2020 MINSTERE DE L ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA REFORME DE L ADMINISTRATION

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "2020 MINSTERE DE L ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA REFORME DE L ADMINISTRATION"

Transcription

1 ROYAUME DU MAROC 2020 MINSTERE DE L ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA REFORME DE L ADMINISTRATION NOTE DE CONJONCTURE Premiers résultats de l année DIRECTION DU TRÉSOR ET DES FINANCES EXTÉRIEURES E C O N O M I E M O N D I A L E C R O I S S A N C E E C O N O M I Q U E E C H A N G E S E X T E R I E U R E F I N A N C E S P U B L I Q U E S D E T T E D U T R E S O R M A R C H E M O N E T A I R E P R I X E T I N F L A T I O N E M P L O I E T C H O M A G E

2 P R I N C I P A U X I N D I C A T E U R S C r o i s s a n c e é c o n o m i q u e % -6,7* % 2,5 T a u x d i n f l a t i o n % 0,7 % 0,2 C o m p t e c o u r a n t B P % PIB -1,5 % PIB -3,7 A v o i r s o f f i c i e l s d e r é s e r v e - e n m o i s d i m p o r t a t i o n s - Mois 7,6 Mois 6,9 S o l d e b u d g é t a i r e % PIB -7,7 % PIB -3,6 D e t t e d u T r é s o r % PIB 77,6 % PIB 64,9 C r é d i t s b a n c a i r e s MM.DH +41,0 MM.DH +46,5 T a u x d e c h ô m a g e % 11,9 % 9,2 * Prévision MEFRA Direction du Trésor et des Finances Extérieures 2

3 SOM M A I R E I N T R O D U C T I O N I - C O N T E X T E I N T E R N A T I O N A L 1 - C R O I S S A N C E A U X E T A T S - U N I S 2 - C R O I S S A N C E A U S E I N D E L A Z O N E E U R O 3 - A C T I V I T E E C O N O M I Q U E A U J A P O N C R O I S S A N C E D E S P A Y S E M E R G E N T S C O U R S D E S P R O D U I T S D E B A S E 6 - M A R C H E S F I N A N C I E R S II- C O N T E X T E N A T I O N A L 1 - C R O I S S A N C E E C O N O M I Q U E E C H A N G E S E X T E R I E U R S F I N A N C E S P U B L I Q U E S D E T T E M O N N A I E 6 - C R E A N C E S S U R L E C O N O M I E D E P O T S B A N C A I R E S 8 - M A R C H E M O N E T A I R E B O U R S E P R I X 11- A C T I V I T E E T E M P L O I 43 A N N E X E S S T A T I S T I Q U E S Direction du Trésor et des Finances Extérieures 3

4 I N T R O D U C T I O N G E N E R A L E Depuis le début de l année 2020, le monde est confronté à une crise sanitaire exceptionnelle liée à la pandémie de la Covid-19 qui continue à se propager dans le monde avec plus de 126 millions de personnes infectées jusqu à fin mars 2021 et 2,77 millions de décès. Contrairement à la crise de 2008, qui a éclaté à travers le secteur financier et qui s est étendue au secteur réel avant de se transformer en crise d'endettement, la crise actuelle, qui était au départ sanitaire, s est traduite avec le temps par une crise économique puis sociale et financière. Il s'agit d un choc brutal qui a modifié les comportements des agents économiques et qui a perturbé les équilibres macroéconomiques des pays dans le monde entier. A l instar de la quasi-totalité des pays du monde, le Maroc a subi en 2020 un choc sans précédent en lien avec les mesures et les restrictions sanitaires préventives prises, aussi bien au niveau mondial que sur le plan national, pour contenir la propagation du virus de la Covid-19. Ces mesures, qui se sont traduites par un arrêt brutal de l activité économique, ont affecté l économie marocaine à la fois au niveau des secteurs et activités orientés vers l extérieur, comme les exportations des métiers mondiaux du Maroc, les recettes touristiques et les investissements directs étrangers, ainsi qu au niveau des activités orientées vers le marché intérieur, en particulier durant la période de confinement allant du 20 mars au 10 juin. Dans ces conditions, la situation macro-économique a été significativement affectée compte tenu notamment de la récession économique et de la dégradation du déficit budgétaire alors que l économie marocaine était sur une trajectoire de consolidation de ses fondamentaux, de dynamisation de son potentiel de croissance et d accélération du rythme des réformes structurelles. Sur le plan de la croissance et en plus de l impact de la sécheresse qui a affecté la production agricole, l économie marocaine aurait marqué une sensible récession de l ordre de 6,7% en 2020 et ce, pour la première fois depuis la fin des années quatrevingt-dix. Au niveau du secteur extérieur, l impact de cette crise a été moins important que prévu initialement avec un déficit du compte courant de la balance des paiements de 1,5% du PIB en 2020 contre 3,7% en 2019, en lien en particulier avec i) la reprise en cours d année des exportations des MMM, témoignant d un positionnement stratégique du Maroc sur les CVM, notamment l automobile ; ii) la baisse quasi-généralisée des importations, en particulier les produits énergiques ; et iii) la forte résilience des transferts des MRE. Sur le plan des finances publiques, l exécution de la loi de finances rectificative a fait ressortir un déficit budgétaire de 7,7% du PIB en 2020 contre 3,6% du PIB en En conséquence, le poids de la dette du Trésor s est hissé à 77,6% du PIB et ce, après avoir été stabilisé à un niveau autour de 65% depuis l année Du point de vue de la perception du Maroc à l étranger et malgré le contexte extrêmement difficile, la capacité d accès au marché financier international est restée intacte, comme en témoigne les deux émissions réussies aussi bien sur le compartiment de l Euro en septembre que celui du dollar en décembre. Enfin, le tirage au mois d avril sur la ligne de précaution de liquidité (LPL) du Fonds Monétaire International (FMI) a contribué au renforcement du niveau des réserves de change et à la consolidation de la confiance des investisseurs et des partenaires étrangers. Forte récession de l économie mondiale en 2020 Au niveau mondial, la dernière mise à jour des perspectives de l économie mondiale publiée par FMI, en avril 2021, laisse apparaître une récession de 3,3% en 2020 après +2,8% un an auparavant, recouvrant une baisse sans précédent de d activité aussi bien au niveau des pays avancés (-4,7% contre +1,6% en 2019) qu au niveau des pays émergents et en développement (-2,2% contre +3,6%). Au niveau des économies avancées, la récession a été plus perceptible au niveau de la zone euro (-6,6% contre +1,3%) en comparaison avec les Etats-Unis (-3,5% en 2020 contre +2,2% en 2019). Pour leur part, les pays avancés d Asie ont connu des rythmes de récession plus modérés qu en Europe, en raison d une meilleure maîtrise de la pandémie et d un impact relativement plus modéré au premier semestre Ainsi, l économie japonaise s est contractée de 4,8% en 2020 contre +0,3%. Du côté des pays émergents et en développement, l activité économique s est repliée de 5,8 points par rapport à 2019 pour s établir à -2,2% en 2020, reflétant de grandes disparités entre les pays. En effet, la croissance de l économie chinoise s est établie Direction du Trésor et des Finances Extérieures 4

5 à +2,3% en 2020 contre +6% l année précédente, compte tenu du redressement rapide de l activité, de la dynamisation des exportations et de l effort d appui des politiques publiques. Au niveau des autres pays, la croissance s est située à -8% en Inde, à -4,1% au Brésil et à -3,1% en Russie contre +4,2%, +1,4% et +1,3% respectivement en Face à ce contexte inédit, les banques centrales à travers le monde ont renforcé l'orientation accommodante de leur politique monétaire pour contenir l'impact négatif de la pandémie de la Covid-19 et asseoir les conditions de financement favorables pour une reprise solide, durable et généralisée de l'activité. Aux Etats-Unis, la Réserve fédérale a procédé à la réduction de 150 points de base de ses taux d intérêt pour les ramener dans une fourchette entre 0% et 0,25% et mis en place un programme d achat d actif mensuel d au moins 120 MM.$. Parallèlement, la BCE a déployé un nouveau programme d urgence d achats nets d actifs des secteurs privé et public doté d une enveloppe globale de 750 MM. qui a été portée à 1850 MM. jusqu à fin mars Pour ce qui est des pays émergents, la Banque centrale de Chine a procédé à une injection massive de liquidités dans le système financier et à la réduction de son taux directeur de 30 points de base pour le ramener à son plus bas niveau historique de 3,85%. De même, la Banque du Brésil a réduit son taux directeur à cinq reprises de 250 points de base globalement pour le ramener à 2%, son plus bas niveau historique. L Inde a également vu son taux directeur réduit de 115 points de base pour revenir à 4%. Dépréciation des cours des produits énergétiques Dans un contexte marqué par la perturbation des chaînes d approvisionnement et le recul de la demande en liaison avec les mesures d endiguement de la propagation de la Covid-19, les cours des matières premières ont subi un choc simultané de l offre et de la demande. Ainsi, l indice synthétique de référence des produits énergétiques élaboré par la Banque Mondiale a affiché une sensible baisse de 31,3% en 2020, traduisant une dépréciation des cours du pétrole et du gaz butane de 33,1% et 10,5% respectivement pour ressortir en moyenne à 42,8 $/bbl et 379 $/T. Concernant les produits alimentaires, les prix ont augmenté respectivement de 9,2% et de 4% pour le blé tendre américain (239 $/T) et pour le sucre (308,5$/T). Pour sa part, le prix moyen du phosphate brut s est replié de 13,1% sur l année pour s établir à 76,8 $/T. Décélération de la croissance économique en Au niveau national, l année 2020 s est caractérisée par une récession économique sans précédent sous l effet principalement des chocs négatifs de la Covid-19 sur l offre et la demande. Ainsi et sur la base des derniers résultats des comptes nationaux trimestriels du HCP, l économie nationale a enregistré une contraction en moyenne des quatre trimestres de l année 2020 (4T-20) de 7,1% contre +2,5% aux 4T-19, sous l effet principalement du confinement général de la population de 11 semaines puis du maintien de certaines mesures de restriction locales. De son côté, et compte tenu de la succession de deux campagnes agricoles défavorables, la valeur ajoutée du secteur a enregistré une baisse de 8% en moyenne des 4T-20 au lieu de -5,8% un an auparavant. Il est à noter que la baisse d activité a surtout été enregistrée au cours du T2-20 avant de s atténuer au cours de la deuxième moitié de l année avec la reprise progressive des activités non agricoles, en particulier les industries de transformation, les BTP et le commerce. Force aussi est de constater la forte résilience depuis le début de la crise d autres secteurs représentant 31% de la valeur ajoutée totale. Pour ce qui est des évolutions sectorielles, les débarquements de la pêche côtière et artisanale ont enregistré une croissance de +4,5% contre +10,2%, ce qui a limité la baisse de la valeur ajoutée du secteur primaire à -7% aux 4T-20 contre -4,6% aux 4T-19. Au niveau des activités secondaires, la production nette locale de l électricité s est repliée de 4,1% à fin 2020 contre +17,2% un an auparavant. Cette évolution est principalement liée aux baisses de la production de l ONEE (-13,8%) et, dans une moindre mesure, celles issues des énergies renouvelables (-6,6%) et la production concessionnelle (-0,9%). S agissant du secteur des mines, l un des secteurs qui ont été épargnés par la crise sanitaire, il a affiché une bonne performance en 2020 avec une hausse de 6,1% de la production de phosphate brut et de 9,7% de celle des dérivées contre +2,8% et +12,3% respectivement un an auparavant. Au niveau du secteur industriel, l indice de production des industries manufacturières, hors raffinage de pétrole, a accusé une baisse de 6,3% en 2020 contre +2,4% en 2019 alors que le taux d utilisation des capacités de production dans l industrie a reculé de 9,3 points, pour s établir à 64,8%. Au niveau du secteur du BTP, les ventes du ciment ont marqué une contre-performance de 10% après une reprise de +2,6% en Direction du Trésor et des Finances Extérieures 5

6 Du côté des services, le secteur touristique, qui a été lourdement impacté par cette crise, a marqué des baisses de 78,5% des arrivées aux postes frontières et de 72,4% des nuitées réalisées dans les hôtels classés à fin 2020 contre +5,2% et +5,1% respectivement un an auparavant. Cette situation s est traduite par une chute sans précédent du trafic aérien de 71,5% en 2020 alors que le trafic portuaire s est comporté favorablement avec une hausse de 5,1%. Enfin, le secteur des télécommunications a affiché une bonne performance, en lien avec les hausses respectives de 17,4% et de 5,9% des parcs internet et mobile. Allégement du déficit du compte courant et renforcement des avoirs officiels de réserve Au niveau du secteur extérieur, le déficit du compte courant de la balance des paiements s est limité à 1,5% du PIB, en amélioration de 2,2 points par rapport à Ainsi, le déficit de la balance commerciale s est allégé de 47,8 MM.DH ou 23,1% pour s établir à 158,7 MM.DH, compte tenu d une baisse des importations (-69,1 MM.DH ou -14,1%) plus importante que celle des exportations (-21,3 MM.DH ou -7,5%), se traduisant par une amélioration de 4,5 points du taux de couverture pour se situer à 62,4%. Du côté des exportations, le repli n a épargné que les secteurs des phosphates et dérivés (+3,7%) et de l agriculture et agroalimentaire (+0,7%) et a concerné principalement le secteur automobile (-9,3%), l aéronautique (-28,9%) et le textile et cuir (-19,2%). S agissant des importations, la baisse a été observée notamment au niveau des produits énergétique (-34,7%), des biens de consommation (-15,9%), des biens d équipement (-13,6%) et des demi-produits (-10,9%), alors que les achats de produits alimentaires ont progressé de 15,7%. Pour ce qui des échanges de services, les recettes voyages ont accusé une baisse de 42,3 MM.DH ou 53,7% par rapport à 2019, au moment où les transferts des MRE ont affiché une forte résilience avec une progression de 3,2 MM.DH ou 5%. D un autre côté, le flux net des investissements directs étrangers au Maroc est resté quasiment stable (+161 M.DH ou +1,2%), en s établissant à 16,7 MM.DH alors que celui des investissements directs du Maroc à l étranger s est replié de 5,3 MM.DH ou 53,1% pour se situer à 4,7 MM.DH. Compte tenu de ces éléments ainsi que du tirage sur la LPL du FMI en avril 2020 et de la mobilisation de financements extérieurs par le Trésor, les avoirs officiels de réserve se sont renforcés de 67,6 MM.DH ou 26,7% pour atteindre 320,9 MM.DH à fin 2020, permettant ainsi de couvrir l équivalent de 7 mois et 18 jours d importations de biens et services. Creusement du déficit budgétaire Au niveau des finances publiques, l exécution de la loi de finances rectificative (LFR) à fin décembre 2020 s est soldée par un déficit budgétaire de 82,4 MM.DH ou 7,7% du PIB, en ligne avec les prévisions revues en juillet Ce résultat a été atteint malgré un certain nombre de contraintes et de contingences et dans le respect des engagements de l Etat au titre de la stratégie de soutien des secteurs sociaux et économiques. En termes de recettes ordinaires, sur une base nette et hors part des recettes fiscales bénéficiant aux collectivités territoriales, les recouvrements ont porté sur 229,1 MM.DH, en baisse de 23,7 MM.DH ou 9,4% par rapport à fin décembre Comparativement aux prévisions de la LFR-20, et malgré la non réalisation de certaines recettes, le taux d exécution des recettes ordinaires, sur une base nette des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux, s est situé à 103%, grâce au bon comportement des recettes fiscales. Ainsi, les recettes fiscales se sont établies à près de 198,8 MM.DH, en baisse de 13,8 MM.DH ou 6,5% par rapport à fin décembre 2019, traduisant un recul aussi bien des impôts directs (-3,9 MM.DH ou -4%) que des impôts indirects (-8 MM.DH ou -8,8%). S agissant des recettes non fiscales, elles ont enregistré un recul de 9,2 MM.DH ou 25,2% par rapport à fin décembre 2019 pour se limiter à 27,2 MM.DH, en liaison notamment des baisses enregistrées au niveau des financements innovants (-11,5 MM.DH) et des recettes et produits de cessions d actifs en provenance des établissements et entreprises publics (-5 MM.DH). Cette baisse a été atténuée partiellement par une amélioration de 5,6 MM.DH des «fonds de concours et dons» et de 4,3 MM.DH des «produits divers». Parallèlement, les dépenses ordinaires ont été contenues à 231,9 MM.DH, en hausse de 7,5 MM.DH ou 3,4% par rapport à fin décembre Par rapport aux prévisions de la LFR 2020, leur taux d exécution a atteint 97,7% sous l effet d un effort de rationalisation des dépenses ordinaires au profit du renforcement de l effort budgétaire dicté par la crise. Cette économie provient Direction du Trésor et des Finances Extérieures 6

7 également des charges de la compensation qui sont revenues à 13,5 MM.DH, en repli de 2,5 MM.DH ou 15,8% par rapport à fin décembre 2019, en liaison notamment avec le recul des cours du gaz butane à 379 $/tonne en moyenne en 2020 contre 423,7 $/tonne en Les dépenses au titre des biens et services ont, par contre, affiché une hausse de 9,2 MM.DH ou 5,1% pour se situer à 191 MM.DH. S agissant des dépenses au titre des intérêts de la dette, elles ont enregistré une progression de près de 840 M.DH ou 3,2% par rapport à fin 2019, sous l effet principalement des baisses aussi bien des charges au titre de la dette intérieure (+569 M.DH) que celles au titre de la dette extérieure (+271 M.DH). Au niveau des dépenses d investissement, les émissions ont affiché un taux de réalisation de 121,3% par rapport aux prévisions de la LFR pour s établir à près de 85,9 MM.DH à fin décembre 2020 et en augmentation de 13,6 MM.DH ou 18,8% par rapport à l année Ce montant recouvre, en plus des investissements traditionnels de l Etat, la dotation prévue de 15 MM.DH au profit du Fonds d investissement stratégique appelé à jouer un rôle moteur dans la stratégie de financement de la relance économique post-crise. En conséquence, le besoin de financement du Trésor s est situé à 82,4 MM.DH contre 41,5 MM.DH il y a un an et a été couvert par le recours, d une part, aux financements extérieurs avec un flux net de +42,9 MM.DH et, d autre part, au marché de la dette intérieure pour un montant de 24,7 MM.DH. Hausse du taux d endettement du Trésor et amélioration des indicateurs de coût En matière d endettement, l encours de la dette du Trésor a atteint 832,4 MM.DH, en hausse de 83,2 MM.DH ou 11,1% par rapport à fin 2019 contre +26,2 MM.DH ou +3,6% un an auparavant. Rapporté au PIB, le ratio de la dette du Trésor s est élevé à 77,6% et ce, après avoir été stabilisé autour de 65% durant les quatre dernières années. Par type de dette, la dette intérieure demeure prédominante avec une part de 76% contre 24% pour la dette extérieure, en conformité avec les objectifs retenus pour le portefeuille benchmark (70%-80% dette intérieure et 20%-30% dette extérieure). Ainsi, l encours de la dette intérieure du Trésor s est élevé à 632,9 MM.DH à fin décembre 2020, en hausse de 47,2 MM.DH ou 8,1% par rapport à fin 2019 contre +11,1 MM.DH ou +2% un an auparavant. Par terme, cet encours demeure dominé par le long terme à hauteur de 60,3% contre 65% il y a un an, suivi par le moyen terme (25,4% contre 24,9%) et le court terme (14,3% contre 10,1%). En matière de dette extérieure, l encours de cette dernière s est élevé à 199,5 MM.DH, en hausse de 36,1 MM.DH ou 22,1% par rapport à fin 2019, sous l effet d une progression importante des tirages suite aux émissions d un montant de 1 MM. le 24 septembre 2020 puis de 3 MM.$ en trois tranches le 8 décembre 2020 sur le marché financier international. Il est à noter que cette forte mobilisation des tirages n a été possible qu avec l adoption le 07 Avril 2020 d un décret-loi autorisant le dépassement du plafond des emprunts extérieurs, fixé à 31 MM.DH dans la Loi de Finances Une politique monétaire accommodante Durant l année 2020, le taux d inflation a été maitrisé à 0,7% contre +0,2% un an auparavant. Cette évolution résulte d une hausse de 0,9% des prix des produits alimentaires au lieu de -0,9% un an auparavant et de 0,5% des prix des produits non alimentaires après +1,0%. En ce qui concerne la politique monétaire, son orientation est restée largement accommodante durant l année 2020 en vue de soutenir la reprise de l économie. En effet, le taux directeur a été réduit à deux reprises de 25 pbs en mars et de 50 pbs en juin pour revenir à son plus bas niveau historique de 1,5%, sachant que la dernière baisse remonte à mars Par ailleurs et eu égard à l importante accentuation du besoin de liquidité, en liaison en particulier avec la progression record de la circulation fiduciaire, le Conseil de BAM a décidé de libérer en juin l intégralité du compte de la réserve monétaire, induisant une injection de plus de 12 MM.DH de liquidité permanente sur le marché monétaire. De même, le renforcement des interventions par BAM sur le marché interbancaire a permis de maîtriser l évolution du TMP interbancaire, l objectif opérationnel de BAM, à des niveaux proches du taux directeur avant de parvenir à un parfait alignement durant les deux derniers trimestres de l année Dans ce contexte, l agrégat M3 a marqué une hausse record de 115 MM.DH ou 8,4% contre +49,9 MM.DH ou +3,8% un an auparavant, pour s établir à 1485,5 MM.DH. Au niveau des contreparties, notons que les crédits bancaires destinés au secteur non financier ont fait preuve d une résilience exceptionnelle, marquant une hausse de +3,9% contre une prévision de +4,8% en début Direction du Trésor et des Finances Extérieures 7

8 d exercice et +5,5% en Cette performance émane, en particulier, des crédits de trésorerie, tirés par les dispositifs de garantie «Damane Oxygène», «Damane Relance» et «Relance TPE», mis en place par l Etat en mars pour répondre aux besoins en fonds de roulement des entreprises touchées par la crise et soutenir leur relance et, dans une moindre mesure, des crédits à l habitat en relation avec les mesures incitatives mises en place. Hausse du taux de chômage Au niveau du marché de l emploi, l économie nationale a perdu 432 mille postes d emploi en 2020, dont 137 mille en zones urbaines et 295 mille en zones rurales et ce, après une création moyenne de 121 mille postes au cours des trois dernières années. Dans ce cadre, 255 mille postes d emplois rémunérés ont été détruits, dont 139 en milieu rural et 116 mille en milieu urbain. L emploi non rémunéré a, de son côté, affiché une baisse de 176 mille postes, en particulier en zones rurales (-157 mille). S agissant de la population active en chômage, elle a augmenté de 322 mille personnes ou 29,1%, dont 224 mille dans les villes et 98 mille dans les campagnes. Ainsi, le taux de chômage s est aggravé de 2,7 points pour atteindre 11,9% au niveau national. Selon le milieu de résidence, ce taux a augmenté de 2,9 points en zones urbaines pour s établir à 15,8%. Cette évolution a concerné l ensemble des catégories de la population, notamment les jeunes âgées de 15 à 24 ans (+6,1 points à 45,3%), ceux âgées de 25 à 34 ans (3,5 points à 23,9%) et les diplômés (+2,6 points à 19,9%). En milieu rural, le taux de chômage a affiché une hausse de 2,2 points pour se situer à 5,9% sous l effet principalement de l augmentation du chômage parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans (+5 points à 16,3%), ceux âgés de 25 à 34 ans (+2,9 points à 8%) et les diplômés (+3,6 points à 13,2%). Direction du Trésor et des Finances Extérieures 8

