médiation animale. C'est une thérapie non médicamenteuse en plein essor, qui peut être utilisée en Etablissement d'hébergement pour Personnes Agées Dépendantes (EHPAD). Elle consiste à s'appuyer sur l'animal pour éveiller des réactions visant à maintenir ou à améliorer le potentiel cognitif, physique, psycho-social ou affectif de l'individu. Elle peut être instaurée de différentes façons : animal d'un médiateur extérieur réalisant des séances collectives à l'ehpad, adoption d'un animal par la structure... L objectif de ce travail est de faire un état des lieux de l utilisation de la zoothérapie dans les EHPAD du Maine-et-Loire et de repérer les difficultés ou freins à son utilisation. Pour cela, nous demandons à l ensemble des médecins coordonnateurs d EHPAD du Maineet-Loire de répondre au questionnaire en ligne dont vous trouverez le lien à la fin de ce mail. Le temps estimé pour y répondre est d'environ 5 minutes. Après une partie généraliste sur la zoothérapie, la deuxième partie interroge votre expérience au sein de votre EHPAD (positive comme négative). Une dernière partie fait le point sur vos caractéristiques personnelles. Avant utilisation, les données seront anonymisées. V

50 Une première relance sera effectuée quinze jours après cet envoi. Pour éviter de la recevoir, vous pouvez m'adresser un pour me signaler que vous avez bien répondu. Si vous préférez répondre avec un format papier, n'hésitez pas à me le signaler et je vous l'enverrai par voie postale. Nous pouvons également convenir d'un entretien téléphonique si vous préférez. En cas de question à propos de ce projet, vous pouvez me contacter par à l'adresse ou au Les résultats de cette étude pourront vous être adressés, si vous le souhaitez. Voici le lien pour le questionnaire : En vous remerciant par avance pour votre collaboration, Maïlys Popoff VI

51 Annexe 3 : Questionnaire en ligne développé par le logiciel sécurisé Limesurvey, envoyé à tous les médecins coordonnateurs d EHPAD du Maine-et-Loire Etat des lieux de l'utilisation de la zoothérapie dans les EHPAD du Maine-et-Loire et évaluation des éventuels freins ou difficultés rencontrés à la mise en place de cette technique Bonjour!! Merci de prendre le temps de répondre à ce questionnaire, qui devrait vous prendre environ 5 minutes. La zoothérapie est une technique non médicamenteuse qui consiste à s'appuyer sur l'animal pour éveiller des réactions visant à maintenir ou à améliorer le potentiel cognitif, physique, psycho-social ou affectif de l'individu. Avec ce questionnaire, nous cherchons à évaluer l'utilisation de la zoothérapie dans les EHPAD du Maine-et-Loire ainsi que les freins ou les difficultés rencontrés lors de la mise en place de cette technique,selon le point de vue des médecins coordonnateurs. Pour des raisons pratiques, une réponse à chaque question est obligatoire même si la question ne vous concerne pas. Merci de votre compréhension. Il y a 30 questions dans ce questionnaire. PARTIE I : Généralités sur la zoothérapie 1) Connaissiez-vous la zoothérapie? Veuillez sélectionner une seule des propositions suivantes : oui non VII

52 2) Si oui, par qui en avez-vous entendu parler? Veuillez choisir toutes les réponses qui conviennent : collègues médecins collègues paramédicaux médias revues de formation patients médecin coordonnateur précédent autre jamais entendu parler 3) Seriez-vous favorable au recours de la zoothérapie dans vos EHPAD? Veuillez sélectionner une seule des propositions suivantes : oui non 4) Est-ce que vous utilisez la zoothérapie dans vos EHPAD? Veuillez sélectionner une seule des propositions suivantes : oui, dans toutes les EHPAD non, dans aucune EHPAD oui, mais pas dans toutes les EHPAD 5) Si oui, en quelle proportion? (ex : 1 EHPAD/3) Veuillez écrire votre réponse ici : VIII