9 T1-19 T2-19 T3-19 T4-19 T1-20 T2-20 T3-20 T SITUATION ECONOMIQUE ET FINANCIERE I. CONTEXTE INTERNATIONAL : 1. Contraction de l économie aux États-Unis Après un premier semestre marqué par une récession sans précédent sous l effet des politiques de restriction mises en place pour endiguer la propagation de la pandémie de la Covid-19, l économie américaine a affiché un net rebond, en particulier au T3-20. Ainsi, l activité économique a enregistré un repli de 3,5% sur l ensemble de l année, sa plus forte contraction depuis 1946 et ce, après une croissance de 2,2% en La consommation des ménages, principal moteur de la croissance américaine, s est repliée de 3,9% en 2020 contre +2,4% un an auparavant. De même, les investissements privés ont reculé de 5,3% contre +1,7%. Pour ce qui est des échanges extérieurs, les exportations ont accusé une contraction de 13% en 2020 contre -0,1% il y a un an, alors que les importations se sont repliées de 9,3% contre +1,1%. Par contre, les dépenses publiques ont enregistré une hausse de 1,1% contre +2,3% et ce, en raison de l aide financière apportée aux ménages et aux entreprises. Produit intérieur brut trimestriel - T/T en rythme annualisé en % - Produit intérieur brut annuel - en % 2,9 1,5 2,6 2,4 33,4 4,1 2,5 3,1 1,7 2,3 3,0 2,2-5,0-31,4-3,5 Source: United States Department of Labor Pour ce qui est du marché de l emploi, l économie américaine a perdu près de 9,4 millions de postes d emploi en 2020, soit l équivalent des créations des emplois cumulées sur la période Cette évolution a concerné quasiment l ensemble des secteurs avec des pertes particulièrement importantes dans les loisirs et l hôtellerie. Ainsi et après avoir atteint un pic de 14,7% en avril, le taux de chômage a entamé une décrue pour revenir à 6,7% à fin 2020, mais demeure largement supérieur à son niveau à fin De son côté, le taux d inflation a considérablement ralenti pour revenir à 1,3% en 2020, en moyenne annuelle, son plus bas niveau depuis Emploi, Chômage et Inflation USA Création d'emploi non agricole Cumulé à fin décembre-en milliers Taux de chômage En décembre-en % Taux d'inflation En % ,7 4,1 3,9 3,5 6,7 1,3 2,1 2,4 1,8 1, Source: United States Department of Labor Ainsi et afin de limiter les effets de la crise économique et sanitaire, les autorités ont déployé des mesures de soutien d une ampleur sans précédent au cours de l année En effet, le gouvernement américain a mis en œuvre trois plans de soutien importants d environ 14% du PIB pour soutenir l économie. Cette réponse budgétaire Direction du Trésor et des Finances Extérieures 9

10 a été accompagnée d un large soutien de la Réserve fédérale qui a annoncé d importantes mesures d assouplissement monétaire, notamment la réduction de 150 points de base de ses taux d intérêt pour les ramener dans une fourchette entre 0% et 0,25% et le recours à un programme d achat d actifs d au moins 120 MM$ par mois. 2. Récession économique historique au sein de la zone euro Après s être contractée au premier semestre de 2020, en particulier au T2-20, en liaison avec la généralisation des mesures de confinement et de restrictions, la croissance économique de la zone euro s est redressée au T3-20 après l assouplissement des mesures restrictives, avant de se replier de nouveau au T4-20 mais dans des proportions relativement moins importantes suite à la résurgence de nouvelles vagues de contaminations. Ainsi, l activité économique s est globalement repliée de 6,6% en 2020 contre +1,3% en Ce recul a concerné les principaux pays de la zone, notamment l Italie et l Espagne, pays sévèrement touchés par la propagation de la Covid-19 durant la première vague de contamination, mais aussi la France et l Allemagne. Produit intérieur brut Zone Euro - T/T en % - Zone Euro France Allemagne Italie Portugal Espagne 16,4 0,4 0,4 0,2 13,3 0,7 15,9 0,3 8,5 0,0 18,5 12,5 0,1-17,9-5,3-13,9-4 -1, ,5-0,3-9,7-2,0-1,4-13,5-5,9-0,2-0,7-11,6-3,8 T4-20 T3-20 T2-20 T1-20 T4-19 T4-20 T3-20 T2-20 T1-20 T4-19 T4-20 T3-20 T2-20 T1-20 T4-19 T4-20 T3-20 T2-20 T1-20 T4-19 T4-20 T3-20 T2-20 T1-20 T4-19 T4-20 T3-20 T2-20 T1-20 T4-19 Source : Eurostat En effet, après s être remise sur une trajectoire de redressement progressif depuis 2014, l économie espagnole a affiché la plus sévère récession de la zone euro avec un PIB qui s est contracté de 11% contre +2% en La diffusion rapide du virus durant les premiers mois de l année ainsi que l instauration d un confinement strict ont sévèrement impacté l activité économique. Pour sa part, l Italie, déjà confrontée à des difficultés économiques persistantes dues aux faibles niveaux de productivité et au chômage élevé, a enregistré une récession de -8,9% contre +0,3% en L économie française, quant à elle, a reculé de 8,2% contre +1,5% en De même, l Allemagne a enregistré sa pire récession depuis la crise financière de 2008, avec un taux de croissance de -4,9% contre +0,6%. Produit intérieur brut Zone Euro - en % - Zone Euro France Allemagne Italie Portugal Espagne 2,0 2,4 3,0 3,2 1,9 2,4 3,5 2,0 0,3 0,8 1,7 1,1 0,5 1,5 2,5 2,2 1,5 1,7 2,3 1,1 1,3 1,9 2,5 1,9-11, , , , , , Source : FMI Direction du Trésor et des Finances Extérieures 10

11 Dans ce contexte, le taux d inflation a ralenti de 1 point par rapport à 2019 pour revenir à +0,2% 1 en 2020, s éloignant davantage de l objectif de 2% fixé par la BCE. Cette atténuation s explique essentiellement par la sensible contraction des prix de l énergie (-6,8% contre +1,1% en 2019), en liaison avec la baisse des cours mondiaux. La décélération de l inflation a concerné l ensemble des pays notamment le Portugal (-0,1% contre +0,3%), l Italie (-0,2% contre +0,7%), l Espagne (-0,3% contre +0,8%), l Allemagne (+0,3% contre +1,4%) et la France (+0,5% contre +1,3%). Taux d inflation Zone Euro en % Source : Eurostat Pour sa part, le marché de l emploi s est détérioré par rapport à l année précédente, comme en témoigne l augmentation du nombre de chômeurs de 1,5 million de personnes, portant ainsi le taux de chômage au sein de la zone euro à 8,3% à fin 2020 contre 7,4% à fin Par pays, la dégradation du taux de chômage a été observée notamment en France (8,9% contre 8,2%), en Allemagne (4,6% contre 3,3%) et en Espagne (16,2% contre 13,7%), tandis qu il s est paradoxalement amélioré en Italie (9% contre 9,6%) et au Portugal (6,5% contre 6,7%). Taux de chômage Zone euro - en % - 0,2 0,2 1,5 1,7 1,2 0, Zone Euro France Allemagne Italie Portugal Espagne 16,2 13,7 14,3 16,4 18,5 5,5 6,7 6,6 7,9 10,1 9,0 9,6 10,4 10,9 11,7 4,6 3,3 3,3 3,6 3,9 8,9 8,2 8,9 9,1 9,9 8,3 7,4 7,8 8,6 9, Source : FMI Dans l objectif d enrayer les effets de la récession économique et d éviter une crise de liquidité, la BCE a renforcé ses mesures de soutien en poursuivant l orientation accommandante de sa politique monétaire. Ainsi, dès le déclenchement de la crise sanitaire en Europe, elle a procédé à un abaissement de 25 pbs du taux d intérêt payable sur les opérations de financement de long terme entre juin 2020 et juin 2021 et a maintenu le taux d intérêt des opérations principales de refinancement ainsi que ceux de la facilité de prêt et de la facilité de dépôt inchangés à 0%, 0,25% et -0,50% respectivement. Parallèlement, un nouveau programme d urgence d achats nets d actifs des secteurs privé et public a été déployé afin de faire face à la pandémie (Pandemic Emergency Purchase Programme : PEPP). Ce programme a été doté d une enveloppe globale de 750 MM. qui a été portée à 1850 MM. jusqu à fin mars 2022, à côté de la poursuite des achats nets en vertu du programme d achats d actifs à un rythme mensuel de 20 MM. jusqu à fin Par ailleurs, un plan de relance d un montant global de 750 MM. a été approuvé au sein de l union européenne. Ce plan est destiné à financer des programmes nationaux dans l'ensemble des états membres sous forme de subventions (390 MM. ) et de prêts (360 MM. ). 3. Repli de l activité économique au Japon L économie japonaise est entrée en récession pour la première fois depuis 2009 avec un taux de -4,8% en 2020 contre +0,3% l année précédente. Cette évolution a été induite par le repli de l activité au T2-20, en liaison avec le recul de la consommation et des exportations. Par ailleurs, et alors qu une inflation zéro a été enregistrée en 2020 contre +0,5% un an auparavant, le taux de chômage s est légèrement dégradé pour atteindre 2,8% en 2020 contre 2,4% un an auparavant. Produit intérieur brut Japon En % 1,2 0,6 1,9 0,3-4, Source : FMI 1 Il s agit du taux d inflation sur la base de l indice annuel harmonisé des prix à la consommation publié par Eurostat Direction du Trésor et des Finances Extérieures 11

12 Concernant les mesures de politique monétaire, la banque centrale du Japon (BoJ) a poursuivi sa politique d assouplissement monétaire, en gardant inchangé, depuis le 1 er février 2016, son taux appliqué sur les comptes courants des banques à -0,1% et du programme de rachat d'actifs à milliards de yens par an. Par ailleurs, la BoJ a procédé à un doublement du programme d achats d ETF (exchange-traded funds) et de J-REIT (Investment funds tied to Japanese real estate) pour passer à une capacité annuelle de milliards de yens, soit 113 MM.$. Taux de chômage Japon En % Source: Department of National Account De plus, la BoJ a annoncé l augmentation de ses programmes de prêts aux entreprises de milliards de yens (700 MM.$) pour atteindre milliards de yens (soit l équivalent de MM.$). Parallèlement, les autorités japonaises ont approuvé en fin d année un nouveau plan de relance de l'économie de 708 MM.$, portant la valeur du stimulus lié au coronavirus à environ 3000 MM.$. Ce plan est destiné à maintenir l'emploi, soutenir les entreprises, restaurer l'économie et soutenir les technologies propres. 4. Récession dans les principaux pays émergents à l exception de la Chine Alors que les autres pays du monde commençaient à faire face aux premières vagues de confinement, l économie chinoise était déjà sur la voie du rétablissement avec une croissance positive de +3,2%, en glissement annuel, dès le T2-20. Sur l ensemble de l année, la Chine a été parmi les rares pays à enregistrer une croissance positive de l ordre de 2,3%, mais certes son plus faible niveau depuis plus de 40 ans. Pour soutenir l économie, le gouvernement a adopté une série de mesures de relance budgétaire et monétaire à travers notamment son vaste plan d investissement d un montant de 500 MM., des injections de liquidité dans le système financier et la réduction du taux directeur de 30 points de base à un niveau bas historique de 3,85%. Au Brésil, l un des pays les plus impactés par la pandémie, l activité économique a affiché une récession de 4,1% en 2020 contre +1,4% en Les mesures déployées par la banque centrale à travers la réduction de son taux directeur à cinq reprises depuis le début de l année de 250 points de base globalement pour le ramener à 2%, son plus bas niveau historique, ont favorisé une certaine reprise de l économie à partir du T3-20. Pour ce qui est de l Inde, l activité économique a enregistré une contraction historique de 8% en 2020 contre +4,2% en 2019, contrainte par le strict confinement mis en place pour ralentir la propagation de la pandémie. Dans ce contexte, la Banque centrale de l Inde a réduit à deux reprises son principal taux directeur de 115 points de base globalement pour le ramener à 4%. R E D R ESSEMEN T D E L A C T I V I TE E C O N O MI Q U E MON D I A L E EN ,1 2,8 2,4 2,4 Dans un contexte marqué par le début des campagnes de vaccination et par le déploiement de mesures de soutien supplémentaires dans certaines grandes économies, le Fonds Monétaire International (FMI) a rehaussé de 0,4 point ses perspectives de croissance de l économie mondiale en 2021 en avril en comparaison avec l édition du mois de janvier. Ainsi, l économie mondiale devrait connaître un rebond de la croissance de 5,9% en 2021, ce qui permettra d effacer complètement la récession de 3,3% affichée un an auparavant. Toutefois, ces prévisions se confrontent à des incertitudes et dépendent de plusieurs facteurs à savoir, la recrudescence de la pandémie, les progrès plus lents que prévu en matière d'interventions médicales et l accès inégal aux vaccins et aux thérapies, qui pourrait compliquer davantage la reprise. Ajoutons à cela le resserrement éventuel des conditions financières qui présente des risques de refinancement pour les emprunteurs vulnérables et augmente les insolvabilités parmi les entreprises et les ménages. Au niveau des économies avancées, la croissance devrait se redresser de 9,8 points pour ressortir à +5,1% en 2021 (+4,3% en janvier). Ce rehaussement est porté particulièrement par la croissance de l économie américaine qui devrait se rétablir de 9,9 points à 6,4% (+5,1% en janvier). Cette révision s explique par la forte dynamique observée au S2-20 et par le soutien supplémentaire apporté au plan de relance budgétaire en décembre De même, la croissance du Japon devrait atteindre +3,3% en 2021, en hausse de 8,1 points par rapport à 2020 (+3,1% en janvier), en relation avec l effort supplémentaire en matière budgétaire introduit à la fin de De son côté, la croissance de la zone euro devrait s améliorer de 11 points à 4,4% (+4,2% en janvier), reflétant un assouplissement de l'activité observé vers la fin de 2020 qui devrait se poursuivre au début 2021 dans un contexte de hausse des infections et de nouvelles décisions de confinement. Pour ce qui est des pays émergents et en développement, l activité économique devrait se redresser de 8,7 points pour s établir à 6,5% en 2021 (+6,3% en janvier). Néanmoins, les trajectoires de reprise devraient diverger entre les pays, en particulier la Chine qui connaît une reprise robuste soutenue par une stratégie d investissement public vigoureuse et par l apport massif de liquidités par la banque centrale. Ainsi, le PIB chinois devrait s accroître de 8,1% contre +2,3% en 2020 (+8,1% en janvier). Parallèlement, la croissance de l Inde devrait s élever à +12,5% contre -8% en 2020 (+11,5% en janvier), sous l effet des mesures de relance monétaire et budgétaire mises en place et des prix modérés du pétrole. Pour sa part, la Russie devrait voir son économie s accroître de 3,8% contre -3,1% (+3% en janvier) et celle du Brésil de 3,7% contre -4,1% (+3,6% en janvier). 2,8 Direction du Trésor et des Finances Extérieures 12

13 févr.-17 avr.-17 juin-17 août-17 oct.-17 déc.-17 févr.-18 avr.-18 juin-18 août-18 oct.-18 déc.-18 févr.-19 avr.-19 juin-19 août-19 oct.-19 déc.-19 févr.-20 avr.-20 juin-20 août-20 oct.-20 déc Baisse des cours des produits énergétiques Les cours des matières premières ont subi un choc inédit sur l offre et la demande en 2020, en liaison avec les mesures restrictives mises en place pour faire face à la crise sanitaire. La récession économique et la baisse de la demande mondiale qui s en est suivie ainsi que le bouleversement des chaines d approvisionnement ont eu un impact différencié sur les cours des produits de base. Ainsi, l indice synthétique des produits énergétiques s est replié de 31,3%, tandis que celui des produits non-énergétiques s est apprécié de 3,4%. Le repli des prix des produits énergétiques reflète une baisse généralisée aussi bien des cours du pétrole brut Brent (-33,1%), revenus de 64 $ US/bbl en moyenne de 2019 à 42,8 $ US/bbl, que du gaz butane (-10,5%), de 424 $/T à 379 $/T. Concernant le pétrole, les prix ont évolué en quatre phases distinctes. Une première lors du début du choc de la crise sanitaire de la Covid-19, qui s est étalée jusqu à fin avril, et où les prix ont chuté de 63,4 $/bbl en janvier à 26,6 $/bbl en avril, soit leur plus bas niveau depuis 2002, étant donné les grandes perturbations du secteur des transports, en particulier le trafic aérien et la contraction de l activité économique conjuguée à une offre abondante. Dans ce contexte, le cours de référence WTI a affiché un effondrement historique au 20 avril 2020, s échangeant à un prix négatif de -37 $/bbl, alors que les prix du Brent se sont également repliés pour atteindre leur niveau le plus bas depuis 2001, s échangeant à 17,4 $ le même jour. Une seconde phase marquée par le rétablissement des prix à partir du mois de mai jusqu à août, où ils sont passés de 32,4 $/bbl à 44,3 $/bbl. Ce redressement a été soutenu, d une part, par la baisse de la production des pays de l OPEP+ suite à l accord de réduire de 9,7 mb/j la production du pétrole en mai et juin qui a été prolongé jusqu à fin juillet et, d autre part, par les perspectives de reprise de la demande mondiale, en raison de l allègement des mesures de confinement dans plusieurs économies. Une troisième phase de baisse en septembre et octobre, où les prix sont revenus en moyenne à 40,8 $/bbl, sous l effet notamment du resurgissement d une deuxième vague de contaminations par la Covid-19, le durcissement des restrictions et les incertitudes liées aux élections américaines. Enfin, les prix du pétrole se sont orientés à la hausse à partir du mois de novembre, soutenus par le regain d optimisme quant à la reprise de l activité économique suite au démarrage des premières campagnes de vaccination aux États-Unis et en Europe. Prix du Pétrole - En $ / baril 54 $/bbl 71 $/bbl 64 $/bbl 42,8 $/bbl Source : Bloomberg A l instar du pétrole, les cours du gaz butane ont enregistré une baisse annuelle de 10,5% pour revenir à 379,1 $/T en moyenne de 2020 contre 423,7 $/T en En effet et après une augmentation continue durant les deux premiers mois de l année pour atteindre un pic de 539,1$/T en février, en liaison avec la hausse des exportations américaines vers la méditerranée, les cours se sont ensuite effondrés à leur plus bas depuis 2000 en avril, soit 194 $/T. Ce recul s explique notamment par l abondance de l offre pétrolière conjuguée à la réduction de la demande du gaz butane en zone euro-méditerranéenne sous l effet de la faiblesse de son utilisation par l industrie pétrochimique. Après cette phase, les cours se sont appréciés pour clôturer l année à 520 $/T, sous l effet notamment de la hausse de la demande nord-africaine, de l augmentation des exportations européennes vers l Inde en mai et la reprise de l activité industrielle avec l allègement progressif des restrictions. Direction du Trésor et des Finances Extérieures 13

14 Fév 17 Avr 17 Juin 17 Août 17 Oct 17 Déc 17 Fév 18 Avr 18 Juin 18 Août 18 Oct 18 Déc 18 Fév 19 Avr 19 juin 19 Août 19 Oct 19 Déc 19 Fév 20 Avr 20 Juin 20 Août 20 Oct 20 Dec 20 févr.-17 avr.-17 juin-17 août-17 oct.-17 déc.-17 févr.-18 avr.-18 juin-18 août-18 oct.-18 déc.-18 févr.-19 avr.-19 juin-19 août-19 oct.-19 déc.-19 févr.-20 avr.-20 juin-20 août-20 oct.-20 déc.-20 Prix du gaz butane - En $ / tonne 467 $/T 519 $/T 424 $/T 379 $/T Source : Bloomberg Pour sa part, la hausse de l indice des prix des produits non énergétiques recouvre une augmentation de l indice des denrées alimentaires (+6,9%) et des replis des indices des phosphates et ses dérivés (-9,6%) et des métaux de base (-1,3%). Au niveau des denrées alimentaires, et après s être inscrits en baisse au premier semestre de 2020, les prix se sont redressés au deuxième semestre, en liaison avec la reprise de la demande mondiale avec l assouplissement des mesures de restrictions et la dépréciation du dollar américain, portant leur hausse annuelle à 6,9%. Ainsi, ces hausses ont atteint 9,7% en moyenne annuelle pour le blé tendre français (230 $/T), 9,2% pour le blé tendre américain (239 $/T) et 4% pour le sucre (308,5 $/T). Par contre, les cours ont baissé de 23,4% pour l orge s établissant en moyenne annuelle à 98,6 $/T et de 2,2% pour le maïs à 167,2 $/T, en liaison avec les conditions de cultures favorables dans les principales régions productrices. Pour sa part, l indice synthétique des prix des métaux a baissé de 1,3% en 2020, particulièrement durant les quatre premiers mois de l année, sous l effet du ralentissement de l activité mondiale en particulier en Chine, conjugué à une baisse de l offre à la suite de l interruption de la production résultant de la fermeture des mines et des raffineries. Ainsi, et tandis que seuls les cours du cuivre se sont renchéris de 3,2% (6.237 $/T), les prix des métaux non ferreux ont reculé de 4,6% pour l aluminium (1.721 $/T), de 8,1% pour le plomb (1.844$/T), de 10,7% pour le zinc (2.290 $/T) et de 0,4% pour le nickel ( $/T). De même, le prix moyen du phosphate brut s est replié de 13,1% sur l année pour s établir à 76,8 $/T. Ce recul déjà entamé au S2-19, s est poursuivi durant les quatre premiers mois de l année 2020 où les prix sont revenus à 70,8 $/T en avril, avant de repartir à la hausse pour terminer l année à 83,3 $/T en décembre. De leur côté, les cours des dérivés du phosphate ont affiché des tendances contrastées. Ainsi, les prix du DAP ont augmenté de 2,5% (315,6 $/T) en 2020, en raison de l affaiblissement de la production de la Chine et de l Inde, alors qu ils ont reculé de 9,6% en moyenne (267,7 $/T) pour le TSP. Prix du Phosphate - En $ / tonne 90/T 88 $/T 88 $/T 76 $/T Source : Banque mondiale Direction du Trésor et des Finances Extérieures 14

15 6. Bonnes performances sur les principales places boursières Malgré le contexte inédit de la crise de la Covid-19, les indices boursiers ont affiché à fin 2020 des performances positives au niveau des places américaines, alors qu en Europe la chute des indices boursiers a été relativement contenue. Ces résultats ont été soutenus principalement par les politiques monétaires accommodantes, les programmes budgétaires de soutien aux économies, le déploiement des premières compagnes de vaccination et l atténuation des incertitudes liées aux élections américaines et au Brexit. Ainsi, aux États-Unis, l indice boursier NASDAQ, à forte composante technologique, s est redressé de 43,7%, soit sa meilleure performance annuelle depuis 2009, pour atteindre un niveau historique dépassant la barre des points. Parallèlement, l indice S&P 500 a progressé de 16%. Au niveau des places européennes, l indice de référence EuroStoxx 50 a reculé de 5% en 2020, reflétant des replis des indices CAC40 (-6,2%), FTSE/MIB Milan (-5,8%) et IBEX Madrid (-14,2%) et une hausse du GDAXI Francfort (+1,8%). Parallèlement, les places financières des pays émergents ont affiché des résultats positifs, comme en témoigne la progression de 16% de l indice boursier émergent MSCI-EM. Direction du Trésor et des Finances Extérieures 15

16 II. CONTEXTE NATIONAL : 1. CROISSANCE ECONOMIQUE : Une première récession depuis les années Importante perte de croissance au deuxième trimestre Compte tenu du choc inédit lié à la pandémie de la covid-19, l économie marocaine est entrée en récession en 2020 et ce, pour la première fois depuis le début des années 80. Cette récession, estimée à 6,7%, est surtout liée à l importante chute du rythme de croissance des activités non agricoles de 16% au T2-20, coïncidant avec le confinement général de la population. Par ailleurs et dès fin mai et même préalablement au déconfinement pour certains secteurs, l activité a marqué une reprise progressive, notamment au niveau de l industrie, des BTP et du commerce. Force aussi de constater que des secteurs importants, qui représentent 31% de la valeur ajoutée totale, ont fait preuve d une résilience importante en affichant des taux de croissance positifs. 3,9% 2,8% CHOC AU T2-20 LORS DU CONFINEMENT PIB I PIB non agricole 3,5% 2,4% 3,4% 2,4% 3,3% 2,3% 0,7% 0,1% -16,0% -14,9% -7,0% -7,2% -5,8% -6,0% T1-19 T2-19 T3-19 T4-19 T1-20 T2-20 T3-20 T ,6% VA 49,3% VA 31,0% VA IMPACTS DIFFÉRENCIÉS PAR SECTEUR - Moyenne des 4T-20 Hôtels et restaurants Transports Commerce Bâtiment et travaux publics Agriculture Services aux entreprises Industrie de transformation Electricité et eau Postes et télécommunication Activités financières et assurances Administration publique Pêche, aquaculture Education, santé et action sociale Industrie d'extraction Source : Haut-Commissariat au Plan En effet et sur la base des derniers résultats des comptes nationaux trimestriels du HCP, l économie nationale a enregistré une contraction de 7,1% en moyenne des quatre trimestres de l année 2020 (4T-20) contre +2,5% en 2019, sous l effet principalement du confinement mis en place face à la pandémie et des mesures de restrictions et de limitations qui ont suivi. Cette situation est particulièrement liée à un recul important de la valeur ajoutée non agricole de -6,7% contre +3,8% en De son côté, et compte tenu de la succession de deux campagnes agricoles défavorables, la valeur ajoutée du secteur a enregistré une baisse de -8% aux 4T-20 au lieu de -5,8% un an auparavant. Le secteur de la pêche a enregistré une croissance de +3,5% contre +7,6%, ce qui a relativement limité la baisse de la valeur ajoutée du secteur primaire à -7% contre -4,6% aux 4T-19. De son côté, la croissance de la valeur ajoutée du secteur secondaire s est repliée de -5,6% contre +3,6% un an auparavant, découlant des contre-performances enregistrées au niveau du BTP (-8,8% contre +1,7%), des industries de transformation (-6,4% contre +2,8%) et de l électricité et eau (-3,9% contre +13,5%). Par ailleurs, force est de constater une évolution positive au niveau des industries d extraction (+5,2% contre +2,4%). Au niveau du secteur tertiaire, la contraction de l activité a été plus prononcée avec une baisse de 7,4% contre +3,8% aux 4T-19. En effet, les pertes de croissance les plus importantes ont été enregistrées au niveau des secteurs du tourisme (-54,8% après +3,7%), du transport (-27,4% après +6,6%), du commerce (-11,7% contre +2,4%), des services rendus aux ménages et aux entreprises (-7,3% contre +4%) et, dans une moindre mesure, des télécommunications (-0,9% après +0,3%). Par ailleurs, d autres secteurs plus résilients ou moins exposés aux effets de la crise sanitaire ont maintenu une croissance positive, notamment l éducation et santé (+3,5% contre +2,4%), l administration publique (+3,5% contre +5%) et les activités financières et assurances (+2,4% après +4,6%). Compte tenu de ces évolutions et de la baisse du poste impôts nets des subventions (-9,3% au lieu de +2% aux 4T-19), la croissance du PIB non agricole a reculé de -7% contre +3,5% en Quant au PIB nominal, il a enregistré un repli de 6,9%, laissant apparaître une légère hausse du niveau général des prix de 0,2% contre +1,4% aux 4T-19. Direction du Trésor et des Finances Extérieures 16

17 Fort repli de la contribution de la demande intérieure à la croissance économique Durant l année 2020, la demande intérieure a contribué négativement à la croissance économique à hauteur de -6,9 points en moyenne des 4T-20 au lieu de +2 points en En effet, son rythme de baisse s est situé à -6,5% contre +1,8% un an auparavant, reflétant des reculs aussi bien de l investissement (-8,5% au lieu de +0,2%), amputant la croissance du PIB de -2,8 points contre un effet quasi nul un an auparavant, que de la consommation des ménages (-8,7% contre +1,8%), soit une contribution de -4,9 points à la croissance économique contre +1 point en Pour sa part, la consommation finale des administrations publiques a progressé de 4,4% au lieu de +4,8%, affichant ainsi une contribution quasi-stable à la croissance de l ordre de 0,9 point. Recul des échanges extérieurs Compte tenu d un rythme de baisse plus important des exportations (-14,8% contre +5,6%) en comparaison avec les importations (-11,5% contre +3,4%), la contribution du solde des échanges extérieurs de biens et services à la croissance économique s est située à un niveau de -0,2 point contre +0,5 point en Contribution à la croissance : Investissement / Consommation / Echanges extérieurs - En points 2,4 1,8 2,4 2,7-4,0 2,6 2,5 1,3 1,8-1,2 0,5 1,9-2,8-4, * Source : Haut-Commissariat au Plan I *moyenne des 4T-20 P R I N C I PA L ES MES U RE S D E S O U TI EN MI S ES E N PLACE D A N S L E C A D R E D U C V E Dans le cadre des efforts consentis par le Gouvernement pour anticiper les répercussions économiques directes et indirectes de la crise sanitaire de la Covid-19, il a été procédé, le 11 mars 2020, à la mise en place au niveau du Ministère de l Economie, des Finances et de la Réforme de l Administration, d un Comité de Veille Economique (CVE). Ce comité, qui s est réuni 11 fois au cours de l année 2020, a été chargé de suivre l évolution de la situation économique et de décider des réponses appropriées en termes d accompagnement des secteurs vulnérables aux chocs induits par la crise sanitaire et du soutien du pouvoir d achat des ménages touchés. En Parallèle et sur instruction de Sa Majesté le Roi, un fonds spécial dédié à la gestion de la pandémie a été créé le 19 mars Il est réservé, d une part, à la prise en charge des dépenses de mise à niveau du dispositif médical en termes d infrastructures et, d autre part, au soutien de l économie nationale, à travers une batterie de mesures ciblées pour les secteurs les plus impactés ainsi qu en matière de préservation des emplois et d atténuation des répercussions sociales de cette crise. Doté d une enveloppe initiale de 10 MM.DH, ses ressources, auxquelles ont contribué les entreprises et les institutions aussi bien publiques que privées, ainsi que les particuliers ont atteint 34,7 MM.DH à fin décembre Parallèlement et en juillet 2020, une loi de finances rectificative (LFR) a été adoptée visant la révision les hypothèses de base de l élaboration de la LF-20 compromises par la crise sanitaire et l opérationnalisation des mesures de soutien et de relance économique dans le cadre de la lutte contre la pandémie.. Mesures de soutien en faveur des entreprises : - Le report, si besoin, des échéances des obligations fiscales du 31 mars au 30 juin 2020 pour les entreprises dont le chiffre d affaires est inférieur à 20 millions de DH ; - La suspension du paiement des charges sociales durant la période du confinement ; - L exonération de l impôt sur le revenu, de tout complément d indemnité versé au profit des salariés (affiliés à la CNSS) par leurs employeurs, dans la limite de 50% du salaire mensuel net moyen ; - Le report des échéances des crédits bancaires et des échéances de Leasing au profit des entreprises et des ménages impactés par la crise ainsi que les personnes exerçant une profession libérale en difficulté, jusqu au 30 juin sans paiement ni de frais ni de pénalités ; Direction du Trésor et des Finances Extérieures 17

18 - Le lancement par la CCG d un nouveau produit de garantie «Damane Oxygène» qui vise la mobilisation des ressources de financement en faveur des entreprises, y compris celles opérant dans le secteur immobilier, dont la trésorerie s est dégradée à cause de la baisse de leur activité ; - La mise en place d un crédit à taux zéro pour les auto-entrepreneurs, impactés par la crise de la Covid-19 pouvant atteindre un montant de 15 mille dirhams, les intérêts y afférents étant totalement pris en charge par le secteur des assurances ; - La mise en place d un dispositif de garantie par l Etat du financement de la phase de relance des entreprises, post-crise et qui couvre tout le spectre des entreprises, publiques et privées, négativement impactées par la pandémie. Il s agit de deux Produits de garantie : 1) «Relance TPE», qui permet une garantie de l'etat à hauteur de 95% pour les crédits de relance de l'activité, accordés aux TPE, commerces et artisans dont le chiffre d'affaires est inférieur à 10 M.DH ; 2) «Damane Relance», qui permet une garantie de l'etat variant entre 80% et 90% pour les entreprises dont le chiffre d affaires est supérieur à 10 M.DH. En plus de ces dispositions, des mesures émanant des plans de relance sectoriels élaborés par la CGEM en concertation avec les fédérations sectorielles ont été mises en place pour remettre en marche l appareil productif national sur des bases plus saines, notamment : - La signature d un pacte pour la relance économique et l emploi entre l Etat (MEFRA), la CGEM et le GPBM ayant pour objectif de relancer la dynamique économique, sauvegarder et promouvoir l emploi et préserver la santé des travailleurs, accélérer le processus de formalisation de l économie et promouvoir la bonne gouvernance. - La signature de trois contrats-programmes pour les secteurs fortement impactés par la crise : le secteur touristique, le secteur de l'évènementiel et des traiteurs et le secteur des parcs d'attractions et de jeux. - Signature de quatre nouveaux contrats-programmes au début de l année 2021, couvrant le secteur de la presse, des industries culturelles et créatives, les salles de sport privées et les crèches. Ces contrats programmes comportent des mesures de soutien à caractère social et économique visant la préservation de l emploi et l appui en faveur de l activité entrepreneuriale dans ces secteurs. Mesures de soutien en faveur des ménages : - La suspension du paiement des cotisations sociales dues à la CNSS pour les affiliés et la remise gracieuse des majorations de retard au titre de la période précitée ; - L octroi d une indemnité forfaitaire mensuelle nette de DH et du maintien des prestations relatives à l AMO et des allocations familiales au profit des salariés affiliés à la CNSS et qui sont en arrêt partiel ou total du travail, suite aux répercussions de la crise sanitaire ; - Le versement d indemnités en deux phases, dans le cadre de l opération «Tadamon», aux travailleurs du secteur informel bénéficiant du RAMED. Les ménages ne disposant pas de RAMED, opérant dans le secteur informel et qui ont perdu leurs revenus suite au confinement obligatoire, ont bénéficié également de cette disposition sur demande ; - L exonération, sur instruction de Sa Majesté le Roi, des droits de bail pendant la période de l état d urgence sanitaire pour les locataires des locaux des Habous destinés au commerce, aux métiers, aux services et à l habitation ; - Le report jusqu au 30 juin 2020 des échéances des crédits logement et consommation pour les personnes ayant des échéances mensuelles de crédit allant jusqu à 3000 DH pour les crédits logement et 1500 DH pour les crédits consommation. L intégralité des intérêts intercalaires générés par ce report ayant été prise en charge par l Etat et le secteur bancaire. - Prolongement, jusqu au 30 juin 2021, des offres de garantie et de plusieurs mesures de soutien afférant aux huit contratsprogrammes signés : Tourisme, restauration, traiteurs et évènementiel, parcs de jeux et d'attraction, presse, industries culturelles et créatives, salles de sport privées et crèches Une faible campagne céréalière et un comportement positif des autres filières La campagne agricole 2019/2020 a été caractérisée par un déficit pluviométrique important et une mauvaise répartition temporelle des précipitations. Ainsi, le cumul pluviométrique s est limité à 239 mm à fin mai 2020, en baisse de 31% par rapport à la moyenne des 30 dernières années et de 19% par rapport à la campagne précédente. En termes de résultats, la production des trois principales céréales a été estimée à 32 millions de quintaux, en sensible baisse de 39% par rapport à la campagne précédente et de 57% par rapport au niveau moyen de 75 M.Qx. S agissant des agrumes, la production a enregistré une baisse de 30% pour revenir à 1,8 million de tonnes après 2,6 millions de tonnes durant la campagne précédente. De même, la production oléicole a avoisiné les 1,4 million de tonnes, en baisse de près de 27% par rapport à la campagne précédente. Par ailleurs, des tendances favorables ont été relevées au niveau des autres filières, en particulier les cultures maraîchères, pour lesquels les exportations ont enregistré une hausse de 12%. C est ainsi que les expéditions de la tomate ont marqué une augmentation de l ordre de 5% alors qu une croissance remarquable de 22% a été observée du côté des fruits rouges avec un volume exporté de tonnes contre tonnes un an auparavant. Direction du Trésor et des Finances Extérieures 18

19 Concernant le cheptel, les précipitations des mois de mars et d avril ont contribué à l amélioration de la situation des ressources fourragères des parcours et à l atténuation de l impact de la sécheresse sur le revenu des éleveurs. Notons à ce titre qu un programme d urgence de lutte contre la sécheresse a été mis en place consistant, entre autres, en la distribution auprès des éleveurs de 2,5 M.QX d orge subventionné à un prix fixé à 2 DH/Kg, soit une enveloppe globale de 350 M.DH. P R E M I E R E S E S T I M A T I O N S D E S P R O D U C T I O N S A R B O R I C O L E S Malgré les conditions climatiques difficiles en 2020 et la crise sanitaire, la production des principales arboricoles s annonce prometteuse au titre de la campagne agricole , comme en témoignent les premières estimations du Ministre de l Agriculture : Agrumes : Hausse de 29% sous l effet des températures relativement clémentes durant les périodes de floraison et de nouaison et de l entrée en production des nouvelles plantations. En termes d exportations, et face à l offre relativement limitée des principaux concurrents du Maroc et d une demande internationale soutenue pour les agrumes dans le sillage de la pandémie, une hausse de 10% est attendue. Olivier : Progression de 14% compte tenu de l effet positif des pluies des mois d avril et de mai 2020 qui ont favorisé la nouaison et le développement des fruits. De même, l effet de l alternance de l olivier a coïncidé cette campagne avec un cycle haut de production. Palmier dattier : Hausse de 4% en comparaison avec le record atteint l année dernière. Cette performance record est due aux effets positifs des conditions climatiques et à l impact du programme de plantation de 1 million de palmiers. Pour ce qui est des préparatifs du Maroc pour la campagne agricole , près de 1,6 M.Qx de semences ont été réservées dont 1,5 M.Qx auprès de la SONACOS et 100 mille Qx au niveau du secteur privé pour assurer le bon déroulement des semis et l approvisionnement du marché dans les meilleures conditions. En effet, le soutien de l État aux prix s élève à 175 DH/q pour le blé tendre, 200 DH/q pour le blé dur et 325 DH/q pour l orge. Le département de l agriculture a également annoncé l allocation d une superficie de 507 mille hectares aux herbages et une superficie de 58 à 69 mille hectares aux cultures sucrières. Source : Ministère de l Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts 1.3. Ralentissement des activités non agricoles Sur le plan sectoriel, l année 2020 a été marquée par une conjoncture extrêmement difficile suite à la propagation de la pandémie de la Covid-19, en particulier lors de la mise en place de mesures strictes de confinement du 20 mars au 10 juin puis des décisions restrictives spécifiques après cette date. Cette situation s est traduite par un arrêt quasi-total des secteurs du tourisme et du transport aérien des voyageurs et par un ralentissement, à des degrés différenciés, de l activité des autres secteurs économiques : Secteur de la pêche : Le volume des débarquements des produits de la pêche côtière et artisanale a reculé au terme de l année 2020 de 7,1% contre +6,4% un an auparavant, recouvrant une baisse des captures du poisson pélagique (-9,2%) et des hausses respectives de 11,4% et 8,9% de celles des céphalopodes et du poisson blanc. De son côté, la valorisation des captures s est contractée de 8,5% contre -0,1% un an auparavant, tirée principalement par des baisses des valeurs des captures des crustacées et coquillages (-24,7%), du poisson blanc (-12%) et du poisson pélagique (-7,6%). Débarquements de la pêche côtière et artisanale : Volume / Valeur en %- 22,5% 6,4% 0,8% 0,1% 6,4% 3,9% 7,3% 9,1% 0,1% 10,0% 8,9% 6,7% 5,4% 2,2% -8,5% -7,1% -0,3% -5,3% Secteur minier : Source : Office national de la pêche Le secteur des phosphates a affiché une bonne résilience au cours de l année 2020, soutenu par la bonne performance du Groupe OCP qui a gardé ses avantages compétitifs dans un marché à forte demande. En effet, la production de phosphate brut s est renforcée de 6,1% contre +2,8% en De même, la production des dérivés a enregistré une hausse de 9,7% contre +12,3% et ce, suite à l amélioration de la production aussi bien de l acide phosphorique (+6,1%) que des engrais phosphatés (+12,1%). Direction du Trésor et des Finances Extérieures 19

20 Parallèlement, les exportations en volume ont marqué un net rebond de 8,9% pour le phosphate brut et de 20,5% pour les dérivés. Cette bonne performance reflète le maintien de la position de leadership du Groupe OCP dans un contexte marqué par un repli notable des principaux concurrents, notamment, la Chine et les Etats-Unis. Elle est attribuée également à la hausse significative des volumes d exportations d engrais, principalement vers l Inde, l Amérique latine, l Europe et dans une moindre mesure l Afrique. Exportations Phosphate -glissement mensuel - Production Phosphate / Dérivés de phosphate -T/T-4 en 2020 en % Secteur industriel : Source : Office Chérifien de Phosphate Durant l année 2020, l indice de production des industries manufacturières, hors raffinage de pétrole, a affiché une baisse de 6,3% contre +2,4% l année précédente. Ce repli, constaté particulièrement au T2-20 (-21,4%) a concerné la quasi-totalité des secteurs à l exception des industries alimentaires (+0,9%), l industrie du papier et du carton (+2,1%), l industrie chimique (+8,6%) et l industrie pharmaceutique (+2,9%). Ainsi, les plus fortes baisses annuelles ont concerné les secteurs liés à la fabrication d autres matériels de transport (-42,1%), l industrie automobile (-25%) et l industrie du cuir et de la chaussure (-25,3%). Notons qu après la contreperformance du T2-20, la baisse a été quasiment épongée au T3-20 (-2,6%) et au T4-20 (-1,2%), témoignant de la reprise de la plupart des secteurs industriels, en particulier la fabrication de textiles et la métallurgie. Le Maroc a ainsi démontré, durant cette crise sanitaire, une grande agilité économique et industrielle qui permet aujourd hui de prétendre à une meilleure compétitivité dans un marché mondial en mutation. Pour sa part, et après avoir enregistré en avril son plus bas niveau depuis le lancement de l enquête, le taux d utilisation des capacités de production industrielle (TUC) s est progressivement rétabli durant le reste de l année. Ainsi, en moyenne de l année 2020, le TUC a baissé de 9,3 points, pour s établir à 64,8%, traduisant un recul généralisé de toutes les branches d activité, notamment celui de l industrie du textile et cuir (-20,2 points), des industries mécaniques et métallurgies (-15,3 points), de la chimie et parachimie (-7,6 points) et, dans une moindre mesure, de l agroalimentaire (-2,8 points). Indice de la production industrielle - Hors raffinage de pétrole - En % - 2,8% T ,2% 1,5% T2-17 1,9% T3-17 2,6% T4-17 2,3% T ,9% 2,0% T2-18 2,3% T3-18 5,0% T4-18 2,7% T ,4% 2,3% T2-19 1,6% T3-19 2,4% T4-19 0,5% T ,4% T ,6% -6,3% T ,2% T4-20 Source : Haut-Commissariat au Plan Taux d utilisation des capacités de production industrielle 77,0% 73,0% 69,0% 65,0% 61,0% 57,0% 53,0% 49,0% 45,0% Moyenne Janvier - Décembre 2018 : 72,7% I 2019 : 74,2% I 2020: 64,8% Jan Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sep Oct Nov Déc Source : Bank Al-Maghrib Direction du Trésor et des Finances Extérieures 20

21 P R I N C I P A U X P R O J E T S I N D U S T R I E L S E N D A N S L E S E C T E U R A U T O M O B I L E Hands corporation (Corée du Sud) : Inauguration par l équipementier automobile coréen, spécialisé dans la fabrication de jantes en aluminium, de son premier site de production en Afrique à Tanger, avec un investissement atteignant 4,3 MM.DH. Implanté à Tanger Automotive City sur une superficie de 23 hectares, le complexe industriel permettra la création de emplois, avec une capacité de production à terme de 8 millions d unités par an, dont 85% destinées à l export. ADIENT (USA) : Lancement des travaux d une deuxième unité industrielle au sein de la zone d'accélération industrielle de Kénitra. Cette usine, qui sera réalisée sur un terrain de m², mobilisera un investissement de 15,5 millions d'euros et permettra de générer emplois et un chiffre d'affaires à l'export de 60 millions d'euros pour servir véhicules. Varroc Lighting Systems Maroc : Accord de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) d un prêt de 15 M. au profit de la société opérant dans la fabrication de composants automobiles innovants de systèmes d éclairage extérieur pour continuer de développer son activité au Maroc et fournir les usines Renault à Tanger, Peugeot PSA à Kenitra et également d autres constructeurs tels que Volkswagen et SEAT. Le projet inclut également la mise en place d un centre d ingénierie et des laboratoires de validations. TE connectivity (USA): Signature d une convention d investissement portant sur la réalisation d une usine à Tanger Automotive City pour la production de connecteurs destinés au secteur automobile pour un investissement d une valeur de 147,3 M.DH qui permettra de générer 500 nouveaux emplois directs. BILAN DE L ACTIVITE DU GROUPE RENAULT MAROC : Compte tenu de la suspension temporaire des deux usines de Tanger et Casablanca entre mars et avril, les deux sites de production ont réussi à reprendre leur fonctionnement normal afin de répondre à la demande des pays d exportation. La production au niveau des deux usines du groupe Renault Maroc a reculé de 30% par rapport à 2019, se limitant à véhicules, dont unités produites à l usine de Tanger et à l usine SOMACA (Casablanca). Malgré cette baisse qui traduit le recul de la demande de la marque Dacia dans le monde, le Groupe Renault Maroc maintient une part de marché au Maroc supérieure à 40% pour la quatrième année consécutive. Les ventes à l étranger du groupe, à destination de 73 pays, soit un de moins qu en 2019, ont également baissé de 30% à véhicules. Ainsi, l usine de Tanger a exporté véhicules (94% de sa production en 2020), tandis que l unité industrielle de Casablanca (SOMACA) a exporté pour sa part véhicules (75% de sa production). BILAN DE L ACTIVITE DU GROUPE PSA : Après son entrée en activité au cours du mois d octobre 2019, les exportations de l Usine PSA de Kenitra ont atteint voitures en A terme, la production de l Usine sera portée à vésicules/an avec un taux d intégration de 80% contre 60% actuellement, grâce à l installation de 62 fournisseurs, dont 27 implantés pour la 1 ère fois au Maroc Secteur énergétique : La production locale d électricité s est repliée de 4,1% à fin 2020 contre +17,2% un an auparavant. Cette évolution est principalement liée à la baisse de la production de l ONEE (-13,8%) et, dans une moindre mesure, à celles issues des énergies renouvelables inscrites dans le cadre de la loi (-6,6%) et de la production concessionnelle (-0,9%). Pour ce qui est du solde des échanges d énergie avec l Algérie et l Espagne, il a affiché une sensible baisse de 125%, recouvrant un repli de 57% des exportations et une hausse de 62,8% des importations. Ainsi, l énergie appelée nette a reculé de 1,2% à fin 2020 contre +4,2% en De son côté, la consommation d électricité a accusé une baisse de 1,5% contre +0,3% il y a un an. Cette diminution trouve son origine dans les replis de la consommation d électricité à très haute tension et haute tension (-5,4%), celle distribuée aux régies (-4,8%) et, dans une moindre mesure, de la consommation à moyenne tension (-0,4%). Par contre, la consommation résidentielle a progressé de 4,2% à fin 2020 et ce, suite à la période du confinement et le maintien du télétravail dans plusieurs secteurs. Consommation mensuelle de l électricité - En % - Production nette d électricité - En GWh - 1,3% 5,3% 2,5% 0,5% 3,1% 4,6% 5,7% 2,9% +5,1% +0,6% +4,2% -1,2% ,1% -0,1% -2,2% -17,5% -18,4% Jan 20 Fév 20 Mars 20 Avr 20 Mai 20 Juin 20 Juil 20 Août 20 Sep 20 Oct 20 Nov 20 Déc Source : Office national de l électricité et de l eau potable Direction du Trésor et des Finances Extérieures 21