53 PARTIE II : Si la zoothérapie est utilisée dans les EHPAD où vous intervenez 6) De quelle façon a-t-elle été instaurée? Cochez la ou les réponses : séances de zoothérapie à l EHPAD avec l intervention d un médiateur extérieur séances de zoothérapie à l EHPAD avce l intervention d un animateur de l EHPAD formé à la médiation animale séances de zoothérapie à l EHPAD avec l intervention d un soignant de l EHPAD formé à la médiation animale adoption d un animal par l EHPAD visites de structures extérieures proposant de la zoothérapie autre modalité 7) En êtes-vous satisfait? Veuillez sélectionner une seule des propositions suivantes : oui non 8) Pensez-vous qu elle sera maintenue? Veuillez sélectionner une seule des propositions suivantes : oui probablement oui probablement non non IX

54 9) Qui a été à l origine de son instauration? Veuillez choisir toutes les réponses qui conviennent : vous même un autre médecin intervenant dans la structure un personnel soignants un animateur de l EHPAD la direction un résident la famille d un résident autre 10) L idée a-t-elle reçue un bon accueil des résidents? Veuillez sélectionner une seule des propositions suivantes : oui plutôt oui plutôt non non 11) L idée a-t-elle reçue un bon accueil de la famille des résidents? Veuillez sélectionner une seule des propositions suivantes : oui plutôt oui plutôt non non X

55 12) L idée a-t-elle reçue un bon accueil de la direction? Veuillez sélectionner une seule des propositions suivantes : oui plutôt oui plutôt non non 13) L idée a-t-elle reçue un bon accueil du personnel? Veuillez sélectionner une seule des propositions suivantes : oui plutôt oui plutôt non non 14) Est-ce que les autres médecins intervenant dans la structure, se sont opposés à sa mise en place? Veuillez sélectionner une seule des propositions suivantes : oui plutôt oui plutôt non non XI

56 15) Est-ce qu il y a eu des incidents en rapport avec la zoothérapie? Veuillez choisir toutes les réponses qui conviennent : blessures dégâts matériels peur des résidents peur des soignants comportements inadaptés face à l animal soucis d hygiène non autre type d incident 16) Est-ce qu il a été difficile de trouver les fonds pour la mise en place de la zoothérapie? Veuillez sélectionner une seule des propositions suivantes : oui plutôt oui plutôt non non 17) Est-ce que la zoothérapie est utilisée dans les unités fermées des EHPAD où vous intervenez? Si oui, veuillez préciser la proportion de vos EHPAD (ex : 1/3 de mes EHPAD utilisant la zoothérapie, ne l utilise qu en unité fermée) Veuillez choisir toutes les réponses qui conviennent et laissez un commentaire : oui et uniquement dans les unités fermées oui mais autant que dans le reste de l EHPAD XII

57 non car il n y a pas d unités fermées donc elle est utilisée dans toute l EHPAD non concerné 18) Combien y a-t-il de résidents dans chacune des EHPAD où il y a de la zoothérapie? Veuillez écrire votre réponse ici : PARTIE III : Si la zoothérapie n est pas utilisée dans les EHPAD où vous intervenez 19) Est-ce qu actuellement il est envisagé de l instaurer? Veuillez sélectionner une seule des propositions suivantes : oui non 20) De quelle façon préféreriez-vous l instaurer? Cochez la ou les réponses : séances de zoothéraie à l EHPAD avec l intervention d un médiateur animal extérieur séances de zoothérapie à l EHPAD avec l intervention d un animateur formé à la médiation animale séances de zoothérapie à l EHPAD avec l intervention d un soignant formé à la médiation animale adoption d un animal par l EHPAD visites de structures extérieures proposant la zoothérapie par une autre modalité XIII

58 21) Personnellement, accepteriez-vous qu un résident amène son animal dans l EHPAD lors de son installation? Veuillez sélectionner une seule des propositions suivantes : oui non 22) Quelles sont les trois principales raisons pouvant empêcher la mise en place de la zoothérapie selon vous? (notez les trois raisons de 1 à 3 de la plus importante à la moins importante) Veuillez choisir toutes les réponses qui conviennent et laissez un commentaire : le coût le temps nécessaire pour s occuper de l animal la place une détérioration de l environnement par l animal personnel soignant réticent résidents réticents le risque infectieux allergie des résidents l hygiène le risque de chutes le risque de griffure ou de morsure l anxiété des résidents face à l animal le manque d intérêt de la zoothérapie le manque d intérêt des techniques non médicamenteuses en général autre XIV