22 BTP : Après la légère reprise de 2,6% constatée en 2019, les ventes de ciment ont accusé une baisse de 10% en Ceci étant, la reprise des chantiers dès le mois de mai a permis d atténuer la baisse qui avait culminé à 26% avec une performance positive de +2,1% sur la période juin-décembre. Notons que par composante, la contre-performance annuelle découle des replis au niveau du béton prêt à l emploi (-15,4%), du béton PREFA (-11,3%), du bâtiment (-20,3%) et de la distribution (-8,9%). Seules les ventes au niveau du segment de l infrastructure ont affiché une hausse de 12,5%. Ventes mensuelles de ciments - En %- Ventes de ciments - En tonne- 2,4% 6,6% 33,0% 18,6% 7,8% 6,7% -0,7% -2,5% -3,7% +2,6% -28,7% -55,5% -50,6% -24,1% -6,9% -0,7% % Jan 20 Fév 20 Mars 20 Avr 20 Mai 20 Juin 20 Juil 20 Août 20 Sep 20 Oct 20 Nov 20 Déc Source : Association Professionnelle des Cimentiers Parallèlement, les crédits bancaires accordés au secteur ont enregistré une hausse de 7 MM.DH ou 2,5% au cours de l année 2020 contre +9,4 MM.DH ou +3,5% un an auparavant. Cette évolution reflète une poursuite de la hausse des crédits alloués à l habitat (+7,3 MM.DH ou +3,4%, dont +3,5 MM.DH ou +45,3% au titre du financement participatif, contre +7,9 MM.DH ou +3,8%), tandis que les crédits à la promotion immobilière ont accusé une baisse de 1,1 MM.DH ou 1,8% contre -1,4 MM.DH ou -2,4% un an auparavant. IMPACT DE LA CRISE DE LA COVID -19 SUR L ACTIVITE DES ENTREPRISES MAROCAINES Les enquêtes réalisées par le HCP en juillet 2020 et en janvier 2021 au sujet de l impact de la crise sanitaire sur l activité des entreprises ont fait ressortir les résultats suivants : Pendant la période du confinement, 52,4% des entreprises ont réduit partiellement leur activité, 29,6% de manière totale mais temporaire et 1,3% ont déclaré avoir cessé leur activité de manière définitive. De leur côté, les trois quarts des entreprises exportatrices, ont arrêté partiellement ou totalement leurs activités pendant le confinement. Les principaux secteurs les plus touchés par cet arrêt sont l hébergement et la restauration avec 98% d entreprises en arrêt, les industries textiles et cuir et les Industries métalliques et mécaniques avec 99% et 91%, respectivement, ainsi que le secteur de la construction avec 93%. Après l arrêt observé durant le confinement et jusqu au début de juillet, 84,6% des entreprises ont repris leur activité, dont 32,4% avec un rythme normal, 52,2% partiellement, tandis que 15,4% étaient en arrêt. Pour leur part, les deux tiers des entreprises exportatrices ont repris leur activité, dont 18,6% normalement. Au terme du deuxième semestre 2020, 83,7% des entreprises ont maintenu leur activité, alors que 8,1% des entreprises sont toujours en arrêt temporaire, 6% ont arrêté temporairement leur activité après une reprise et 2,2% ont cessé leur activité de manière définitive. Par branche d activité, les entreprises qui trouvent toujours des difficultés à reprendre normalement leur activité sont celles du transport et de l entreposage (30,5% des entreprises en arrêt temporaire), de l hébergement et restauration (27%) et des activités immobilières (25%). Par ailleurs, la part des entreprises ayant déclaré un arrêt définitif s élève à 10% dans le secteur des industries du textile et du cuir et à 7% dans les activités immobilières. Les résultats de l enquête montrent que par rapport au deuxième semestre 2019, 83% des entreprises ont déclaré avoir subi une baisse de leur activité tandis que 12% ont connu une stabilité de leur niveau d activité et seulement 5% des entreprises ont enregistré une augmentation durant le deuxième semestre Tourisme : Source : Haut-commissariat au plan Après avoir maintenu une bonne dynamique durant les trois dernières années, le secteur touristique a pâti lourdement des effets de la crise sanitaire et des mesures restrictives mises en place par les autorités pour endiguer la pandémie de la Covid-19. En effet, la suspension dès le 15 mars de tous les vols internationaux de passagers et des liaisons maritimes en provenance et à destination du territoire marocain ainsi que la déclaration de l état d urgence sanitaire au Royaume ont entrainé un arrêt quasi-total de l activité touristique. Direction du Trésor et des Finances Extérieures 22

23 Malgré les mesures prises pour atténuer l impact de la pandémie sur le secteur, les arrivées des touristes aux postes frontières ont enregistré une baisse de 79,8% au T4-20, sous l effet des replis de 92% pour les touristes étrangers et de 59% pour les MRE. De même, les nuitées réalisées dans les hôtels classés ont reculé de 82,6%, résultat des baisses de 94% pour les non-résidents et de 52,3% pour les résidents. A fin 2020, les arrivées de touristes se sont repliées de 78,5% après +5,2% en 2019 et les nuitées ont accusé une baisse de 72,4% après +5,1%. Il est à signaler que les autorités marocaines ont annoncé différentes mesures d assouplissement de franchissement du territoire national notamment à partir du 7 septembre. En effet, les ressortissants des pays non soumis à l obligation de visa sont autorisés à se rendre sur le territoire marocain à condition de présenter une réservation d hôtel ou une invitation d une entreprise marocaine ainsi qu un test négatif de dépistage de la Covid-19. Un nouvel assouplissement a été annoncé, à partir du 1 er octobre, pour les voyageurs à destination du Maroc et concerne le prolongement de la durée des résultats du test PCR à 72h avant le vol au lieu des 48h avec suppression du test sérologique. CHUTE DES ARRIVEES INTERNATIONALES DE 74% EN 2020 D après le dernier rapport du Baromètre OMT du tourisme mondial, le nombre des arrivées internationales a enregistré une chute de 74% en 2020 au niveau mondial, soit 1 milliard de touristes en moins par rapport à 2019 et une perte de MM.$ de recettes. Cette évolution est le résultat d un effondrement sans précédent de la demande et de l instauration généralisée des restrictions sur les voyages. Par région, l Asie-Pacifique, première région à subir l impact de la pandémie et celle qui a les plus hauts niveaux de restrictions sur les voyages a affiché la plus forte baisse des arrivées de 84%. Le Moyen-Orient et l Afrique ont enregistré un repli de 75% suivi de l Europe avec une baisse de 70% et ce, malgré une légère amélioration en été. Enfin, les arrivées se sont repliées de 69% dans les Amériques après un léger sursaut au dernier trimestre. Pour l année 2021, l organisation note une dégradation des perspectives globales de rebond et estime qu il faudra une période allant de deux ans et demi à quatre ans au tourisme international pour retrouver les niveaux de Transport : Source : Organisation Mondiale du Tourisme Après avoir enregistré un record durant l année 2019, le trafic aérien a subi un choc sans précédent, affichant une baisse de 71,5% en 2020 pour se limiter à 7,1 millions de passagers ayant transité par les aéroports marocains contre 25,1 millions un an auparavant. Cette chute, s explique par la suspension des vols de passagers entre mars et juin 2020 et l ouverture partielle des frontières permettant aux citoyens marocains et aux résidents étrangers au Royaume ainsi que leurs familles d accéder au territoire nationale, en liaison avec le quasi-arrêt du secteur touristique et les incertitudes entourant la propagation de la pandémie. En effet, après une baisse relativement modérée de 12,6% au T1-20, le trafic aérien a sombré de 99% au T2-20%, puis de 89,2% et 78% au T3-20 et T4-20 respectivement parallèlement à la reprise timide des vols internationaux. Trafic aérien commercial au niveau des principaux aéroports Aéroports Cumul Var Parts MOHAMMED V % 41,1% 41,9% MARRAKECH % 25,5% 21,1% AGADIR % 8,0% 8,2% FES - SAISS % 5,7% 5,8% TANGER % 5,4% 6,9% RABAT-SALE % 4,4% 4,2% NADOR % 3,1% 3,9% OUJDA % 2,8% 2,7% LAAYOUNE % 1,0% 1,8% TOTAL % - - Source : Office National des Aéroports Pour sa part, l activité portuaire a maintenu une bonne résilience avec un volume global de 172,1 millions de tonnes du trafic transitant par les ports marocains au terme de 2020, en hausse de 12,4% par rapport à l année précédente. Cette évolution a été portée par la bonne performance du port de Tanger Med et du nouveau port de Safi, suite en particulier à la progression du trafic des céréales et des phosphates. Direction du Trésor et des Finances Extérieures 23

24 Par ailleurs, le trafic portuaire a été dominé par les importations à hauteur de 38,5%, suivi par le transbordement (34,7%) et des exportations (23,8%). De son côté, le trafic des passagers ayant transité par les ports en 2020 s est limité 1 million de passagers, en baisse de 80,4% par rapport à l année 2019, en raison de la suspension de l accès aux ports pour tous les navires de plaisance, de croisière et de passagers depuis le début de la pandémie, à l exception des opérations spéciales de rapatriement des marocains bloqués à l étranger. BILAN DE L ACTIVITE DU PORT TANGER MED EN 2020 En dépit du contexte mondial ayant entrainé une perturbation sans précédent des chaînes d approvisionnement à l échelle mondiale, le port Tanger Med a su confirmer sa position comme étant le premier port à conteneurs dans le bassin méditerranéen. Ainsi, avec un tonnage global de 81 millions de tonnes en 2020 (+ 23% par rapport à 2019), le nombre des conteneurs a atteint un nouveau seuil de 5,8 millions de conteneurs EVP, en hausse de +20 % par rapport à Au niveau du trafic des véhicules, véhicules neufs ont été manutentionnés sur les deux terminaux à véhicules du port Tanger Med en 2020, en repli de -28%. Cette variation s explique par la baisse des ventes de véhicules en Europe et par le ralentissement de la production automobile de Renault durant la période s étalant entre mars et mai, en liaison avec le contexte sanitaire. Concernant le trafic des passagers, il a reculé de 75% pour se limiter à passagers. Par ailleurs, le trafic du vrac liquide a progressé de 26% pour s établir à 8 millions de tonnes d hydrocarbures traitées. De même, le trafic du vrac solide a affiché une hausse de 18%, pour s élever à tonnes, en liaison principalement avec le trafic de bobines d acier, de pales d éoliennes et de céréales. Du côté du trafic maritime, navires ont accosté au port Tanger Med, en baisse de 32%. Toutefois, un total de navires de commerce y ont fait escale, soit une hausse de + 10 % Télécommunications : Le secteur des télécommunications a été parmi les rares secteurs qui ont démontré une forte résilience durant cette crise sanitaire. En effet, le marché d internet a enregistré un net rebond de son activité avec une hausse de 17,4% pour atteindre 29,8 millions d abonnés à fin 2020 contre 2,6% un an auparavant, portant ainsi le taux de pénétration à 83% contre 71,3%. Cette évolution reflète des augmentations de 17,2% de l Internet mobile dont la part s élève à 93,8% et de 8,5% du parc internet ADSL. Pour sa part, le marché de la téléphonie mobile a progressé de 5,9% pour atteindre 49,4 millions d abonnés contre +4,3% un an auparavant, portant ainsi le taux de pénétration à 137,5% contre 131%. De son côté, le parc de la téléphonie fixe s est établit à 2,3 millions d abonnés, marquant une hausse de 14,7% contre -6,6% l année précédente et un taux de pénétration de 6,6%. Direction du Trésor et des Finances Extérieures 24

25 -7,9% -6,0% -5,3% -4,1% -2,1% -3,4% -3,7% -1,5% 2. ECHANGES EXTERIEURS : Allègement du déficit commercial et reconstitution des réserves de change En dépit de la baisse de la demande mondiale adressée au Maroc de 7,5% en 2020, le déficit du compte courant de la balance des paiements s est limité à un niveau autour de 1,5% du PIB, en amélioration de 2,2 points par rapport à Cette évolution est liée à l allégement du déficit commercial, la résilience des transferts des MRE et la hausse des dons encaissés auprès de l UE et ce, malgré la baisse de l excédent de la balance des services. Solde du compte courant de la BP -en % du PIB Source: Office des Changes L allègement du solde commercial est lié au i) repli des importations de quasiment l ensemble des secteurs et la baisse des cours des produits énergétiques à hauteur de 37% ii) la résilience des exportations des phosphates et dérivés et la reprise en cours d année des MMM, témoignant d un positionnement stratégique du Maroc sur les CVM, notamment l automobile Amélioration du taux de couverture des biens pour la 4 ème année consécutive En 2020, la situation des échanges extérieurs a fait ressortir un allègement de 47,8 MM.DH ou 23,1% du déficit commercial, pour s établir à 158,7 MM.DH. Cette évolution s explique par une baisse des importations (-69,1 MM.DH ou -14,1%), plus importante que celle des exportations (-21,3 MM.DH ou -7,5%). Ainsi, le taux de couverture s est amélioré de 4,5 points pour se situer à 62,4% Redressement des exportations de l automobile à partir du mois de juin Pour ce qui est des exportations et après avoir enregistré un repli de plus de 20% au début de la crise sanitaire, leur baisse a été atténuée à 7,5% à fin 2020 pour s établir à 263,2 MM.DH. Ce recul a concerné les ventes de tous les secteurs à l exception des phosphates et dérivés ainsi que l agriculture et agroalimentaire. En effet, les ventes du groupe OCP ont affiché une progression de 1,8 MM.DH ou 3,7%, recouvrant un rebond des ventes des engrais naturels et chimique de 14,2%, une quasi-stagnation de celle de phosphate brut et une baisse de celles de l acide phosphorique de 16,2%. S agissant des prix, ils se sont inscrits en baisse de 13,5% pour les phosphates et de 10% pour le TSP alors qu ils ont progressé de 2% pour le DAP. Hors OCP, les exportations ont accusé un repli de 23,1 MM.DH ou 9,8%, en liaison notamment avec la contre-performance des industries liées aux métiers mondiaux du Maroc. Exportations des MMM Source : Office des Changes Direction du Trésor et des Finances Extérieures 25

26 Ainsi, les exportations du secteur de l automobile, dont la part dans le total des exportations est revenue de 28,2% en 2019 à 27,6% en 2020, se sont inscrites en baisse de 9,3%, en raison du recul des ventes du câblage (-19%) et de la construction (-12,8%). Notons par ailleurs une reprise de ces exportations avec une bonne performance de 9,5% (GA) en moyenne sur la période juin-décembre après -60,3% en moyenne entre les mois de mars et mai. En ce qui concerne l industrie aéronautique, les expéditions ont reculé de 28,9% en raison de cycles de production plus longs que ceux de l automobile. De même, le secteur du textile a accusé un repli de 19,2%, suite principalement à la baisse des exportations des vêtements confectionnés (-22,7%) et des articles de bonneterie (-22,4%), alors que le Maroc s est rapidement reconverti dans la production puis l exportation des masques de protection, ce qui a permis de limiter la contre-performance du secteur. Enfin, pour le secteur de l agro-alimentaire, qui a résisté à la crise, les ventes ont marqué une progression de 0,7%, portant ainsi leur part dans le total des exportations à 23,8% en 2020 contre 21,8% un an auparavant Baisse de la facture énergétique Source : Office des Changes Le repli des importations, qui se sont établies à 421,8 MM.DH, provient du recul des achats de la quasi-totalité des groupes de produits et ce, à l exception des produits alimentaires qui ont marqué une augmentation de 7,5 MM.DH ou 15,7%, suite à la hausse des achats d orge (+205,9%) et de blé (+46,3%). En effet, les importations de produits énergétiques ont reculé de 26,5 MM.DH ou 34,7%, sous l effet principalement de la baisse des approvisionnements en huiles de pétrole et lubrifiants (-61,4%) et en Gas-oil et fuel-oils (-40%). Notons que cette baisse de la facture énergétique découle d un important effet prix de 26%, soit le double de l effet volume (12,2%). Hors produits énergétiques et alimentaires, les importations se sont repliées de 50 MM.DH ou 13,7% pour revenir à 316,7 MM.DH. Ainsi, les importations de biens d équipement ont baissé de 17,2 MM.DH ou 13,6%, en lien essentiellement avec le recul des achats d avions et d autres véhicules aériens ou spatiaux (-7,4 MM.DH ou -91,9%). De leur côté, les acquisitions de demi-produits ont accusé un repli de 11,4 MM.DH ou 10,9%, sous l effet notamment de la baisse des matières plastiques (-1,4 MM.DH ou -9,7%). De même, les achats de biens de consommation ont reculé de 18 MM.DH ou 15,9%, en raison notamment de la baisse des acquisitions des voitures de tourisme (-7,7 MM.DH ou -38%). Evolutions des importations à fin Décembre -En MM.DH Source : Office des Changes Direction du Trésor et des Finances Extérieures 26

27 2.2. Excédent de la balance des services Au titre de l année 2020, la balance des échanges de services a fait ressortir un excédent de 64 MM.DH, en baisse de 29,5 MM.DH ou 31,6%. Cette situation est attribuée à une baisse des exportations de 54,9 MM.DH ou 29,5% et des importations de 25,4 MM.DH ou 27,5%. En ce qui concerne les recettes voyages, principale composante des exportations de services, elles ont reculé de 42,3 MM.DH ou 53,7%, en liaison avec la suspension d une partie importante des liaisons aériennes et maritimes. Notons toutefois, que cette tendance baissière a nettement ralenti au T4-20 pour se situer à -35,3% contre -74,7% sur la période mars-septembre et ce, en liaison avec l assouplissement des conditions d accès au territoire national à partir du mois de septembre. Rappelons par ailleurs que cette baisse demeure inférieure au recul estimé par l OMT à 70% au niveau mondial. Recettes voyages à fin Décembre -En MM.DH 2.3. Résilience des transferts des MRE En dépit d un contexte marqué par la récession mondiale, notamment dans la zone euro, les transferts des MRE ont affiché une forte résilience en 2020 avec une progression de 3,2 MM.DH ou 5% pour s établir à 68 MM.DH. Cette évolution témoigne de l esprit de solidarité et de responsabilité familiales qui règne entre la diaspora marocaine et leur pays notamment après le déconfinement en Europe. En effet, après avoir enregistré des évolutions négatives sur la période mars-mai (-20%), ces transferts ont renoué avec la hausse sur la période juindécembre (+17,5%). Transferts des MRE à fin Décembre -En MM.DH 2.4. Quasi-stabilité du flux des investissements directs étrangers En 2020, le flux des investissements directs étrangers au Maroc est resté quasiment stable (+161 M.DH ou +1%). Dans cette évolution, les recettes des IDE ont enregistré un repli de 7,6 MM.DH ou 22,3%, soit un rythme largement inférieur à celui des IDE dans le monde qui, selon les dernières estimations de la CNUCED, ont chuté de près de 40% en Cette baisse a été compensée par le recul des dépenses au titre des IDE (- 7,7 MM.DH). De leur côté, les flux nets des Investissements Directs Marocains à l Etranger ont enregistré une baisse de 53,1%, s établissant à 4,7 MM.DH en 2020 contre 9,9 MM.DH en Recettes des IDE au Maroc à fin Décembre -En MM.DH Source : Office des Changes Direction du Trésor et des Finances Extérieures 27

28 2.5. Nette hausse des avoirs officiels de réserves Compte tenu d une amélioration du solde commercial, du tirage sur la LPL du FMI en avril dernier (30 MM.DH) et de la mobilisation de financements extérieurs par le Trésor, les avoirs officiels de réserve 2 se sont renforcés de 67,6 MM.DH ou 26,7% pour atteindre 320,9 MM.DH en 2020, permettant ainsi de couvrir l équivalent de 7 mois et 18 jours d importation de biens et services. De leur côté, les réserves de change des banques se sont renforcées significativement pour atteindre 31,5 MM.DH à fin décembre 2020 contre 20,1 MM.DH à fin Avoirs Officiels de Réserve R E C O U R S A U X M É C A N I S M E S D A S S U R A N C E TIRAGE DU MAROC SUR LA FACILITÉ LPL DU FMI Source : Office des Changes Le Maroc a conclu pour la 1 ère fois un accord de la LPL en 2012 avec le FMI et l a renouvelé pour la 4 ème fois en décembre 2018, pour une durée de deux ans. L objectif était de faire appel à cette ligne uniquement pour répondre à un besoin potentiel de la balance des paiements qui pourrait résulter de chocs externes extrêmes, tels qu un ralentissement plus prononcé de la croissance dans la zone Euro, une forte hausse des prix du pétrole, un durcissement des conditions de financement extérieurs et des tensions géopolitiques majeures. En raison de l éclatement de la pandémie de la Covid-19 en mars dernier, le Maroc a procédé le 07 avril 2020 à un tirage sur cette ligne pour un montant équivalent à 3 MM.$. Le remboursement s effectuera sur une période de 5 ans après une période de grâce de 3 ans. Cette ligne, mise à la disposition de BAM et affectée au financement de la balance des paiements, n a pas financé le budget et n a pas impacté pas la dette publique. Ce tirage contribuera à atténuer l impact de cette crise sur notre économie et à maintenir nos réserves de change à un niveau confortable à même de consolider la confiance des investisseurs et des partenaires étrangers. Notons que la Maroc a procédé, en janvier, au remboursement par anticipation au FMI d un montant de 936 M.$ US ou 8,4 MM.DH. PRÊT CONTINGENT POUR LES RISQUES LIÉS AUX CATASTROPHES (CATDDO) En mars 2020, la Banque Mondiale a procédé à une restructuration d un prêt de 275 MM.$, signé en janvier pour l appui des politiques de développement pour la gestion des risques de catastrophe, assorti d une option de tirage différé en cas de catastrophe (ou Cat DDO). Cette restructuration intègre un objectif relatif à l aide sanitaire pour permettre le déblocage immédiat de fonds dans le cadre du programme et pour répondre aux mesures d urgence. En avril 2020, il a été procédé au décaissement intégral du montant de la ligne de crédit CAT DDO. 2 Bank Al-Maghrib a adopté, à partir du 22 mai 2020, les Avoirs Officiels de Réserve (AOR) comme indicateur de référence des réserves de change au lieu des Réserves Internationales Nettes (RIN) et ce, afin d assurer un meilleur suivi de ces derniers. Rappelons que les RIN ont été utilisées, depuis 2012 jusqu au 7 avril 2020 date du tirage de la LPL, comme une mesure définie avec le FMI dans le cadre du programme appuyé par la LPL. Direction du Trésor et des Finances Extérieures 28

29 -7,7% -6,8% -5,1% -4,7% -4,2% -4,3% -3,5% -3,8% -3,6% 3. FINANCES PUBLIQUES : Creusement du déficit budgétaire Dans un contexte de crise induit par l épidémie de la Covid-19 ayant rendu caduques les hypothèses de base de l élaboration de la loi des finances 2020, une loi de finances rectificative (LFR) a été adoptée en juillet 2020, sur la base d une révision à la baisse du taux de croissance prévu pour 2020 de 3,7% à -5% et du déficit budgétaire de -3,5% à -7,5% du PIB. Les priorités de la LFR se sont articulées autour de l accompagnement de la reprise progressive de l activité économique, le maintien de l emploi et l accélération de la mise en œuvre de la réforme de l administration. Déficit budgétaire - En % Source : Direction du Trésor et des Finances Extérieures En termes d exécution, la LFR s est soldée par un déficit budgétaire de 82,4 MM.DH ou 7,7% du PIB, globalement en ligne avec les prévisions revues. Ce résultat a été atteint malgré un certain nombre de contraintes et de contingences et dans le respect des engagements de l Etat au titre de la stratégie de soutien des secteurs sociaux et économiques et de relance Une plus-value des recettes fiscales A fin décembre 2020, les recettes ordinaires, sur une base nette et hors part des recettes fiscales bénéficiant aux collectivités territoriales, se sont établies à 229,1 MM.DH, en baisse de 23,7 MM.DH ou 9,4% par rapport à fin décembre Comparativement aux prévisions de la LFR-20, et malgré la non réalisation de certaines recettes, le taux d exécution des recettes ordinaires, s est situé à 103%, grâce au bon comportement des recettes fiscales. Comparativement à 2019, les recettes fiscales ont affiché une baisse de 13,8 MM.DH ou 6,5%, s établissant à près de 198,8 MM.DH. Cette réduction a été induite par le recul aussi bien des impôts directs (-3,9 MM.DH ou -4%) que des impôts indirects (-8 MM.DH ou -8,8%). Comparativement aux prévisions de la LFR, les recettes fiscales ont dégagé une plus-value de 13 MM.DH, ce qui a permis de compenser les moins-values constatées au niveau des recettes non fiscales. Cette bonne tenue des recettes fiscales a été favorisée par l effet de la régularisation spontanée de la situation fiscale des contribuables, objet de la mesure instituée par la loi de finances 2020 et dont l impact, chiffré à près de 3 MM.DH, s est ressenti principalement au mois de décembre. A signaler également que cette plus-value est intervenue malgré la poursuite de l effort de l Etat en matière de remboursements des crédits de TVA, qui ont atteint 10,4 MM.DH à fin 2020 contre 9,8 MM.DH un an auparavant. Le repli des impôts directs s explique principalement par la baisse des recettes tirées de l impôt sur le revenu (IR) de -2,8 MM.DH ou -6,5% pour revenir à 40,2 MM.DH. Cette évolution résulte de l effet combiné de l arrêt d activité au niveau de plusieurs secteurs et des pertes d emplois qui en ont découlé. Toutefois, les recettes au titre de l IR font ressortir un taux de réalisation en ligne avec les prévisions de la LFR, soit 100,3%. De leur côté, les recettes nettes tirées de l impôt sur les sociétés (IS) se sont stabilisées au même niveau enregistré à fin décembre 2019 avec 48,8 MM.DH. Ainsi, les recouvrements au titre de l IS ont enregistré un taux de réalisation de 113,7% par rapport à la LFR. La résilience de l IS, qui s est reflétée à travers le niveau des versements au titre des acomptes et du complément de régularisation enregistrées en 2020 (37,9 MM.DH à fin 2020 contre 36,9 MM.DH un an auparavant) tient du fait que le rendement de cet impôt dépend essentiellement de l activité de Direction du Trésor et des Finances Extérieures 29

30 Concernant les recettes au titre de la contribution de solidarité sur les bénéfices, elles se sont établies à 2,2 MM.DH contre 2 MM.DH un an auparavant. Il est à noter que cette contribution a été instituée par la loi de finances 2019 sur les sociétés soumises à l IS et réalisant un bénéfice supérieur ou égal à 40 M.DH et ce, au titre des années 2019 et Pour leur part, les impôts indirects ont baissé de 8 MM.DH ou 8,8% à fin décembre 2020 pour revenir à 83,4 MM.DH, traduisant une réduction des recettes tirées de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), des taxes intérieures à la consommation (TIC). Ainsi, les recettes tirées de la TVA ont reculé de 5,5 MM.DH ou 8,9% pour se limiter à 56 MM.DH, traduisant une baisse de la TVA à l importation de 4,9 MM.DH ou 12,6% et, dans une moindre mesure, de la TVA à l intérieur de 557 M.DH ou 2,5%. Parallèlement, les recettes tirées des TIC ont affiché une baisse de 2,5 MM.DH ou 8,4% pour revenir à près de 27,4 MM.DH, sous l effet du repli à la fois des TIC sur les produits énergétiques (-2,2 MM.DH ou -13,2%), en relation avec la baisse des mises à la consommation des carburants de 12,8% et sur les tabacs (-311 M.DH ou -2,7%). Recettes fiscales- Parts en %- Anneau Interne : Fin Déc-19 / Externe : Fin Déc-20 Source : Direction du Trésor et des Finances Extérieures De même, les recettes tirées des droits d enregistrement et de timbre ont accusé une baisse de 1,7 MM.DH ou 11,4% pour s établir à 13,3 MM.DH. Parallèlement, les recettes des droits de douane ont diminué de 280 M.DH ou 2,9% par rapport à leur niveau à fin décembre 2019 pour se limiter à 9,5 MM.DH. Ces dernières ont affiché un taux de réalisation de 119,6% par rapport à la LFR sous l effet de la progression de 10,8% des importations, dont 36,4% au titre des produits énergétiques. Recettes fiscales - En % du PIB 3.2. Recul des recettes non fiscales Source : Direction du Trésor et des Finances Extérieures Les recettes non fiscales ont affiché un recul de 9,2 MM.DH ou 25,2% pour se limiter à 27,2 MM.DH, en liaison notamment avec des moins-values enregistrées au niveau des financements innovants (-11,5 MM.DH) et des recettes et produits de cessions d actifs en provenance des établissements et entreprises publics (-5 MM.DH). Cette baisse a été atténuée partiellement par une amélioration de 5,6 MM.DH des «fonds de concours et dons» et de 4,3 MM.DH des «produits divers». Dans ce sillage, les recettes de monopoles et participations se sont établies à 9,7 MM.DH contre 10,5 MM.DH un an auparavant, en baisse de près de 0,8 MM.DH ou 7,4%. Ces recettes ont été versées principalement par l OCP (3,6 MM.DH contre 2,7 MM.DH), l Agence de la conservation foncière (2 MM.DH contre 3 MM.DH), Bank Al- Maghrib (1 MM.DH contre 0,8 MM.DH), Maroc Télécom (0,9 MM.DH contre 1,5 MM.DH) et l ONDA (600 M.DH contre 660 M.DH) Rationalisation des dépenses L exécution des dépenses s est caractérisée par un effort de rationalisation des dépenses ordinaires au profit du renforcement de l effort budgétaire dicté par la crise. En effet, et malgré la hausse des charges de la compensation, les dépenses ordinaires ont été contenues à 231,9 MM.DH, dégageant ainsi un taux d exécution de 97,7% par Direction du Trésor et des Finances Extérieures 30

31 rapport aux prévisions de la LFR 2020, grâce aux économies réalisées au titre des biens et services et des intérêts de la dette. La charge de la compensation a, en effet, affiché un dépassement de 1,7 MM.DH par rapport aux prévisions, en liaison notamment avec l augmentation des cours du gaz butane à 380 $/tonne en moyenne contre une prévision de 290 $/tonne. Les dépenses au titre des biens et services ont, par contre, affiché une économie de 6,2 MM.DH pour se situer à 191,1 MM.DH. Pour ce qui est des dépenses au titre des intérêts de la dette, ils ont enregistré une économie de près de 1,1 MM.DH par rapport à la LFR, sous l effet principalement des baisses aussi bien des charges au titre de la dette extérieure de 807 M.DH que celles au titre de la dette intérieure de 274 M.DH Effort soutenu de l investissement public Les émissions au titre des dépenses d investissement ont affiché un taux de réalisation de 121,3% par rapport aux prévisions de la LFR pour s établir à près de 85,9 MM.DH à fin décembre 2020 et en augmentation de 13,6 MM.DH ou 18,8% par rapport à l année Ce montant recouvre, en plus des investissements traditionnels de l Etat, la dotation prévue de 15 MM.DH au profit du Fonds d investissement stratégique appelé à jouer un rôle moteur dans la stratégie de financement de la relance économique post-crise. Principales dépenses - en % du PIB - * Les salaires en 2019 et 2020 intègrent les charges sociales au titre de la part patronale, classées auparavant au niveau des "Autres biens et services" 3.5. Solde positif des comptes spéciaux Les opérations des comptes spéciaux du Trésor ont dégagé un solde positif de près de 6,3 MM.DH contre 2,3 MM.DH à fin décembre 2019, en augmentation de 4 MM.DH. Un tel niveau de solde s explique à hauteur de 5,3 MM.DH, par l excédent dégagé par le Fonds spécial de gestion de la pandémie Covid-19 et, pour le reste, par les flux nets positifs enregistrés par les autres comptes spéciaux du Trésor. A rappeler que ce Fonds a permis la mobilisation de ressources pour un montant de 34,6 MM.DH, dont une contribution de 10 MM.DH du budget général de l Etat. Les dépenses au titre du fonds se sont élevées à 29,3 MM.DH, dont 23 MM.DH au profit des ménages, 3 MM.DH pour la mise à niveau du système de santé et 3 MM.DH en faveur de la Caisse Centrale de Garantie (CCG) Hausse du besoin de financement du Trésor Compte tenu de l excèdent dégagé par les comptes spéciaux du Trésor, le déficit budgétaire s est établi à 82,4 MM.DH contre 41,5 MM.DH un an auparavant, soit une hausse de 40,8 MM.DH. Compte tenu de la variation des opérations en instance de 14,7 MM.DH, le besoin de financement du Trésor s est établi à 67,6 MM.DH, en aggravation de près de 21,6 MM.DH par rapport à fin décembre Besoins et sources de financement du Trésor En MM.DH- Financement intérieur Variation des opérations en instance Financement extérieur Solde global Source : Direction du Trésor et des Finances Extérieures Direction du Trésor et des Finances Extérieures 31

32 4. DETTE : Maintien de la soutenabilité malgré la hausse de l encours A fin 2020, l encours de la dette totale du Trésor a atteint 832,4 MM.DH, en hausse de 83,2 MM.DH ou 11,1% par rapport à fin 2019 contre +26,2 MM.DH ou +3,6% un an auparavant. Rapporté au PIB, le ratio de la dette du Trésor s est élevé à 77,6% et ce, après avoir été stabilisé autour de 65% entre 2016 et L évolution de la structure de la dette du Trésor par source de financement fait ressortir une légère baisse de la part de la dette intérieure qui s est établie à fin 2020 à 76% contre 78,4% un an auparavant tandis que celle de la dette extérieure a affiché une progression de 2,4 points pour s établir à 24%. Notons que cette structure demeure conforme aux objectifs retenus pour le portefeuille benchmark (70-80% intérieure / 20-30% extérieure). Encours de la dette totale du Trésor : Milliards de DH / % du PIB Structure de la dette du Trésor Dette intérieure I Dette extérieure Anneau Interne : 2019 / Ext. : 2020 Source : Direction du Trésor et des Finances Extérieures 4.1. Fort dynamisme des souscriptions sur le MAVT Durant l année 2020, le financement du Trésor sur le marché domestique s est effectué dans des conditions plus avantageuses qu en Cette situation s est traduite par l engouement des investisseurs pour les BdT avec un taux de couverture des souscriptions par les soumissions de l ordre de 2,6 fois adossé à une baisse du taux moyen pondéré des BdT qui est revenu à 2,29% en 2020 contre 2,98% en Dans ce contexte, les souscriptions sur le marché des adjudications des valeurs du Trésor (MAVT) se sont établies à près de 152,6 MM.DH, en sensible hausse de 48,3 MM.DH ou 46,2% par rapport à l année Cette hausse a concerné principalement les maturités à court terme avec des levées qui ont progressé de 63,9 MM.DH ou 258% pour atteindre 88,6 MM.DH, soit 58,1% du total des levées contre 23,7% en Dans une moindre mesure, le volume souscrit au titre des maturités moyennes a affiché une hausse de 8,8 MM.DH ou 36,2% pour se situer à 33,3 MM.DH (21,8% des levées contre 23,4%). En revanche, les souscriptions au titre des maturités longues ont reculé de 24,5 MM.DH ou 44,4% pour se limiter à 30,7 MM.DH (20,1% des levées contre 52,8% un an auparavant). Compte tenu de la hausse de 22,9 MM.DH ou 23,6% des remboursements qui se sont établis à 120,1 MM.DH, l encours de la dette intérieure du Trésor s est élevé à 632,9 MM.DH à fin décembre 2020, en hausse de 47,2 MM.DH ou 8,1% par rapport à fin 2019 contre +11,1 MM.DH ou +2% un an auparavant. Par terme, cet encours demeure dominé par le long terme à hauteur de 60,3% contre 65% il y a un an, suivi par le moyen terme (25,4% contre 24,9%) et le court terme (14,3% contre 10,1%). Souscriptions I Remboursements I Flux Structure de la dette intérieure Anneau Interne : 2019 / Ext. : 2020 Durée de vie moyenne de la dette intérieure CT I MT ILT Source : Direction du Trésor et des Finances Extérieures Direction du Trésor et des Finances Extérieures 32

33 Amélioration des conditions de financement du Trésor Au cours de l année 2020, les taux appliqués sur le marché primaire des bons de Trésor (Bdt) se sont inscrits en baisse par rapport à l année précédente. Au niveau des maturités courtes, ces baisses ont atteint -64 pbs pour les BdT à 13 semaines (1,51%), -58 pbs pour les 26 semaines (1,65%), -33 pbs pour les 52 semaines (2,18%) et -11 pbs pour ceux à 2 ans (2,31%). S agissant des maturités moyennes et longues, ces replis se sont établis à -58 pbs pour les 30 ans (3,47%), -29 pbs pour les 20 ans (3,06%), -27 pbs pour les 15 ans (2,75%), -12 pbs pour les 10 ans (2,62%) et -10 pbs pour les 5 ans (2,31%). Evolution des TMP sur le MAVT -En % Poursuite des opérations de gestion active de la dette intérieure Rachat et Echanges de BdT-En M.DH- Maturités Rachat Echanges Remboursés Emis 13 sem sem 3945, sem 2608,9 537,1-2 ans 4098, ,2-5 ans , ,2 10 ans 1054, ,8 57,7 15 ans , ans ,7 30 ans ,3 Total , ,9 Source : Direction du Trésor et des Finances Extérieures En matière de gestion active de la dette intérieure et en vue de réajuster son profil, le Trésor a procédé à neuf opérations d échange de bons portant sur un montant global de 22 MM.DH en 2020 contre 37,7 MM.DH un an auparavant. Dans la même configuration, trois opérations de rachat ont été mises en place pour un montant global de 14 MM.DH, afin de réduire les excédents de trésorerie enregistrés et revenir rapidement sur le marché des valeurs du Trésor pour assurer son bon fonctionnement. En termes d impact, ces opérations ont permis de réduire les tombées des mois concernés par les opérations de gestion active de 1,3 MM.DH en moyenne par mois en 2020, de 2,5 MM.DH en 2021 et de 0,2 MM.DH en De même, la durée de vie moyenne de la dette intérieure a été rallongée de près de 5 mois et 13 jours et l impact sur le ratio d endettement a été de 1,3 point de PIB Gestion active de la trésorerie Pour ce qui est de la gestion de la trésorerie, le Trésor a maintenu une présence active sur le marché monétaire en procédant quotidiennement à des opérations de placements de ses excédents de trésorerie, essentiellement sous forme de pensions livrées allant d une journée à 7 jours ouvrables. Ainsi, le Trésor a effectué 381 opérations de gestion active de trésorerie en 2020, dont 300 opérations de prise en pension. Le volume global placé a atteint 675 MM.DH contre 900 MM.DH en 2019 alors que l encours moyen quotidien de ces opérations s est hissé à 7 MM.DH contre 6,2 MM.DH en En termes de recettes, la gestion active de la trésorerie a permis au Trésor de générer 112,2 M.DH contre 139,2 M.DH en Solde du compte courant du Trésor de fin de journée En MM.DH- Hors gestion active I Après gestion active Source : Direction du Trésor et des Finances Extérieures Direction du Trésor et des Finances Extérieures 33

34 Marché secondaire des BdT Le volume global des transactions fermes sur le marché secondaire des bons du Trésor (BdT) a marqué un repli de 9,8% en 2020, passant de 421,2 MM.DH à 372 MM.DH. Pour ce qui est du volume des opérations de pension livrée sur les BdT, il a enregistré une baisse de 17,5% en comparaison avec son niveau à fin 2019, pour atteindre un total de MM.DH (cessions et acquisitions) contre MM.DH. Parallèlement, et à l image du marché primaire, le marché secondaire des BdT s est caractérisé depuis le début de l année par une baisse généralisée des taux sur la totalité des segments de maturités Forte mobilisation des tirages de la dette extérieure M A T U R I T E S Face à la crise liée au Coronavirus et afin de répondre aux besoins de financement de l Etat, un décret-loi a été adopté le 07 Avril portant sur la suppression du plafond des emprunts extérieurs qui était inscrit dans la LF-20 et qui était limité à 31 MM.DH. Dans ce nouveau contexte, les partenaires financiers ont fait preuve de souplesse pour augmenter les enveloppes programmées, accélérer les décaissements y afférents et pour le redéploiement de certains montants au profit des programmes de réformes et projets d investissement prioritaires. Taux des BdT sur le marché secondaire - en % Fin déc 19 Fin déc 20 Var en pbs 13 semaines 2,27% 1,54% semaines 2,26% 1,58% semaines 2,29% 1,64% ans 2,37% 1,75% ans 2,40% 2,05% ans 2,69% 2,45% ans 3,00% 2,76% ans 3,30% 3,00% ans 3,92% 3,35% -57 Flux de la dette extérieure du Trésor -En M.DH- Source : Direction du Trésor et des Finances Extérieures Additionnel Réalisations Covid Prévisions initiales En MM.DH des tirages CREANCIERS OFFICIELS 13,5 11,9 25,4 BILATÉRAUX 2,6 2,1 4,7 MULTILATÉRAUX 10,9 9,8 20,7 MFI 17,5 20,0 37,5 TOTAL DES TIRAGES 31,0 31,9 62,9 DONS EXTÉRIEURS AU TRÉSOR 3,2 2,2 5,4 En effet, la situation des emprunts extérieurs du Trésor a dégagé un flux net positif (tirages-amortissements) de 42,9 MM.DH à fin décembre 2020 contre 17,2 MM.DH durant la même période un an auparavant. Dans ce cadre, les tirages ont atteint près de 62,9 MM.DH contre 25,4 MM.DH à fin décembre De leur côté, les remboursements en principal se sont établis à 19,9 MM.DH contre 8,2 MM.DH un an auparavant. Ainsi, le stock de la dette extérieure du Trésor s est situé à 199,5 MM.DH, en hausse de près de 36,1 MM.DH ou 22,1% par rapport à fin Notons que la part de la dette extérieure à taux d intérêt fixes se renforce au détriment de celle assortie des taux flottants. En effet, la part des emprunts extérieurs à taux fixes avoisine une part de 69% à fin 2020 contre 64% en Par devise, la dette extérieure est contractée à hauteur de 61% en euros, 34% en $us et devises liées et 5% pour les autres devises. cette structure reste proche de celle du panier du DH, ce qui présente une exposition limitée au risque de change dû aux fluctuations des différentes devises par rapport au DH. Structure de la dette extérieure par devise Anneau Interne : 2019 / Ext. : 2020 Direction du Trésor et des Finances Extérieures 34

35 C A PA C I TÉ I N TA C TE D A C C È S A U X MA RC H É FIN A N C I ER I N T E RNA TIO N A L En 2020, le Maroc a émis deux émissions réussies sur le marché financier international. La première, en date du 24 septembre 2020 avec la mobilisation d un montant de 1 MM. en deux tranches de 500 millions d euros chacune. La 1 ère tranche d une maturité de 5 ans et demi est assortie d un coupon de 1,375% et la 2 ème tranche d une maturité de 10 ans est assortie d un coupon de 2%. Après cette première sortie, le Maroc a de nouveau émis le 8 décembre 2020, un emprunt obligataire d un montant global de 3 MM.$ en trois tranches. Une première tranche d une maturité de 7 ans, portant sur un montant de 750 M.$, à un spread de 175 pbs assortie d un coupon de 2,375%, une deuxième tranche d une maturité de 12 ans, d un montant de 1MM.$, à un spread de 200 pbs assortie d un coupon de 3% et une troisième tranche d une maturité de 30 ans, de 1,25 MM.$, à un spread de 261 pbs assortie d un coupon de 4%. Cette dernière émission, qui a marqué le retour du Maroc sur le compartiment du dollar après une absence de 7 ans, a connu un franc succès auprès d investisseurs internationaux dont 478 ont été servis. Le livre d ordre a dépassé les 13 milliards de dollars et l émission a été ainsi sursouscrite à plus de 4 fois. L émission en Euro a permis de refinancer la tombée de 2020 et l émission en USD a permis de préfinancer le besoin de 2021 et de rembourser par anticipation le tiers de la LPL (936 M.USD). 5. MONNAIE : Hausse record de la circulation fiduciaire Source : Direction du Trésor et des Finances Extérieures Au cours de l année 2020, l agrégat M3 a marqué une hausse record de 115 MM.DH ou 8,4% contre +49,9 MM.DH ou +3,8% un an auparavant, pour s établir à 1485,5 MM.DH. Rapporté au PIB, l encours de cet agrégat ressort à 136,4% en 2020 contre 118,5% en moyenne des cinq dernières années. Par composante, cette évolution est attribuée à l accroissement exceptionnel de la circulation fiduciaire (+50,4 MM.DH ou +20,1% contre +16,6 MM.DH ou +7,1%), à la forte consolidation des dépôts à vue auprès des banques (+62,3 MM.DH ou +10,6% contre +26,5 MM.DH ou +4,7%) et, dans une moindre mesure, à la reprise des autres actifs monétaires (+4,4 MM.DH ou +1,5% contre - 10,6 MM.DH ou -3,5%). En revanche, les dépôts à terme auprès des banques ont accusé une baisse 14,4 MM.DH ou 9,6% contre -11,2 MM.DH ou - 7%, tandis que ceux auprès du Trésor ont affiché un recul moins prononcé (-1,4 MM.DH ou -16,6% contre -1,6 MM.DH ou -16,4%). Notons à ce titre que, le rythme d accroissement de la circulation fiduciaire, qui demeure beaucoup plus important que celui de l ensemble de la masse monétaire, signifie qu en plus de l argent thésaurisé, une partie prépondérante de l argent nouvellement créée échappe au circuit bancaire. Evolution des composantes de M3 Variation en MM.DH Contreparties de M3 en MM.DH - Source : Bank Al Maghreb Direction du Trésor et des Finances Extérieures 35