59 23) Y a-t-il des unités fermées dans vos EHPAD? Veuillez sélectionner une seule des propositions suivantes : oui non 24) Combien y a-t-il de résidents dans chacune des EHPAD où vous intervenez? Veuillez écrire votre réponse ici : PARTIE IV : Données individuelles 25) Etes-vous : un homme une femme 26) Quel âge avez-vous? Veuillez écrire votre réponse ici : 27) Quel est votre lieu d exercice? (en tant que médecin généraliste ) Veuillez choisir toutes les réponses qui conviennent : rural (moins de 5000 habitants) semi-rural (entre 5000 et habitants) urbain (plus de habitants ) 28) Depuis combien d années êtes-vous médecin coordonnateur? Veuillez écrire votre réponse ici : XV

60 29) De combien d EHPAD êtes-vous médecin coordonnateur? Veuillez écrire votre réponse ici : 30) Quel est votre code postal de lieu d exercice? Veuillez écrire votre réponse ici : Merci d avoir complété ce questionnaire! XVI

61 POPOFF Maïlys Freins et difficultés à la mise en place de la zoothérapie dans les EHPAD du Maineet-Loire : point de vue des médecins coordonnateurs RÉSUMÉ INTRODUCTION : La zoothérapie est une thérapie non médicamenteuse fondée sur l interaction entre l Homme et l animal. Elle engendre des bienfaits physiques, psychologiques et sociaux et peut être utilisée dans de nombreux milieux notamment dans les EHPAD. OBJECTIF : A travers un état des lieux des EHPAD du Maine-et-Loire, cette étude a pour objectif de repérer les freins et difficultés éventuels rencontrés lors de la mise en place de la zoothérapie, selon le point de vue des médecins coordonnateurs. METHODE : C est une étude descriptive et quantitative, réalisée entre décembre 2018 et mars 2019 auprès des médecins coordonnateurs d EHPAD du Maine-et-Loire. Elle a été réalisée via un questionnaire en ligne développé grâce au logiciel sécurisé Limesurvey. RESULTATS : 29 questionnaires ont été complétés en totalité et ont été analysés. Tous les médecins coordonnateurs ont dit être favorables à la mise en place de la zoothérapie. Ils ont désigné la réticence du personnel soignant et des résidents comme principaux freins à son instauration mais ces réticences sont peu fréquentes. Lorsque la zoothérapie était utilisée, dans 59 % des cas ils ne rapportaient aucune difficulté et la forme la plus fréquente retrouvée était des séances avec l intervention d un médiateur extérieur. Cependant, les médecins coordonnateurs qui n utilisaient pas la zoothérapie auraient privilégié l adoption d un animal par l EHPAD. CONCLUSION : La zoothérapie est régulièrement mise en place dans les EHPAD du Maine-et-Loire, sans difficulté dans la majorité des cas. Cette technique non médicamenteuse peut permettre d améliorer la qualité de vie des résidents et de rapprocher leur nouveau lieu de vie d un foyer familial. Mots-clés : zoothérapie, EHPAD, personnes âgées Obstacles and difficulties in setting up pet therapy in nursing homes in Maine-et- Loire : coordinating doctors point of view ABSTRACT INTRODUCTION : Animal-assisted therapy is a non-drug therapy based on the interaction between human beings and animals. This therapy brings about physical psychological and social benefits and can be used in many different environments including nursing homes. AIM : Through an inventory of nursing homes in Maine-et-Loire, this study aims at identifying obstacles ans difficulties in setting up pet therapy according to coordinating doctors. METHODS : This detailed and quantitative study was carried out between December 2018 ans March 2019 with coordinating doctors in different nursing homes in Maine Loire. It was conducted with an online questionnaire using the secured software called Limesurvey. RESULTS : 29 questionnaires were fully completed and then analyzed. All coordinating doctors agreed and said that they were in favour of pet therapy. Most of them identified the reluctance of health care staff and patients as the main obstacles to its setting up, even if this reluctance is occasional. When pet therapy was used, in 59% of cases they reported no difficulty and the most common form of pet therapy found was sessions with the intervention of an independent contractor. However, coordinating doctors who did not use pet therapy would have preferred the adoption of an animal by the nursing home. CONCLUSION : Pet therapy is regularly implemented in nursing homes in Maine-et-Loire, mostly without any difficulty. This non-drug technique can improve residents quality of life and make them feel like they are at home. Keywords : pet therapy, nursing home, the elderly