36 Pour leur part, les comptes d épargne ont affiché un ralentissement de leur rythme de progression à +2,8 MM.DH ou +1,7% contre +7,3 MM.DH ou +4,6%, traduisant le maintien de leur attractivité à l égard des ménages au vu des avantages qu'ils présentent en termes de liquidité et de sécurité. De leur côté, les autres actifs monétaires ont marqué une reprise (+4,4 MM.DH ou +1,5% contre -10,6 MM.DH ou -3,5%), recouvrant, d une part, des progressions des titres OPCVM monétaires (+9,3 MM.DH ou +17% contre -1,9 MM.DH ou -3,4%) et des valeurs données en pension (+7,2 MM.DH ou +129% contre -1,3 MM.DH ou -19,4%) et, de l autre, des baisses des dépôts à terme de 14,4 MM.DH ou 9,6% contre -11,2 MM.DH ou -7% et, dans une moindre mesure, de ceux auprès du Trésor (-1,4 MM.DH ou -16,6% contre -1,6 MM.DH ou -16,4%). Par origine, les créances sur l économie ont affiché un ralentissement de leur rythme de progression à 51,1 MM.DH ou 4,7% contre +57 MM.DH ou +5,6% un an auparavant. En conséquence, leur contribution à la création monétaire est revenue à 3,8 points contre 4,3 points. De leur côté, les créances nettes des institutions de dépôt sur les non-résidents ont considérablement progressé de 52 MM.DH ou 19,7% contre +13,6 MM.DH ou +5,5%, tirées par la consolidation des avoirs officiels de réserves (AOR) de 67,2 MM.DH ou 26,5% contre +19,6 MM.DH ou +8,4% pour s'élever à 320,6 MM.DH, portant leur contribution de 3,8 points à la création monétaire contre 1 point un an auparavant. Pour leur part, les créances nettes des ID sur l'administration centrale ont vu leur rythme de progression s accélérer à 28,7 MM.DH ou 13,5% contre +9,4 MM.DH ou +4,6%, recouvrant une hausse du portefeuille des bons du Trésor détenu par les banques et les OPCVM monétaires (+35,5 MM.DH ou +22,1% contre +5,9 MM.DH ou +3,8% un an auparavant), en lien avec la mobilisation de 43,6 MM.DH sur le marché des adjudications contre 11 MM.DH l année précédente, compte tenu de l augmentation des besoins de financement du Trésor, soit une contribution de 2,1 points à la création monétaire contre 0,7 point. 6. CREANCES SUR L ECONOMIE : Résilience du crédit bancaire Au terme de l année 2020, l encours des crédits bancaires a maintenu une orientation favorable dans ce contexte de crise, affichant une croissance de 41 MM.DH ou 4,5% contre +46,5 MM.DH ou +5,3% un an auparavant, pour se chiffrer à 958,1 MM.DH. Par secteur institutionnel, cette évolution reflète une décélération de la croissance des prêts alloués aux sociétés non financières (SNF) privées à 17,6 MM.DH ou 4,7% contre +24,9 MM.DH ou +7,2%, en lien avec la baisse de l activité économique. Crédits bancaires par secteur institutionnel - Variation en MM.DH De leur côté, les crédits accordés aux ménages ont augmenté de 11,3 MM.DH ou 3,4% contre +12,9 MM.DH ou +4% un an auparavant, soutenue par une reprise des prêts aux entrepreneurs individuelles (+3,3 MM.DH ou +9,3% en 2020 contre -748 M.DH ou -2,1%), en liaison avec la mise en place de la «Garantie Auto-Entrepreneurs Covid-19». Source : Bank Al Maghreb Pour leur part, les prêts aux SNF publiques ont accusé une accentuation de leur baisse à 231 M.DH ou 0,5% contre -400 M.DH ou -0,8%. Par ailleurs, les crédits aux autres sociétés financières ont affiché une accélération de 10,3 MM.DH ou 7,8% contre +5,6 MM.DH ou +4,4% un an auparavant. Eu égard à ces évolutions, la structure des crédits bancaires au cours de 2020 demeure marquée par la prédominance des crédits destinés au secteur privé et ce, malgré une baisse de 0,3 point de leur part dans le total des ressources à 77,3% par rapport à Concernant la part des crédits alloués au secteur public, elle s est contractée de 0,2 point pour revenir à 7,8% du volume total des crédits bancaires. Ces baisses ont profité aux autres sociétés financières dont la part a progressé de 0,5 point pour s établir à 14,8%. Direction du Trésor et des Finances Extérieures 36

37 Par objet économique, l évolution du crédit bancaire recouvre les éléments ci-après : Une sensible progression des facilités de trésorerie de 16,7 MM.DH ou 8,8% contre +12 MM.DH ou +6,8%, son plus haut niveau depuis 2011, résultant d une accélération des facilités consenties aux SNF privées (+17,5 MM.DH ou +11,1% contre +13,9 MM.DH ou +9,7%), en lien avec le tirage sur la ligne de crédit «Damane Oxygène», «Relance TPE» et «Damane Relance» et d une nette augmentation des facilités destinées aux ménages (+2,5 MM.DH ou +13% contre +59 M.DH ou +0,3%). Crédits bancaires par objet économique - Variation en MM.DH- En revanche, les concours destinés aux autres sociétés financières et aux SNF publiques ont reculé de 1,7 MM.DH ou 23,2% et de 50 M.DH ou 0,7% respectivement contre +3,2 MM.DH ou +80% ou +873 M.DH ou +14,7% ; Source : Bank Al Maghreb Un repli des crédits à l équipement (-5,5 MM.DH ou -3% contre +10 MM.DH ou +5,7%), traduisant un repli des crédits octroyés aux SNF privées (-5,4 MM.DH ou -5,2% contre +5,6 MM.DH ou +5,6%) et une accentuation de la baisse de ceux aux SNF publiques (- 1,7 MM.DH ou 3,9% contre -224 M.DH ou -0,5%) ; Une augmentation des crédits immobiliers (+7 MM.DH ou +2,5% contre +9,4 MM.DH ou +3,5%), attribuée exclusivement à ceux à l habitat (+7,3 MM.DH ou 3,4% contre +7,9 MM.DH ou +3,8%), soutenue notamment par la réduction des droits d'enregistrement et la suspension de l'application du référentiel des prix des actifs immobiliers. De leur part, les prêts destinés à la promotion immobilière ont reculé de 1,1 MM.DH ou 1,8% contre +1,4 MM.DH ou +2,4%, en lien avec la morosité de l activité du BTP ; Un fort recul des crédits à la consommation (-2,4 MM.DH ou -4,2% contre +4,7 MM.DH ou +7,2%), traduisant le report de l acquisition de biens durables par les ménages et la dégradation de la situation financière des ménages, conjugués à l aversion aux risques des banques face à l aggravation du taux de sinistralité. Par branche d activité, le ralentissement des crédits bancaires recouvre : Un repli des crédits alloués au secteur primaire de 1 MM.DH ou 2,8% contre +2,4 MM.DH ou +6,7%, en lien avec le recul de la valeur ajoutée agricole de 8% en moyenne des 4T-20 ; Une progression des concours accordés au secteur secondaire (+3,4 MM.DH ou +1,4% contre 2,4 MM.DH ou+1%) recouvrant des hausses des crédits aux activités industrielles (+5,6 MM.DH ou +6,6% au lieu de -1,8 MM.DH ou -2,1%), aux activités extractives (+2,4 MM.DH ou +11,5% contre +4,4 MM.DH ou +25,8%) et au secteur du BTP (+940 M.DH ou +1% contre +1,2 MM.DH ou +1,3%) et une baisse des concours alloués aux secteurs de l électricité, du gaz et de l eau (-5,6 MM.DH ou -13,3% contre -1,4 MM.DH ou -3,3%); Crédits bancaires par branche d activité - Variation en MM.DH - Source : Bank Al Maghrib Un ralentissement du rythme d accroissement des prêts destinés au secteur tertiaire (+38,6 MM.DH ou 6,1% contre +41,8 MM.DH ou +7,1%), reflétant une hausse des crédits accordés aux Hôtels et restaurants (+3,2 MM.DH ou +23,1% contre -397 M.DH ou -2,8%), et une décélération de ceux alloués aussi bien aux activités financières (+8,6 MM.DH ou +6% contre +9,1 MM.DH ou +6,7%) qu aux particuliers et MRE (+8 MM.DH ou +2,7% contre +13,7 MM.DH ou +4,7%). Direction du Trésor et des Finances Extérieures 37

38 Taux de couverture des CES - en % I CES / Provisions - en MM.DH Concernant les créances en souffrance (CES), elles se sont accrues de 10,1 MM.DH ou +14,4%, leur plus haut niveau depuis 2014, contre +4,7 MM.DH ou +7,2% un an auparavant. Cette accélération découle essentiellement des ménages (+5,2 MM.DH ou +17,9% contre +4 MM.DH ou +15,8%) et des SNF privées (+4,8 MM.DH ou +12% contre +913 M.DH ou +2,3%) et, dans une moindre mesure, des SNF publiques (+620 M.DH ou +171% contre +4 M.DH ou +6,8%). Source : Bank Al Maghrib Par branche d activité et sur la base des dernières données disponibles au T2-20, les taux des CES les plus élevés sont attribués aux secteurs du textile (27,1%), du tourisme (22,2%), des matériaux de construction (22,1%) et des autres industries manufacturières (20%). Par rapport à fin décembre 2019, les hausses les plus importantes ont concerné l énergie et l eau (+2,3 pts), les matériaux de construction (+1,5 pt) et les ménages (+1,1 point), alors que des baisses ont été enregistrées au niveau du tourisme (-3,1 pts) et des autres industries manufacturières (-2 pts). A cet effet, le poids des CES dans le total des crédits bancaires a augmenté de 0,8 point pour atteindre 8,4% en 2020 contre 7,6% en Ainsi, les taux de sinistralité des SNF privées et des ménages sont passés à 4,7% (+0,3 point) et 3,6% (+0,4 point) respectivement par rapport à leurs niveaux de De sa part, le taux de défaut des SNF publiques s est stabilisé à 0,1%. Signalons que les impayés faisant l objet de moratoires ne sont pas comptabilisés comme créances en souffrance. Ceci dit, le report des échéances, qui a pris fin en juin dernier, a été prolongé jusqu à la fin de l année 2020 en faveur des secteurs du tourisme et de l événementiel alors qu un examen au cas par cas serait réservé par les banques aux ménages et à leurs clientèles opérant dans les autres secteurs d'activité. Face à la hausse des créances en souffrance, les banques ont renforcé leurs provisions de 5,7 MM.DH ou 11,7% en 2020 contre +3,3 MM.DH ou +7,3% un an auparavant pour s établir à 54,2 MM.DH. Ainsi, le taux de couverture des créances en souffrance des banques par les provisions spécifiques ressort à 67,7% contre 69,4% en T A U X D E B I T E U RS : B A I S S E D E 4 9 P B S E N Dans un contexte marqué par une orientation monétaire très accommodante, les enquêtes trimestrielles réalisées par BAM ont fait ressortir un recul continu des taux débiteurs en glissement annuel. Cette évolution laisse apparaitre une nouvelle baisse de 49 pbs du taux d'intérêt global au T4-20, après -18 pbs au T4-19 pour revenir à 4,42%. Cette détente a concerné tous les types de prêts bancaires, en l occurrence les crédits de trésorerie (-58 pbs), à l immobilier (-43 pbs), à l équipement (-40 pbs) et à la consommation (-26 pbs). Evolution des taux débiteurs par catégorie de crédit en %- Par secteur institutionnel, l évolution des taux débiteurs en 2020 laisse apparaitre un recul de 47 pbs à 4,42% des taux appliqués aux entreprises, reflétant des baisses notables de 31 pbs à 4,17% pour les grandes entreprises et de 86 pbs à 4,99% pour les TPME. De leur part, les taux des crédits alloués aux particuliers ont reculé de 40 pbs à 4,98%. Source : Bank Al Maghrib Direction du Trésor et des Finances Extérieures 38

39 7. DEPOTS BANCAIRES : Orientation favorable malgré la crise Dans ce contexte marqué par la crise sanitaire, le processus d intermédiation bancaire en 2020 a été caractérisé par une accélération du rythme de progression des dépôts collectés auprès de la clientèle. En effet, l encours des dépôts a augmenté de 49,6 MM.DH ou +5,2% en 2020 contre +25,5 MM.DH ou +2,8% un an auparavant, totalisant ainsi 1000,3 MM.DH. Par nature de dépôts, cette consolidation est attribuée principalement à l accélération des dépôts à vue auprès des banques de 63,3 MM.DH ou 10,7% contre +31 MM.DH ou +5,5% en 2019, tirée par la hausse aussi bien des comptes chèques (+41,1 MM.DH ou +9,6% contre +18,2 MM.DH ou +4,4%) que des comptes courants (+21,2 MM.DH ou +13,2% contre +11,7 MM.DH ou +7,9%). Cette évolution résulte essentiellement de : Flux des dépôts bancaires en MM.DH- Source : Bank Al-Maghrib - L effet des mesures visant à contrecarrer la propagation de la pandémie de la Covid-19 qui ont induit une épargne forcée lors du confinement. C est ainsi qu il est constaté que plus 62% des dépôts ont été collectés sur la période du confinement de mars à juin 2020 ; - La contraction de la consommation de biens durables par les ménages dans un contexte d incertitude économique et financière ; - La régularisation spontanée des biens et avoirs détenus à l étranger et qui aurait généré près de 6 MM.DH pour un total de déclarations au terme de l année De leur côté, étant donné les avantages qu'ils présentent en termes de liquidité et de sécurité, les comptes d épargne ont progressé de 3,1 MM.DH ou 1,9% contre +7,2 MM.DH ou +4,6% en Tandis que les dépôts à terme ont accusé une accentuation de leur baisse (-18,2 MM.DH ou -11,7% contre -8,8 MM.DH ou -5,4%) en relation particulièrement avec le recul des taux de rémunération et la préférence pour la liquidité pour motif de précaution. Ces évolutions ont légèrement modifié la structure des dépôts de la clientèle, dont la configuration a connu en une année une évolution en faveur des dépôts à vue (+3,2 points) pour représenter 65,5% du total des dépôts de la clientèle. En revanche, les autres composantes ont vu leurs parts baisser à 13,7% (-2,6 points) pour les dépôts à terme, à 16,8% (-0,6 point) pour les comptes d épargne et à 3,9% (-0,1 point) pour les autres dépôts. Par contrepartie, l évolution des dépôts bancaires résulte d'une sensible progression des dépôts des résidents (+43,7 MM.DH ou +5,8% contre +21,1 MM.DH ou +2,9%), en ligne avec l accélération des dépôts aussi bien des particuliers (+32,8 MM.DH ou +6,6% contre +23,7 MM.DH ou +5%) que des entreprises privées (+9,7 MM.DH ou +5,2% contre +4,1 MM.DH ou +2,3%). Pour leur part, les dépôts des non-résidents, composés essentiellement de ceux des MRE, se sont améliorés de 5,9 MM.DH ou 3% contre +4,4 MM.DH ou +2,3%, en ligne avec la forte résilience des transferts y afférents avec une hausse de 3,2 MM.DH ou 5% en 2020 contre -158 M.DH ou -0,2% l année précédente. Suite à l ensemble de ces évolutions, le taux d emploi, calculé sur la base du rapport entre les crédits et les dépôts bancaires, s est amélioré de 1,7 point pour ressortir à 95,8% en 2020 après 96,5% en Cette amélioration du taux d emploi reflète notamment une croissance des dépôts (+5,2%) à un rythme plus accéléré comparativement à celui des crédits (+4,5%). 8. MARCHE MONETAIRE : Une politique monétaire accommodante 8.1. Accentuation du creusement du déficit de liquidité bancaire Après s être résorbé en 2016 à son plus bas niveau de 14,3 MM.DH, le besoin de liquidité s est accentué graduellement pour la quatrième année consécutive de 13,9 MM.DH pour atteindre 90,4 MM.DH en moyenne en 2020 contre 76,5 MM.DH un an auparavant. Ce creusement est attribué principalement à la progression exceptionnelle de la circulation fiduciaire de 44,7 MM.DH, dont l'effet restrictif sur la liquidité n'a été que Direction du Trésor et des Finances Extérieures 39

40 partiellement compensé par la consolidation notable des avoirs nets de change de BAM, en moyenne hebdomadaire, de 30 MM.DH et l injection supplémentaire permanente de plus de 12 MM.DH de liquidité, découlant de la libération intégrale du compte de réserve obligatoire au profit des banques en juin dernier. L évolution infra-annuelle de la liquidité sur le marché monétaire en 2020 fait ressortir deux phases distinctes : - Une phase d amplification du déficit des trésoreries bancaires qui s est étalée sur les huit premiers mois de l année (-40,2 MM.DH), au terme desquels le besoin de liquidité a culminé à son record historique de 106,2 MM.DH, traduisant la hausse de la circulation fiduciaire (+58,7 MM.DH), dont l'effet restrictif sur la liquidité n'a été que partiellement compensé par la consolidation des avoirs nets de change de BAM de (+15,3 MM.DH). - Une phase d allègement graduel du déficit de liquidité sur les quatre derniers mois de l année, induisant une résorption de 22,8 MM.DH pour revenir à 83,4 MM.DH en décembre Cette évolution s explique, par le reflux de la monnaie fiduciaire de 8,3 MM.DH, parallèlement à l accentuation de l effet expansif induit par les avoirs nets de change de BAM (+14,5 MM.DH) en lien, essentiellement, avec la mobilisation de financements auprès des bailleurs de fonds et du MFI avec une levée exceptionnelle de 3 MM.$ en décembre dernier. Evolution de la liquidité bancaire moyennes trimestrielles, en MM.DH 8.2. Hausse des interventions de BAM sur le marché monétaire Source : Bank Al Maghreb Dans ce contexte de creusement du déficit de liquidité, et afin de soutenir le système bancaire face à la crise sanitaire de la Covid-19 et préserver la stabilité du marché monétaire, BAM a augmenté le volume moyen de ses interventions à 95,9 MM.DH au lieu de 77,5 MM.DH en En effet, et conformément au nouveau programme de refinancement des banques, lancé en mars ayant introduit des instruments de refinancement à long terme, le volume injecté par le biais des opérations de pension livrée s est établi à 29,6 MM.DH en moyenne. De leur part, les prêts garantis au titre du programme de soutien au financement des TPME se sont renforcés pour se chiffrer en moyenne à 19,7 MM.DH en 2020 contre 2,4 MM.DH un an auparavant. Par ailleurs, les opérations de swap de devises contre dirham ont porté sur un montant de 4,3 MM.DH contre 1,2 MM.DH. Ces évolutions se sont traduites par une baisse conséquente du montant hebdomadaire moyen des avances à 7 jours sur appels d offres de 31,4 MM.DH à 42,4 MM.DH. Ainsi, la part du volume des opérations principales, en l occurrence les avances à 7 jours, dans l encours global des interventions de BAM a été réduit à 34,4% en moyenne de la période allant d avril à décembre 2020 contre 95,1% en Notons que les demandes des banques exprimées pour ces avances se sont établies à 43,3 MM.DH en 2020 contre 76,4 MM.DH en 2019, soit un taux de satisfaction de 97,9% contre 96,5% l année dernière. Accessoirement, le volume moyen des avances à 24 heures, à l initiative des banques, est passé à 1,3 MM.DH contre 139 M.DH en BOURSE : Un retour de confiance en fin d année A l instar des places financières internationales, la bourse des valeurs de Casablanca a connu une année perturbée suite au déclenchement de la crise de la Covid-19, comme en témoigne la baisse annuelle de ses deux indices phares MASI et MADEX de 7,3% et 7,4% respectivement contre +7,1% et +7,4% an un auparavant. En effet, après avoir entamé l année 2020 sur une note positive, les deux indices de la place se sont inscrits en baisse à partir du mois de février jusqu à celui d avril, en liaison avec l instauration du confinement et de la Direction du Trésor et des Finances Extérieures 40

41 Jan 16 Avr 16 Juil 16 Oct 16 Jan 17 Avr 17 Juil 17 Oct 17 Janv 18 Avr 18 Juil 18 Oct 18 Jan 19 Avr 19 Juil 19 Oct 19 Janv 20 Avr 20 juil 20 Oct 20 fermeture des frontières. A partir du mois de mai, des signes de redressement sont apparus, étant donné le redémarrage graduel de l activité économique et l impact positif des mesures prises dans le cadre de la gestion de la crise. Ce redressement a davantage été perceptible à partir d octobre, sous l effet du regain de l optimisme suite à l annonce par plusieurs laboratoires pharmaceutiques internationaux de l efficacité de leurs vaccins contre la Covid-19. Evolution du MASI et MADEX -En point Source : Bourse des valeurs de Casablanca Pour sa part, et après s être redressé en 2019, le volume global des transactions a baissé de 19,6 MM.DH ou 26% en 2020, pour revenir à 55,8 MM.DH. Ce recul recouvre, d un côté, une augmentation des transactions effectuées sur le marché central de 1,8 MM.DH ou 5,8% et, de l autre, des baisses de celles réalisées sur le marché de bloc (-11,2 M.DH ou -41,1%) et des opérations d augmentation du capital (-7,4 MM.DH ou -75,6%). Parallèlement, la capitalisation boursière s est repliée de 41,7 MM.DH ou 6,7% par rapport à la fin de l année précédente, pour terminer l année à 585 MM.DH. Ce recul a concerné en particulier les secteurs des «sociétés de financement» (-16,2%) et des «banques» (-14%), tandis que les secteurs des «technologies de l information» et des «mines» ont augmenté de 48,6% et 24,3% respectivement. 10. PRIX : Absence de pressions inflationnistes Maintien du taux d inflation à un niveau bas Durant l année 2020, le taux de l inflation s est maintenu à un faible niveau de +0,7% contre +0,2% l année précédente, reflétant ainsi une augmentation de 0,9% des prix des produits alimentaires contre -0,9% l année précédente et de 0,5% de ceux des produits non alimentaires contre +1%. Taux d inflation : Alimentaire / Non Alimentaire - en % Quelques comparaisons -Année Ainsi, l évolution des prix des produits alimentaires recouvre les variations suivantes : A la baisse : les «viandes» (-4,1%) et les «poissons et fruits de mer» (-2,7%). Source : FMI et Banques centrales A la hausse : les fruits (+15,2%) «légumes» (+2%), les «huiles et graisses» (+1,3%), les «pain et céréales» (+1%) et «lait et fromage et œufs» (+0,7%). Direction du Trésor et des Finances Extérieures 41

42 La décélération des prix des produits non alimentaires provient en partie de la baisse de 1,6% des prix de la branche «transport», qui représente 16,3% de l indice des prix des produits non alimentaires. De même, les prix au niveau des activités de loisirs et culture ont reculé de 0,9% en 2020 contre une hausse de 0,2% en De leur part, les prix de la branche «logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles», qui représentent 23,8% de l indice des prix des produits non alimentaires, ont augmenté pratiquement au même rythme de l année précédente, soit 0,6%. Parallèlement, des hausses ont été relevées au niveau des prix des divisions des produits et services et plus particulièrement celles de la santé de +0,9% contre +0,5%. L inflation sous-jacente, qui permet de dégager la tendance de fond de l évolution des prix, a enregistré une légère hausse de 0,5% par rapport à l année 2019 pour s établir à 1,5% en Par région, les hausses les plus importantes de l IPC en 2020 ont été enregistrées à Guelmim avec 2,1%, à Beni- Mellal avec 1,3%, à Tanger et Laâyoune avec 1,0%, à Agadir, Rabat et Meknès avec 0,9%, à Marrakech, Settat et Al-hoceima avec 0,8% et à Errachidia avec 0,7%. En revanche, les prix sont restés inchangés à Fès et Kénitra. N O U V E L I N D I C E D E S P R I X A L A C O N S O M M A T I O N Le Haut-Commissariat au Plan a procédé à la publication d un nouvel Indice des prix à la consommation base Ce nouvel indice se base sur l enquête sur la consommation et les dépenses des ménages réalisée en 2014 et le recensement de la population et de l habitat du Cet indice apporte des améliorations au niveau du : Champ de couverture : la couverture géographique a été élargie à 18 villes représentant toutes les régions du Royaume, au lieu de 17 villes actuellement ; Le panier de référence : a été actualisé et élargi pour contenir 546 articles et 1391 variétés au lieu de 478 articles et 1067 variétés actuellement ; Les pondérations : ont été également actualisées sur la base des nouvelles données sur les structures de la consommation. Ainsi, la pondération des «produits alimentaires et boissons» est passée de 39,3% à 37,5%. De son côté, celle des produits non alimentaires a augmenté de 58,5% à 61%. Selon la nouvelle année de base, l inflation a été significativement révisée en moyenne de 0,3 point en 2018, à 1,6% Décélération des prix à la production manufacturière hors raffinage de pétrole Durant l année 2020, l indice des prix à la production manufacturière hors raffinage de pétrole a affiché une baisse de 1,9% contre +0,5% en Cette décélération découle principalement des prix des branches de l industrie chimique (-10,9% contre +3,4%), de la métallurgie (-6,7% contre -2,7%) et de fabrication de produits métalliques (-0,6% contre -1,9%). D autres branches ont connu des accélérations de leur prix à la production, notamment les industries alimentaires (+2,4% contre -0,5%), la fabrication d équipements électriques (+2% contre -0,7%), le textile (+0,6% contre +0,2%) et l industrie du cuir et chaussures (+0,3%) Baisse de l indice des prix des actifs immobiliers Les prix des actifs immobiliers se sont inscrits en baisse de 0,9% en 2020 par rapport au niveau de l année précédente. Cette dépréciation de l IPAI recouvre des replis de 1,2% des prix des actifs résidentiels, de 0,6% de ceux des terrains et de 0,4% de ceux des biens à usage professionnel. De son côté, le volume de transactions a accusé un recul de 15,2% en 2020 après -3,8% en Cette baisse a été relevée au niveau de l ensemble des catégories de biens, en l occurrence les actifs résidentiels (-18,2%), les terrains (-7,7%) et les biens à usage professionnel (-5,4%). Prix et transactions immobilières -Variation / IPAI Transactions Global -0,9% -15,2% Casablanca -0,6% -10,0% Rabat +0,7% -17,4% Marrakech -1,8% -10,1% Tanger -2,3% -25,2% Source : BAM Direction du Trésor et des Finances Extérieures 42

43 11. ACTIVITE ET EMPLOI : Préservation du pouvoir d achat malgré la hausse du taux de chômage... Dans un contexte marqué par la pandémie de la Covid-19 et une mauvaise campagne agricole, la situation du marché d emploi s est détériorée en 2020 avec notamment une accentuation du repli du taux d activité, une destruction d emploi et une hausse du taux de chômage et du sous-emploi. Malgré ce contexte, le pouvoir d achat des citoyens a été préservé par les transferts monétaires directs aux ménages et aux salariés des secteurs aussi bien formels qu informels ainsi que par la très forte résilience des transferts des marocains résidents à l étranger. En effet, la population active âgée de 15 ans et plus a reculé de 0,9% au niveau national en 2020 pour se situer à mille personnes. Ainsi, et compte tenu d une hausse de 1,5% de la population en âge d activité, la baisse du taux d activité s est accentuée pour revenir à 44,8% contre 45,8% en Cette évolution résulte d une baisse de 2,2 points en milieu rural à 50% et de 0,4 point en milieu urbain à 41,9%. En matière d emploi, l économie nationale a perdu 432 mille postes en 2020 contre une création moyenne de 121 mille postes au cours des trois dernières années, ramenant ainsi le volume global à mille personnes. Cette perte découle en particulier du milieu rural avec -295 mille postes, soit plus que le double des emplois perdus en milieu urbain (-137 mille postes). Notons par ailleurs une atténuation des pertes d emploi au terme du T4-20 par rapport au T3-20 (+68 mille dans le secteur des services, +38 mille dans l industrie et +24 mille dans les BTP). Création nette d emplois En milliers - Glissement T /T-4 Par type d emploi, 255 mille postes d emplois rémunérés ont été détruits, dont 139 en milieu rural et 116 mille en milieu urbain. L emploi non rémunéré a, de son côté, affiché une baisse de 176 mille postes, 157 mille en zones rurales et 19 mille en zones urbaines. Au niveau sectoriel, tous les secteurs de l économie marocaine ont enregistré des pertes d emploi. En effet, le secteur de «l agriculture, forêt et pêche» a perdu 273 mille postes d emploi, ce qui correspond à 8,3% de son volume d emploi. De même, le secteur des «services» a enregistré un recul de 107 mille postes ou 2,2%. De son côté, le secteur de «l industrie y compris l artisanat» a perdu 37 mille postes ou 2,8%. Quant au secteur des «BTP», il a enregistré une perte de 9 mille postes ou 0,8%. En plus des pertes d emploi, le nombre d heures travaillées par semaine a baissé de 20%, revenant de 494 millions heures à 394 millions heures, ce qui correspond à 2,1 millions emplois à temps plein 3. Le nombre moyen d'heures travaillées par semaine est revenu de 45,2 à 37,5 heures. Cette évolution a été observée principalement dans le secteur des BTP (de 46,8 à 35 heures), dans l industrie (de 48,4 à 38,6 heures), et dans les services (de 48,6 à 39,4 heures). Création nette d emplois - En milliers Selon le milieu de résidence Urbain I Rural I Total Par secteur d activité économique Agriculture I Industrie I BTP I Services Source : Haut-commissariat au Plan 3 En considérant qu une semaine de travail à temps plein correspond à 48 heures. Direction du Trésor et des Finances Extérieures 43

44 En 2020, la population active en chômage a augmenté de 322 mille personnes ou 29,1%, dont 224 mille dans les villes et 98 mille dans les campagnes. Cette hausse, exclusivement attribuable aux personnes ayant perdu leur emploi, a induit une aggravation du taux de chômage de 2,7 points pour atteindre 11,9% au niveau national. Selon le milieu de résidence, ce taux a augmenté de 2,9 points en zones urbaines pour s établir à 15,8%. Cette évolution a concerné l ensemble des catégories de la population, notamment les jeunes âgées de 15 à 24 ans (+6,1 points à 45,3%), ceux âgées de 25 à 34 ans (3,5 points à 23,9%) et les diplômés (+2,6 points à 19,9%). En milieu rural, le taux de chômage a affiché une hausse de 2,2 points pour se situer à 5,9% sous l effet principalement de l augmentation du chômage parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans (+5 points à 16,3%), ceux âgés de 25 à 34 ans (+2,9 points à 8%) et les diplômés (+3,6 points à 13,2%). Taux de chômage : National I Urbain - En % - 14,8 14,6 14,2 9,9 9,7 9,9 10,2 14,7 13,8 9,5 9,2 12,9 11,9 15, Source : Haut-commissariat au Plan En ce qui concerne la population active occupée sous employée, son volume a augmenté de 126 mille ou 12,6% pour atteindre mille personnes. Le taux de sous-emploi 4 est ainsi passé de 9,2% à 10,7% au niveau national, résultat d une hausse de 1,8 point de ce taux dans les villes à 10,1% et de 1,2 point dans les campagnes à 11,6%. P R I N C I P A L E S C A R A C T E R I S T I Q U E S D U C H O M A G E E N La dernière enquête du HCP sur l emploi fait ressortir les résultats suivants : 78,3% des chômeurs résident en milieu urbain ; 58,4% sont des jeunes âgés de 15 à 34 ans ; 64,1% des chômeurs ayant déjà travaillé ont un diplôme, 43,7% de niveau moyen et 20,4% de niveau supérieur ; 84% des chômeurs étaient des salariés et 13,5% des indépendants ; 51,4% exerçaient dans le secteur des services, 20,3% dans les BTP et 17,3% dans l industrie y compris l artisanat ; Notons que la part des personnes en chômage, dû au licenciement ou à l arrêt de l activité de l établissement employeur, s est située, en 2020, à 38,7% contre 26,4% une année auparavant, ce qui correspond à une hausse de 12,3 points. Cette part culmine à 65,9% parmi les personnes en situation de chômage depuis moins d un an. Taux de chômage selon le diplôme -en %- Source : HCP 4 Le sous-emploi existe «lorsque la durée ou la productivité de l emploi d une personne sont inadéquates par rapport à un autre emploi possible que cette personne est disposée à occuper et capable de faire» Direction du Trésor et des Finances Extérieures 44

Le FMI conclut les consultations de 2008 au titre de l article IV avec le Maroc

Le FMI conclut les consultations de 2008 au titre de l article IV avec le Maroc Note d information au public (NIP) n 08/91 POUR DIFFUSION IMMÉDIATE Le 23 juillet 2008 Fonds monétaire international 700 19 e rue, NW Washington, D. C. 20431 USA Le FMI conclut les consultations de 2008

Plus en détail

Eco-Fiche BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1

Eco-Fiche BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1 Eco-Fiche Janvier 2013 BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1 Retour sur l année 2012 : l atonie En 2012, le Produit Intérieur Brut (PIB) s est élevé à 1 802,1 milliards d euros, soit

Plus en détail

Les perspectives économiques

Les perspectives économiques Les perspectives économiques Les petits-déjeuners du maire Chambre de commerce d Ottawa / Ottawa Business Journal Ottawa (Ontario) Le 27 avril 2012 Mark Carney Mark Carney Gouverneur Ordre du jour Trois

Plus en détail

Table des matières. Principaux indicateurs macro-économiques. 1

Table des matières. Principaux indicateurs macro-économiques. 1 Tableau de bord des indicateurs macro-économiques mai 2015 Table des matières Présentation générale Principaux indicateurs macro-économiques. 1 Comptes et agrégats de la nation.... 2 Valeur ajoutée réelle

Plus en détail

TABLE DES MATIERES. iii

TABLE DES MATIERES. iii RAPPORT DU COMITE DE POLITIQUE MONETAIRE N 1/2014 ii TABLE DES MATIERES LISTE DES ACRONYMES... iv RESUME ANALYTIQUE... v 1. ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE INTERNATIONAL... 1 1.1. Croissance du PIB mondial...

Plus en détail

Croissance plus lente dans les pays émergents, accélération progressive dans les pays avancés

Croissance plus lente dans les pays émergents, accélération progressive dans les pays avancés POUR DIFFUSION : À Washington : 9h00, le 9 juillet 2015 STRICTEMENT CONFIDENTIEL JUSQU À DIFFUSION Croissance plus lente dans les pays émergents, accélération progressive dans les pays avancés La croissance

Plus en détail

À Pékin (heure de Pékin) : 11h00, 20 janvier 2015 À Washington (heure de Washington) : 22h00, 19 janvier 2015 JUSQU À PUBLICATION. Courants contraires

À Pékin (heure de Pékin) : 11h00, 20 janvier 2015 À Washington (heure de Washington) : 22h00, 19 janvier 2015 JUSQU À PUBLICATION. Courants contraires POUR DIFFUSION : À Pékin (heure de Pékin) : 11h00, 20 janvier 2015 À Washington (heure de Washington) : 22h00, 19 janvier 2015 STRICTEMENT CONFIDENTIEL JUSQU À PUBLICATION Courants contraires La baisse

Plus en détail

Présentation Macro-économique. Mai 2013

Présentation Macro-économique. Mai 2013 Présentation Macro-économique Mai 2013 1 Rendement réel des grandes catégories d actifs Janvier 2013 : le «sans risque» n était pas une option, il l est moins que jamais Rendement réel instantané 2,68%

Plus en détail

BASE DE DONNEES - MONDE

BASE DE DONNEES - MONDE BASE DE DONNEES - MONDE SOMMAIRE Partie I Monnaies Partie II Epargne/Finances Partie III Démographie Partie IV Finances publiques Partie V Matières premières Partie I - Monnaies Cours de change euro/dollar

Plus en détail

Les crédits nouveaux à l habitat des ménages : les tendances à mi 2014

Les crédits nouveaux à l habitat des ménages : les tendances à mi 2014 Les crédits nouveaux à l habitat des ménages : les tendances à mi 214 Gwenaëlle FEGAR Direction des Statistiques monétaires et financières Service d Analyse des financements nationaux Après une forte progression

Plus en détail

L incidence des hausses de prix des produits de base sur la balance commerciale du Canada 1

L incidence des hausses de prix des produits de base sur la balance commerciale du Canada 1 Affaires étrangè et Commerce International Canada Le Bureau de l économiste en chef Série de papiers analytiques L incidence des hausses de prix des produits de base sur la balance commerciale du Canada

Plus en détail

Les perspectives mondiales, les déséquilibres internationaux et le Canada : un point de vue du FMI

Les perspectives mondiales, les déséquilibres internationaux et le Canada : un point de vue du FMI Présentation à l Association des économistes québécois Le 19 mai 25 Les perspectives mondiales, les déséquilibres internationaux et le Canada : un point de vue du FMI Kevin G. Lynch Administrateur Fonds

Plus en détail

La finance internationale : quel impact sur l'économie marocaine? 20 Novembre 2012

La finance internationale : quel impact sur l'économie marocaine? 20 Novembre 2012 La finance internationale : quel impact sur l'économie marocaine? 20 Novembre 2012 Sommaire I - Le rôle prépondérant des marchés financiers I.1 - Financiarisation de l'économie mondiale I.2 Lien avec l'entreprise

Plus en détail

Annexe - Balance des paiements et équilibre macro-économique

Annexe - Balance des paiements et équilibre macro-économique Annexe - Balance des paiements et équilibre macro-économique Les échanges de marchandises (biens et services), de titres et de monnaie d un pays avec l étranger sont enregistrés dans un document comptable

Plus en détail

ECONOMIE. DATE: 16 Juin 2011

ECONOMIE. DATE: 16 Juin 2011 BACCALAUREAT EUROPEEN 2011 ECONOMIE DATE: 16 Juin 2011 DUREE DE L'EPREUVE : 3 heures (180 minutes) MATERIEL AUTORISE Calculatrice non programmable et non graphique REMARQUES PARTICULIERES Les candidats

Plus en détail

Canada-Inde Profil et perspective

Canada-Inde Profil et perspective Canada-Inde Profil et perspective Mars 2009 0 L Inde et le Canada : un bref profil Vancouver Calgary Montréal Toronto INDE 3 287 263 km² 1,12 milliard 1 181 milliards $US 1 051 $US Source : Fiche d information

Plus en détail

Perspectives économiques régionales du Moyen-Orient et de l Afrique du Nord

Perspectives économiques régionales du Moyen-Orient et de l Afrique du Nord Perspectives économiques régionales du Moyen-Orient et de l Afrique du Nord Mise à jour - Janvier 2015 Giorgia Albertin Représentante Résidente pour la Tunisie Fonds Monétaire International Plan de l exposé

Plus en détail

Monnaie, banques, assurances

Monnaie, banques, assurances Monnaie, banques, assurances Panorama La politique monétaire de la Banque nationale suisse en 2013 En 2013, la croissance de l économie mondiale est demeurée faible et fragile. En Europe, les signes d

Plus en détail

Wali. Directeur général. commissaire Du gouvernement. conseil. M. Abdellatif JOUAHRI. M. Abdellatif FAOUZI. M. Le Wali. M. Le Directeur Général

Wali. Directeur général. commissaire Du gouvernement. conseil. M. Abdellatif JOUAHRI. M. Abdellatif FAOUZI. M. Le Wali. M. Le Directeur Général EXERCICE 2014 Wali M. Abdellatif JOUAHRI Directeur général M. Abdellatif FAOUZI commissaire Du gouvernement conseil M. Le Wali M. Le Directeur Général M. Abdellatif BELMADANI M. Mohammed BENAMOUR Mme

Plus en détail

Perspectives économiques régionales Afrique subsaharienne. FMI Département Afrique Mai 2010

Perspectives économiques régionales Afrique subsaharienne. FMI Département Afrique Mai 2010 Perspectives économiques régionales Afrique subsaharienne FMI Département Afrique Mai 21 Introduction Avant la crise financière mondiale Vint la grande récession La riposte politique pendant le ralentissement

Plus en détail

Investissements et R & D

Investissements et R & D Investissements et R & D Faits marquants en 2008-2009 - L investissement de l industrie manufacturière marque le pas en 2008 et se contracte fortement en 2009 - Très fort recul de l utilisation des capacités

Plus en détail

Institut National de la Statistique - Annuaire Statistique du Cameroun 2010. Chapitre 26 : LE CAMEROUN DANS LA ZONE CEMAC

Institut National de la Statistique - Annuaire Statistique du Cameroun 2010. Chapitre 26 : LE CAMEROUN DANS LA ZONE CEMAC Institut National de la Statistique - Annuaire Statistique du Cameroun 2010 Chapitre 26 : LE CAMEROUN DANS LA ZONE CEMAC 1. Présentation... 328 2. Méthodologie... 328 3. Définitions... 328 4. Sources de

Plus en détail

Observatoire Crédit Logement / CSA du Financement des Marchés Résidentiels Tableau de bord trimestriel 2 ème Trimestre 2014

Observatoire Crédit Logement / CSA du Financement des Marchés Résidentiels Tableau de bord trimestriel 2 ème Trimestre 2014 Observatoire Crédit Logement / CSA du Financement des Marchés Résidentiels Tableau de bord trimestriel 2 ème Trimestre 2014 I. L ensemble des marchés I.1. L environnement des marchés : les conditions de

Plus en détail

FINANCEMENT DU DEFICIT BUDGETAIRE AU MAROC

FINANCEMENT DU DEFICIT BUDGETAIRE AU MAROC FINANCEMENT DU DEFICIT BUDGETAIRE AU MAROC Rabat, 19 octobre 21 M. Ahmed HAJOUB Adjoint au Directeur du Trésor et des Finances Extérieures chargé du pôle macroéconomie I- Consolidation budgétaire: expérience

Plus en détail

ANTICIPATIONS HEBDO. 16 Février 2015. L'élément clé durant la semaine du 9 Février 2015

ANTICIPATIONS HEBDO. 16 Février 2015. L'élément clé durant la semaine du 9 Février 2015 Direction de la Recherche Economique Auteur : Philippe Waechter L'élément clé durant la semaine du 9 Février 2015 Le premier point cette semaine porte sur la croissance modérée de la zone Euro au dernier

Plus en détail

ROYAUME DU MAROC OFFICE DES CHANGES

ROYAUME DU MAROC OFFICE DES CHANGES ROYAUME DU MAROC OFFICE DES CHANGES www.oc.gov.ma 2007 La reproduction des informations contenues dans la présente publication est autorisée sous réserve d en mentionner expressément la source. 1 TABLE

Plus en détail

Septembre 2013. Baromètre bancaire 2013 L évolution conjoncturelle des banques en Suisse

Septembre 2013. Baromètre bancaire 2013 L évolution conjoncturelle des banques en Suisse Septembre 2013 Baromètre bancaire 2013 L évolution conjoncturelle des banques en Suisse Baromètre bancaire 2013 Executive summary 3 1 Evolution économique globale 1.1 Economie internationale 1.2 Suisse

Plus en détail

DORVAL FLEXIBLE MONDE

DORVAL FLEXIBLE MONDE DORVAL FLEXIBLE MONDE Rapport de gestion 2014 Catégorie : Diversifié International/Gestion flexible Objectif de gestion : L objectif de gestion consiste à participer à la hausse des marchés de taux et

Plus en détail

BANQUE CENTRALE DE TUNISIE DETTE EXTERIEURE DE LA TUNISIE 2011

BANQUE CENTRALE DE TUNISIE DETTE EXTERIEURE DE LA TUNISIE 2011 البنك المركزي التونسي BANQUE CENTRALE DE TUNISIE DETTE EXTERIEURE DE LA TUNISIE 2011 DECEMBRE 2012 DETTE EXTERIEURE DE LA TUNISIE 2011 DECEMBRE 2012 SOMMAIRE Pages Introduction... 5 Endettement extérieur

Plus en détail

LE COMMERCE EXTÉRIEUR CHINOIS DEPUIS LA CRISE: QUEL RÉÉQUILIBRAGE?

LE COMMERCE EXTÉRIEUR CHINOIS DEPUIS LA CRISE: QUEL RÉÉQUILIBRAGE? LE COMMERCE EXTÉRIEUR CHINOIS DEPUIS LA CRISE: QUEL RÉÉQUILIBRAGE? Françoise Lemoine & Deniz Ünal CEPII Quel impact de l expansion chinoise sur l économie mondiale? Rencontres économiques, 18 septembre

Plus en détail

Point d actualité. Conseil Economique, Social & Environnemental Régional. Séance plénière 2 février 2015

Point d actualité. Conseil Economique, Social & Environnemental Régional. Séance plénière 2 février 2015 Conseil Economique, Social & Environnemental Régional Point d actualité Séance plénière 2 février 2015 Rapporteur général : Jean-Jacques FRANCOIS, au nom du Comité de Conjoncture CONTEXTE GÉNÉRAL A la

Plus en détail

Perspectives économiques 2013-2014

Perspectives économiques 2013-2014 Carlos Leitao Économiste en chef Courriel : [email protected] Twitter : @vmbleconomie Perspectives économiques 2013-2014 L amélioration de l économie atténuée par l incertitude politique Prix du pétrole:

Plus en détail

L OBSERVATOIRE DES CRÉDITS AUX MÉNAGES. Tableau de bord. 25 ème rapport annuel. Michel Mouillart Université Paris Ouest 29 Janvier 2013

L OBSERVATOIRE DES CRÉDITS AUX MÉNAGES. Tableau de bord. 25 ème rapport annuel. Michel Mouillart Université Paris Ouest 29 Janvier 2013 L OBSERVATOIRE DES CRÉDITS AUX MÉNAGES 25 ème rapport annuel Tableau de bord Michel Mouillart Université Paris Ouest 29 Janvier 2013 La photographie des ménages détenant des crédits que propose la 25 ième

Plus en détail

Le modèle de croissance marocain : opportunités et vulnérabilités

Le modèle de croissance marocain : opportunités et vulnérabilités Juin 214 / N o 14 Macroéconomie & développement Introduction Depuis la crise financière internationale de 28, les pays de la région du Moyen-Orient et de l Afrique du Nord (Middle East and North Africa,

Plus en détail

[ les éco_fiches ] Situation en France :

[ les éco_fiches ] Situation en France : Des fiches pour mieux comprendre l'actualité éco- nomique et les enjeux pour les PME Sortie de crise? Depuis le 2ème trimestre la France est «techniquement» sortie de crise. Cependant, celle-ci a été d

Plus en détail

Les questions relatives aux finances publiques, longtemps réservées aux spécialistes, sont

Les questions relatives aux finances publiques, longtemps réservées aux spécialistes, sont CHAPITRE 1 LES FACTEURS STRUCTURELS DE LA HAUSSE DE L ENDETTEMENT PUBLIC DANS LES PAYS AVANCÉS Les questions relatives aux finances publiques, longtemps réservées aux spécialistes, sont revenues au cœur

Plus en détail

SITUATION FINANCIÈRE DE L ASSURANCE CHÔMAGE

SITUATION FINANCIÈRE DE L ASSURANCE CHÔMAGE SITUATION FINANCIÈRE DE L ASSURANCE CHÔMAGE pour l année 2014 Janvier 2014 1/12 Situation financière de l Assurance chômage pour l année 2014 14 janvier 2014 Cette note présente la prévision de la situation

Plus en détail

Royaume du Maroc. La masse salariale et ses impacts sur les équilibres économiques et financiers

Royaume du Maroc. La masse salariale et ses impacts sur les équilibres économiques et financiers Royaume du Maroc La masse salariale et ses impacts sur les équilibres économiques et financiers Table des Matières 1. Données sur la masse salariale...2 1.1. Importance de la masse salariale...2 1.2. Aggravation

Plus en détail

75 ANS D HISTOIRE EN CHIFFRES : 1935-2010

75 ANS D HISTOIRE EN CHIFFRES : 1935-2010 75 ANS D HISTOIRE EN CHIFFRES : 1935-21 L économie canadienne depuis la fondation de la Banque du Canada Première édition : le 11 mars 21 Mise à jour : le 16 decembre 21 1 La Banque du Canada, fondée en

Plus en détail

Le nouvel indice de taux de change effectif du dollar canadien

Le nouvel indice de taux de change effectif du dollar canadien Le nouvel indice de taux de change effectif du dollar canadien Janone Ong, département des Marchés financiers La Banque du Canada a créé un nouvel indice de taux de change effectif du dollar canadien,

Plus en détail

Réunions publiques janvier 2013. Présentation du Débat d Orientation Budgétaire

Réunions publiques janvier 2013. Présentation du Débat d Orientation Budgétaire Réunions publiques janvier 2013 Présentation du Débat d Orientation Budgétaire 7 février 2011 LE CONTEXTE Une économie mondiale très ralentie En zone Euro : des incertitudes autour de la crise de la dette

Plus en détail

Baromètre de conjoncture de la Banque Nationale de Belgique

Baromètre de conjoncture de la Banque Nationale de Belgique BANQUE NATIONALE DE BELGIQUE ENQUETES SUR LA CONJONCTURE Baromètre de conjoncture de la Banque Nationale de Belgique Janvier 212 1 1 - -1-1 -2-2 -3-3 22 23 24 2 26 27 28 29 21 211 212 Série dessaisonalisée

Plus en détail

NOTES DE CONJONCTURE - MARS 2014

NOTES DE CONJONCTURE - MARS 2014 CONTRAT SOCIAL 28/03/2014 J.Blanchard NOTES DE CONJONCTURE - MARS 2014 ----ooo---- ECONOMIE MONDIALE : sans changement notable sauf crises graves Les dernières prévisions pour 2014 et 2015 confirment les

Plus en détail

Les difficultés économiques actuelles devraient demeurer contenues à moins que les tensions financières s amplifient

Les difficultés économiques actuelles devraient demeurer contenues à moins que les tensions financières s amplifient PRÉSENTATION ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE Association des économistes québécois de l Outaouais 5 à 7 sur la conjoncture économique 3 avril Les difficultés économiques actuelles devraient demeurer contenues

Plus en détail

Observatoire Crédit Logement / CSA du Financement des Marchés Résidentiels Tableau de bord trimestriel 1 er Trimestre 2013

Observatoire Crédit Logement / CSA du Financement des Marchés Résidentiels Tableau de bord trimestriel 1 er Trimestre 2013 Observatoire Crédit Logement / CSA du Financement des Marchés Résidentiels Tableau de bord trimestriel 1 er Trimestre 2013 I. L ensemble des marchés I.1. L environnement des marchés : les conditions de

Plus en détail

CAMPAGNE ANNUELLE DES EPARGNES ACQUISES

CAMPAGNE ANNUELLE DES EPARGNES ACQUISES Direction Épargne et Clientèle Patrimoniale Date de diffusion : 26 janvier 2015 N 422 CAMPAGNE ANNUELLE DES EPARGNES ACQUISES Dans une démarche d accompagnement auprès de vos clients, plusieurs communications

Plus en détail

Remarques d Ouverture par M. Mohammed Laksaci, Gouverneur de la Banque d Algérie, Président de l Association des Banques Centrales Africaines

Remarques d Ouverture par M. Mohammed Laksaci, Gouverneur de la Banque d Algérie, Président de l Association des Banques Centrales Africaines Remarques d Ouverture par M. Mohammed Laksaci, Gouverneur de la Banque d Algérie, Président de l Association des Banques Centrales Africaines Symposium des Gouverneurs sur le thème «Inclusion financière

Plus en détail

RAPPORT ANNUEL DE LA BANQUE DE FRANCE

RAPPORT ANNUEL DE LA BANQUE DE FRANCE 2014 RAPPORT ANNUEL DE LA BANQUE DE FRANCE Rapport adressé à Monsieur le Président de la République et au Parlement par Christian Noyer, gouverneur Sommaire La Banque de France a fait appel à des métiers

Plus en détail

LEADER MONDIAL DU PETIT ÉQUIPEMENT DOMESTIQUE

LEADER MONDIAL DU PETIT ÉQUIPEMENT DOMESTIQUE 26 février 2015 Résultats de l exercice 2014 Groupe SEB : Des performances opérationnelles solides Des devises pénalisantes 1 Ventes de 4 253 M en croissance organique* de + 4,6 % Croissance organique*

Plus en détail

Point de conjoncture économique et prévisions macroéconomiques du premier semestre 2014 en zone CEMAC

Point de conjoncture économique et prévisions macroéconomiques du premier semestre 2014 en zone CEMAC Point de conjoncture économique et prévisions macroéconomiques du premier semestre 2014 en zone CEMAC Commission de la CEMAC Département des Politiques Economique, Monétaire et Financière Direction des

Plus en détail

Isabelle KEBE Tél. 01 55 34 40 28 I Fax 01 40 41 00 95 Mail : [email protected]

Isabelle KEBE Tél. 01 55 34 40 28 I Fax 01 40 41 00 95 Mail : ikebe@fcl.fr Isabelle KEBE Tél. 01 55 34 40 28 I Fax 01 40 41 00 95 Mail : [email protected] Jean-Christophe BERGE Tél : 01 55 34 40 13 I Fax 01 40 41 00 95 Mail : [email protected] Ville de Gisors 24 juin 2014 87 rue St-Lazare

Plus en détail

Simulation d impact de l augmentation des salaires du personnel de l administration publique et du SMIG et du SMAG dans le secteur privé

Simulation d impact de l augmentation des salaires du personnel de l administration publique et du SMIG et du SMAG dans le secteur privé Simulation d impact de l augmentation des salaires du personnel de l administration publique et du SMIG et du SMAG dans le secteur privé L augmentation des salaires du personnel de l administration publique

Plus en détail

La comptabilité nationale en économie ouverte (rappels) et la balance des paiements

La comptabilité nationale en économie ouverte (rappels) et la balance des paiements La comptabilité nationale en économie ouverte (rappels) et la balance des paiements Identité fondamentale: Y= C + I + G + EX - IM Y: PIB (Produit Intérieur Brut) C: Consommation I: Investissement G: Dépenses

Plus en détail

Investissement en capital dans la transformation alimentaire canadienne

Investissement en capital dans la transformation alimentaire canadienne PROGRAMME DE RECHERCHE SUR LE SECTEUR DE LA TRANSFORMATION ALIMENTAIRE PROGRAMME DE RECHERCHE DE LA TRANSFORMATION ALIMENTAIRE / PROJET 6A PROJET 6a : CONNAISSANCES EN MATIÈRE D INNOVATION Investissement

Plus en détail

Présenté par Michel Sapin, Ministre des finances et des comptes publics. Christian Eckert, Secrétaire d État chargé du budget

Présenté par Michel Sapin, Ministre des finances et des comptes publics. Christian Eckert, Secrétaire d État chargé du budget Présenté par Michel Sapin, Ministre des finances et des comptes publics Christian Eckert, Secrétaire d État chargé du budget 1 Une reprise de l activité qu il faut conforter La reprise est en cours : +1,0%

Plus en détail

L élaboration de ce dossier a été coordonnée par le Pôle commerce extérieur de la Direction générale du Trésor, avec les contributions des

L élaboration de ce dossier a été coordonnée par le Pôle commerce extérieur de la Direction générale du Trésor, avec les contributions des L élaboration de ce dossier a été coordonnée par le Pôle commerce extérieur de la Direction générale du Trésor, avec les contributions des sous-directions Diagnostic et prévisions, Financement international

Plus en détail

L Épargne des chinois

L Épargne des chinois L Épargne des chinois (Patrick ARTUS Johanna MELKA) Colloque Cirem-Cepii-Groupama AM 29 septembre 25 Indicateurs de «qualité de vie» en Chine 199 1995 2 22 23 Nombre d'écoles par 1 habitants 9,1 7,82 6,48

Plus en détail

A PLUS FINANCE FONDS DE FONDS

A PLUS FINANCE FONDS DE FONDS FINANCE FONDS DE FONDS A PLUS DYNAMIQUE A PLUS PATRIMOINE A PLUS TALENTS A PLUS OBLIGATIONS RAPPORT DE AU 30-06-2015 COMMENTAIRE DE 1 er SEMESTRE 2015 Le premier semestre 2015 a été caractérisé par le

Plus en détail

Les marchés du travail dans la crise *

Les marchés du travail dans la crise * ÉTUDE SPÉCIALE Les marchés du travail dans la crise * OFCE, Centre de recherche en économie de Sciences Po Département analyse et prévision * Ont contribué à cette étude spéciale : Marion Cochard, Gérard

Plus en détail

Automne 2014 LE POINT SUR LA SITUATION ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE DU QUÉBEC

Automne 2014 LE POINT SUR LA SITUATION ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE DU QUÉBEC Automne 2014 LE POINT SUR LA SITUATION ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE DU QUÉBEC Automne 2014 Le point sur la situation économique et financière du québec NOTE La forme masculine utilisée dans le texte désigne

Plus en détail

Pourquoi la croissance du commerce international s est-elle essoufflée? Beaucoup d espoir repose sur la libéralisation des échanges commerciaux

Pourquoi la croissance du commerce international s est-elle essoufflée? Beaucoup d espoir repose sur la libéralisation des échanges commerciaux 7 avril Pourquoi la croissance du commerce international s est-elle essoufflée? Beaucoup d espoir repose sur la libéralisation des échanges commerciaux La crise de 9 a eu des conséquences néfastes pour

Plus en détail

PARTENARIAT ENTRE LE SYSTEME DES NATIONS UNIES ET LE SENEGAL POUR UN DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL INCLUSIF ET DURABLE

PARTENARIAT ENTRE LE SYSTEME DES NATIONS UNIES ET LE SENEGAL POUR UN DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL INCLUSIF ET DURABLE PARTENARIAT ENTRE LE SYSTEME DES NATIONS UNIES ET LE SENEGAL POUR UN DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL INCLUSIF ET DURABLE Par Madame F. Bintou DJIBO, COORDONNATRICE DU SYSTÈME DES NATIONS UNIES AU SENEGAL Plan

Plus en détail

Boussole. Divergence des indicateurs avancés. Actions - bon marché ou trop chères? Marchés boursiers - tout dépend du point de vue!

Boussole. Divergence des indicateurs avancés. Actions - bon marché ou trop chères? Marchés boursiers - tout dépend du point de vue! Boussole Juin 2015 Divergence des indicateurs avancés Actions - bon marché ou trop chères? Marchés boursiers - tout dépend du point de vue! Les règles du placement financier - Partie III Votre patrimoine,

Plus en détail

Point de conjoncture économique et prévisions macroéconomiques du second semestre 2013 en zone CEMAC

Point de conjoncture économique et prévisions macroéconomiques du second semestre 2013 en zone CEMAC Point de conjoncture économique et prévisions macroéconomiques du second semestre 2013 en zone CEMAC Commission de la CEMAC Département des Politiques Economique, Monétaire et Financière Direction des

Plus en détail

Hausse du crédit bancaire aux entreprises au Canada

Hausse du crédit bancaire aux entreprises au Canada Hausse du crédit bancaire aux entreprises au Canada Juillet 3 Aperçu Des données récemment publiées, recueillies par Prêts bancaires aux entreprises Autorisations et en-cours (Figure ), l Association des

Plus en détail

TD n 1 : la Balance des Paiements

TD n 1 : la Balance des Paiements TD n 1 : la Balance des Paiements 1 - Principes d enregistrement L objet de la Balance des Paiements est de comptabiliser les différentes transactions entre résidents et non-résidents au cours d une année.

Plus en détail

mai COMMENTAIRE DE MARCHÉ

mai COMMENTAIRE DE MARCHÉ mai 2014 COMMENTAIRE DE MARCHÉ SOMMAIRE Introduction 2 En bref 3 INTRODUCTION L heure semble au découplage entre les Etats-Unis et l Europe. Alors que de l autre côté de l Atlantique, certains plaident

Plus en détail

Consommation et investissement : une étude économétrique

Consommation et investissement : une étude économétrique Royaume du Maroc Direction des Etudes et des Prévisions financières Consommation et investissement : une étude économétrique Décembre 1996 Document de travail n 14 Consommation et Investissement : Une

Plus en détail

Placements IA Clarington inc. Dan Bastasic Gestionnaire de portefeuille des Fonds IA Clarington stratégiques

Placements IA Clarington inc. Dan Bastasic Gestionnaire de portefeuille des Fonds IA Clarington stratégiques Placements IA Clarington inc. Dan Bastasic Gestionnaire de portefeuille des Fonds IA Clarington stratégiques Je ne caractériserais pas la récente correction du marché comme «une dégringolade». Il semble

Plus en détail

Editorial. Chère lectrice, cher lecteur,

Editorial. Chère lectrice, cher lecteur, Version de : juillet 2013 Le point sur... Informations fournies par le ministère fédéral des Finances Les mécanismes européens de stabilité Sur la voie de l Union de la stabilité 1 2 3 4 ème volet Editorial

Plus en détail

L immobilier de bureaux en Europe 2010 : une parenthèse dans la crise

L immobilier de bureaux en Europe 2010 : une parenthèse dans la crise ÉTUDE EN BREF Octobre 2011 L immobilier de bureaux en Europe 2010 : une parenthèse dans la crise Pour les investisseurs, l Europe de l immobilier de bureaux n est pas celle qui est délimitée par les accords

Plus en détail

INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC ÉCONOMIE. Comptes économiques des revenus et dépenses du Québec

INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC ÉCONOMIE. Comptes économiques des revenus et dépenses du Québec INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC ÉCONOMIE Comptes économiques des revenus et dépenses du Québec Édition 2013 Pour tout renseignement concernant l ISQ et les données statistiques dont il dispose, s

Plus en détail

Dans le prolongement de l observatoire Finances, l APVF et LOCALNOVA ont actualisé l étude

Dans le prolongement de l observatoire Finances, l APVF et LOCALNOVA ont actualisé l étude localnova OBS Observatoire des finances locales des Petites Villes de France novembre # Dans le prolongement de l observatoire Finances, l APVF et LOCALNOVA ont actualisé l étude financière prospective

Plus en détail

Programme de stabilité 2015-2017 Quel impact sur l investissement local?

Programme de stabilité 2015-2017 Quel impact sur l investissement local? Le 3 juillet 2014 Programme de stabilité 2015-2017 Quel impact sur l investissement local? Guy Gilbert * et Alain Guengant ** Les résultats qui suivent sont obtenus sous l hypothèse que les comportements

Plus en détail

Crises financières et de la dette

Crises financières et de la dette Institut pour le Développement des Capacités / AFRITAC de l Ouest / COFEB Cours régional sur la Gestion macroéconomique et les questions de dette Dakar, Sénégal du 4 au 15 novembre 2013 S-2 Crises financières

Plus en détail

Baromètre de conjoncture de la Banque Nationale de Belgique

Baromètre de conjoncture de la Banque Nationale de Belgique BANQUE NATIONALE DE BELGIQUE ENQUETES SUR LA CONJONCTURE Baromètre de conjoncture de la Banque Nationale de Belgique Janvier 211 15 1 5-5 -1-15 -2 - -3-35 21 22 23 24 26 27 28 29 21 211 Série dessaisonalisée

Plus en détail

Les comptes nationaux et le SEC 2010

Les comptes nationaux et le SEC 2010 Les comptes nationaux et le SEC 2010 7 ème séminaire de la Banque nationale de Belgique pour enseignants en économie du secondaire Bruxelles, le 22 octobre 2014 Catherine RIGO Plan de l exposé Introduction

Plus en détail

La Banque nationale suisse surprend les marchés

La Banque nationale suisse surprend les marchés La Banque nationale suisse surprend les marchés 16 janvier 2015 Faits saillants États-Unis : baisse décevante des ventes au détail en décembre. États-Unis : les prix de l essence font diminuer l inflation,

Plus en détail

1. La fonction de règlement ne peut être assurée au niveau international que dans des conditions bien différentes. D une part, les agents concernés

1. La fonction de règlement ne peut être assurée au niveau international que dans des conditions bien différentes. D une part, les agents concernés Introduction La notion de système évoque l idée d organisation. Un système monétaire national est l organisation des relations monétaires dans un pays : comment les agents économiques peuvent-ils utiliser

Plus en détail

LE COMITÉ D INVESTISSEMENT DE LA GESTION PRIVÉE

LE COMITÉ D INVESTISSEMENT DE LA GESTION PRIVÉE DE LA GESTION PRIVÉE COMPTE RENDU DAVID DESOLNEUX DIRECTEUR DE LA GESTION SCÉNARIO ÉCONOMIQUE ACTIVITÉS La croissance économique redémarre, portée par les pays développés. Aux Etats-Unis, après une croissance

Plus en détail

Réduction de la commande publique : jusqu à 2 points de croissance en moins en 2009?

Réduction de la commande publique : jusqu à 2 points de croissance en moins en 2009? Note expresse N 61 juin 2009 Réduction de la commande publique : jusqu à 2 points de croissance en moins en 2009? Moteur essentiel du dynamisme économique réunionnais, la commande publique a contribué

Plus en détail

Croissance à crédit. Vladimir Borgy *

Croissance à crédit. Vladimir Borgy * Croissance à crédit Vladimir Borgy * p. 5-15 L économie mondiale a connu en 2004 une conjoncture exceptionnelle, la croissance annuelle au rythme de 5 % est la plus forte enregistrée depuis 1976 et résulte

Plus en détail

Approches macroéconomique et fiscale. Introduction à la première partie... 14

Approches macroéconomique et fiscale. Introduction à la première partie... 14 TABLE DES MATIERES Préface... 5 Avant- propos... 9 Partie 1 Approches macroéconomique et fiscale Introduction à la première partie... 14 CHAPITRE 1 La politique budgétaire est- elle encore efficace pour

Plus en détail

2015 et l investissement en actions : la prise de risque est-elle justifiée?

2015 et l investissement en actions : la prise de risque est-elle justifiée? Flash Stratégie Janvier 2015 2015 et l investissement en actions : la prise de risque est-elle justifiée? Jean Borjeix Paris, le 20 janvier 2015 Dans ce document nous allons tout d abord rapprocher nos

Plus en détail

Croissance des ventes en France et amélioration de la génération de free cash flow

Croissance des ventes en France et amélioration de la génération de free cash flow Ivry, le 30 juillet 2014 Croissance des ventes en France et amélioration de la génération de free cash flow Stabilisation du chiffre d affaires du Groupe au 2 nd trimestre : -0,3% à magasins comparables,

Plus en détail

Le 4 ème trimestre 2014 et les tendances récentes

Le 4 ème trimestre 2014 et les tendances récentes Le 4 ème trimestre 2014 et les tendances récentes Le tableau de bord trimestriel Le bilan de l année 2014 Les taux des crédits immobiliers aux particuliers ENSEMBLE DES MARCHÉS - Prêts bancaires (taux

Plus en détail

ANNEXE VII EFFETS MACROECONOMIQUES DE LA REFORME PIECE JOINTE N 2 SIMULATIONS REALISEES A PARTIR DU MODELE MACROECONOMETRIQUE MESANGE

ANNEXE VII EFFETS MACROECONOMIQUES DE LA REFORME PIECE JOINTE N 2 SIMULATIONS REALISEES A PARTIR DU MODELE MACROECONOMETRIQUE MESANGE ANNEXE VII, PJ n 2, page 1 ANNEXE VII EFFETS MACROECONOMIQUES DE LA REFORME PIECE JOINTE N 2 SIMULATIONS REALISEES A PARTIR DU MODELE MACROECONOMETRIQUE MESANGE ANNEXE VII, PJ n 2, page 2 Les simulations

Plus en détail

à la Consommation dans le monde à fin 2012

à la Consommation dans le monde à fin 2012 Le Crédit à la Consommation dans le monde à fin 2012 Introduction Pour la 5 ème année consécutive, le Panorama du Crédit Conso de Crédit Agricole Consumer Finance publie son étude annuelle sur l état du

Plus en détail

La dette des ménages canadiens demeure très élevée

La dette des ménages canadiens demeure très élevée 12 septembre 2014 La dette des ménages canadiens demeure très élevée Faits saillants États Unis : accélération bienvenue des ventes au détail. Forte hausse du crédit à la consommation en juillet aux États

Plus en détail

NOTE D'INFORMATION SUR L'ÉMISSION OBLIGATAIRE DE $.US 1 MILLIARD SUR 10 ANS (JANVIER 2015)

NOTE D'INFORMATION SUR L'ÉMISSION OBLIGATAIRE DE $.US 1 MILLIARD SUR 10 ANS (JANVIER 2015) NOTE D'INFORMATION SUR L'ÉMISSION OBLIGATAIRE DE $.US 1 MILLIARD SUR 10 ANS (JANVIER 2015) En vue d éclairer l opinion publique tunisienne, initiée et non initiée, sur l opportunité de l émission obligataire

Plus en détail

Prévisions 2012-2016 : incertitudes et croissance molle en France

Prévisions 2012-2016 : incertitudes et croissance molle en France 1 Numéro 171, mai 2012 Prévisions 2012-2016 : incertitudes et croissance molle en France Principales conclusions : Le spectre de la déflation et de l éclatement de la zone euro a été écarté à court terme

Plus en détail

Perspective des marchés financiers en 2014

Perspective des marchés financiers en 2014 Perspective des marchés financiers en 2014 21/01/2014 13 ième édition 1 Outil d aide à la décision : The Screener OUTIL D AIDE À LA DÉCISION : THESCREENER Des analyses sur les valeurs boursières Disponible

Plus en détail

Les politiques de réduction du coût salarial en Belgique

Les politiques de réduction du coût salarial en Belgique Les politiques de réduction du coût salarial en Belgique Mars 2015 Luc Masure Plan de la présentation 1. Le Bureau fédéral du Plan 2. Cadre historique de la politique salariale et des dispositifs d exonération

Plus en détail

La politique monétaire après la crise financière mondiale : Nouveaux enjeux

La politique monétaire après la crise financière mondiale : Nouveaux enjeux OCP Policy Center Seminar series La politique monétaire après la crise financière mondiale : Nouveaux enjeux Pierre-Richard Agénor, Hallsworth Professor, University of Manchester and Senior Fellow, OCP

Plus en détail

Quel rôle pour la Banque de France depuis l avènement de l euro?

Quel rôle pour la Banque de France depuis l avènement de l euro? Florian Colas Conférence d économie approfondie Note sur un point technique, élaborée à partir d un entretien avec Madame Claudine Cortet, Conseiller auprès du Directeur général des Etudes et Relations

Plus en détail

La situation économique et financière

La situation économique et financière Bulletin Institutionnel de SMA Gestion DOCUMENT RESERVE EXCLUSIVEMENT AUX CLIENTS PROFESSIONNELS AU SENS DE LA DIRECTIVE MIF La situation économique et financière «Un certain nombre de participants ont

Plus en détail

Europimmo LFP. SCPI d entreprise, immobilier européen AVERTISSEMENT

Europimmo LFP. SCPI d entreprise, immobilier européen AVERTISSEMENT LFP Europimmo SCPI d entreprise, immobilier européen AVERTISSEMENT Les parts de SCPI sont des supports de placement à long terme et doivent être acquises dans une optique de diversification de votre patrimoine.

Plus en détail

Épargne et investissement. L épargne...

Épargne et investissement. L épargne... Épargne et investissement Les marchés financiers en économie fermée V2.3 Adaptépar JFB des notes de Germain Belzile L épargne... Une personne désire se lancer en affaires (bureau de services comptables)

Plus en détail